‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 365 sur 684 · Et qu'avons-uous affaire des geurcs et des espèces · texte numérisé non relu

Et qu'avons-uous affaire des geurcs et des espèces

Celui à qui le Verbe éternel se foit entendre est débarrassé de bien des opinions.

Toutes choses ne viesment que de ce Verbe , toutes choses parient de lui ; et il est /e l’rincipe qui nous parle ( Jean , v tu , 25 ).

Sans lui personne u'a ni intelligence ni jugement sain.

Celui à qui cet unique Verbe lient lieu de tant, qui rapporte tout à lui seul, et qui voit tout en lui seul, peut conserver la stabilité du ctrur, et jouir en Dieu d'une paix oonstanle.

ü Vérité ! é mon Dieu ! imissez-moi avec vous par une étemelle charité.

Je m'ennuie souvent de tant lire et de tant écouler; c'est en vous que se trouve tout ce que je veux , tout ce que je désire.

Que tous les docteurs se taisent, que toutes les créatures gardent le silence devant vous ; parlez-moi voi.sseul.

3. Plus ou est recueilli et simple de cn’ur, plus on a de facilité à comprendre bien des choses, même les plus relevées, parce qu'on reçoit d'en liant le don d'intelligence.

Une âme pure, simple et constante, ne sc dissipe point dans la multiplicité de scs actions,.

parce qa'eile les fiiit toutes pour la fjluire de Dieu, et qu'elle s'efforce de ne se permettre aucune redierclie qui se rapporte à elle.

Qui TOUS embarrasse et vous inquièteplus que les désirs iromortifiés de voire arur?

L'homme de bien et qui a de la piété rèfrle d'abord au dedans de lui-iuéme les actions qu'il doit faire au deliors; et elles ne l'entratnent pas au )p< de ses inclinations vicieuses; mais il les assujettit aux lois de la droite raison.

Qui a un plus rude combat â soutenir, que celui qui tache de se vaincre lui-nièine?

Et ce devrait être la notre occupation , de nous vaincre nous-niéme, de remporter chaque jour quelque avantage sur nous, etdc&ire de nouveaux progrès dans le bien.

4. Toute perfection en cette vie est mêlée de quelque imperfection, et toutes nus lumières ne sont point sans quelque obscurité.

Une humble connaissance de vuus-mème est une voie plus sûre pour aller a Dieu que toutes les recberebes les plus profiuides de la science.

n ne faut point blâmer la science , ou toute autre connaissance simple , qui est bonne en soi et dans l'ordre de Dieu ; mais il faut toujours préférer une conscience pure et une vie vertueuse.

Mais parce que plusieurs cherchent plutôt 4 devenir savans qu'à bien vitre, ils s'égarent souvent , et le fruit qu'ils tirent de leurs études est presque nul , on du moins bien médiocre.

6. Oh ! s'ils avaient autant d'ardeur pour déraciner les vices de leur cœur, et pour y faire naître les vertus, qne pour agiter de vaines questions, on ne verrait ni tant de maux et de scandales dans le monde, ni tant de relâchement dans les doltres.

Certainement , au jour du jugement , on ne noos demandera pas ce que nous aurons lu , mais ce que nous aurons fait ; ni si nous avons bien parlé , mais si nous avons vécu saintement.

Où sont maintenant tous ces docteurs et ces maîtres que vous avez connus lorsqu'ils vivaient et qu'ils étaient si célèbres par leur science?

D'autres remplissent aujourd'hui leurs places, et je ne .sais même s'ils pensent à eux : pendant leur vie , ils semblaient être quelque ebose , et maintenant on n'rn parle plus.

6. Ob ! qne la gloire du monde passe vite ! Plût à Dieu que leur vie eût répondo à leur

science ! alors ils auraient utilement lu et étudié.

Qu'il y en a dans le monde qui se perdent par une vaine science, sans se mettre en peine de servir Dieu ! Et comme ils songent plus à s'élever qu'à devenir humbles , Us s'égarent dont leurs pensées (Rom., 1,21).

Celui-là est vraiment grand, qui a une grande charité.

Celui-là est vraiment grand, qui est petit à ses propres yeux , et qui compte pour rien toute la gloire du monde.

Celui-là est vraiment sage, qui regarde tous les biens de la terre comme de la boue , afin de gagner Jésus-Christ ( Philipp.. ni , 8).

Et celui-là est vraiment savant comme il convient , qui fait la volonté de Dieu et renonce à la sienne.

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