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CHAPITRE IX

De l'ofaetuaiKC et de U louiiiiuraa.

1. Cest un tris grand bien de vivTe dans l'o- Iiéissance, d'étre soumis â un supérieur, et de n'étre pas son maître.

Il est beaucoup plus sAr d'étre dans la déliendance que d'avoir à gouverner les autres.

Plusieurs vivent dans robt'issaner plutôt par

GERSEN. -livre I. 397

nécessité que par un principe de charité : aussi ont-ils leurs peines, et s'abandoiuient-ils aisément au murmure; et jamais ils u'acquerrunt la liberté d'esprit, s'ils ne se soumettent de tout leur cirur |>our l'amour de Dieu.

Courez d'un côté ou d'un autre , vous ne trou verez de rr|H)S que dans une humble soumission à la «mduite d'un supérieur.

I/idée qu'on se fliit des lieux et le plaisir de changer en ont trompé plusieurs.

3. Il est vrai que cliacun aime ô agir selon son propre sens, et qu'il a plus d'iudioatiua pour ceux qui pen-sent comme lui.

Mais si Dieu est avec nous, il est nécessaire que, puur le bien delà paix, nous rcoundona aussi quelquefois à notre sentiment.

Quel est l'homme assez éclairé puur savoir tout parfaitement?

Ne mettez donc point trop de confiance en votre sentiment, mais daignez aussi écouter celui des autres.

Si le votre est bon , et que, dans la vue de Dieu , vims rabanduimiezpuur suivre celui d'un autre, vous ferez dès lors plus de progrès.

3. Car j'ai .souvent ouï dire qu'il est plus sôr de recevoir un conseil que de le donner.

D'ailleurs, il peut se faire que le sentiment de chacun suit égainnent bon; mais ne vouloir pas acquiescer à celui des autres, lorsque la raison ou la chose même le demande , c'est une marque d'orgueil et d'opiniltreté.

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