‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 25 sur 684 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

Cumroe Dieu faûaU tourner à «oo bien U contrite dnM «■ uuit eoTcre lui pour le feire Modier.

Ainsi dans tout ce temps de mon enfonce, que l'on n'appréhendait pas tant pour moi que celui de la jeunesse oû j'entrai depuis, je n'avais point d'affection pour l'éUide des lettres huntaines, et avais une aversion étrange de la sévérité arec laquelle on me pressait de m'y appliquer. Mais on ne s'arrêtait pas i mon inclination et i ma mollesse, et on me pressait toujours; de sorte que l'on me faisait du bien sans que néanmoins je fisse bien, puisque l'éloignement que j'avais de tout travail m’eût empêché de rien apprendre

si l'on ne m'y eût contraint, et que nul ne foit bien une action, quoique boime, s'il ne la foit volontairement. Ceux même qui me pressaient d'étudier ne faisaient pas bieneequ'ils faisaient: mais vous, 6 mon Dieu, me faisiez du bien par eux lorsqu'ils foisaient mal , puisqu'ils n'avaient point d'autre but dans mes études que de me donner le moyen de rassasier on jour deux passions toutes deux inutiables, dont l'iuie trouve en effet l'indigence et la pauvreté dans les richesses, et l'autre l'ignominie et la honte dans la gloire.

C'était ainsi , Seigneur, que vous , qui savez le nombre des cheveux de notre tête, faisiez servir à mon avantage et i mon bien les foutes que je commettais en refusant d'étudier. Car je méritais bien d'ètre chltié , puisque n'étant encore que petit enfant , j'étais déjû si grand pécheur. D'oû il parait que vous me faisiez do bien par ceux qui n'en foisaient pas, et que vous trouviez dans moi-méme de quoi venger les péchés que je commettais moi-méme. Car c'est un ordre immuable de votre sagesse, 6 mon Dieu, que toute êroe déréglée trouve sa peine dans ses propres déréglemens.

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