‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 400 sur 684 · Je ne veux pa.s d'une cousolalion qui me · texte numérisé non relu

Je ne veux pa.s d'une cousolalion qui me

fiait perdre la componction, et je n’aspire point è une contemplation qui mène a l’orgueil.

Car tout ce qui est élevé n’est pas saint; tout ce qui est doux n'est pas bon ; tout ce qu'on désire n'est pat pur; tout ce qu’on prise n’est pas agréable a Dieu.

Je reçois volontiers une grâce qui me rend plus humble , plus timoré, et plus disposé a me détacher de rooi-méme.

Celui qui a été instrait par le don de la grâce , et éprouvé par la peine de sa privation, n’osera s'attribuer rien de bon, mais confessera plutôt qu'il est pauvre et dénué de tout.

Rendez à Dieu ce qui est a Dieu, et attribuezvous ce qui est a vous; c'est-a-dire remerciez Dieu de sa gréce , et reconnaissez que vous ne devez imputer qu’a vous seul le péché et la juste peine qui lui est due.

4. Mettez-vous toujours au plus bas rang, et on vous élèvera au plus haut ; car il n'est point de premier rang sans le dernier.

Les plus grands saints aux yeux de Dieu sont plus petits a leurs propres yeux ; et plus ils sont dignes de gloire , plus ils sont humbles au fond du cœur.

Remplis de la vérité et de l’idée de la gloire céleste, ils n'ont aucun désir de vaine gloire.

Fondés et affiermis en Dieu , ils ne peuvent être susceptibles d'aucun orgueil.

Et comme ils attribuent a Dieu tout le bien qu'ils ont reçu, ils ne cherchent point cette gloire que les hommes se dtmnent mutuellement ; mais ils ne veulent que celle qui vient de Dieu; ils souhaitent par-dessus toutes choses que Dieu soit loué en eux et dans tous les saints, et tous leurs vœux tendent a ce but.

6. Soyez donc reconnaissant des plus petites faveurs, et vous serez digne d’en recevoir de plus grandes.

Que la moindre vous soit aussi précieuse que la plus grande, et regardez la plus commune comme une grôce spéciale.

Si l'on considère la grandeur de celui qui donne, rien de ce qui vient de lui ne paraîtra petit ni méprisable ; car rien n'est petit de ce qui vient d'un Dieu souverainement grand.

Ne nous envoyat-il que des peines et des chatimens, ils doivent nous être agréables, parce que c’est toujours pour notre salut qu’il permet tout ce qtii nous arrive.

Que celui qui vent conserver la fp4cede Dieu •oit reconnaissant lorsqu'il la re^t , et patient lorsqu'elle lui est Otée: qu'il prie pour la recouvrer ; qu'il soit violant et humÛe pour ne la plus perdre.

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