CHAPITRE XX
DalaatonUUdfneouullnupn^ MMoK.ft des oüiéra «le celle «ie.
I. iSFinéLE. — Je confesserai contre moimime mon Injustice ( Ps. xxxi , 6 ): oui, Seignenr, je vous ferai l’aveu de ma fàiblease.
Souvent la moindre chose m’abat et m’attriste.
Je prends la céaoiutiao d'agir avec courage ;
JÊSUS-OHRIST,
ma», à la moindre tentation qui tombe dans la plus grande peine.
Cest quelquefois d'un rien que lente tentatk»; et lorsque je me i en assurance, parce que je ne soi ger, je me trouve quelquefois presi par un soufHc léger.
2. Ayez donc égard. Seigneur, à et à la fragilité que vous me conna
Ayez pitié de moi , et tires-moi i afin que je n 'x demeure pas e LXtui, lâ ), et que je ne reste dans riiumiliatiou.
Ce qui souvent m'afflige et nu vaut vous, c'est d'élre si sqjet à faible pour résister à mes passions.
Quoiqu'elles n’aillent pas jusqu un consentement , cependant leurs doublées me causent beaucoup t d’inquiétudes; et je suis ennuyé t chaque jour en guerre contre moi-i
Ce qui me fait encore mieux ' faiblesse , c’est que les imaginalk blés entrent toujours plus aisémi esprit qu’elles n’en sortent.
3. O très puissant Dieu d'Israél âmes fid^es, daignez jeter les yet vaux et les peines de votre serviteui dans toutes ses démarches.
Animez-moi d'une force célesU vieil homme, cette misérable chair encore entièrement soumise à l'cspi prendre le dessus, elle qu’il faudi combattre jusqu’au dernier soupir heureuse vie.
IlélasI qu’cst-ce que cette vie, les afflictions et les misères, où t de pièges et d’ennemis!
Car à peine une affliction ou u finit-elle qu’il en survient une au pas même encore sorti d'un coml présente plusieurs autres auxque tendait point.
4. Et comment peut-on aimer un de tant d'amertumes , sqjette à tant et de misères!
Comment peut-on même appela de tant de maux pestilentiels et de
On l'aime néanmoins, et plus ebent le plaisir.
PAR FRERE JEAN üERSEiN. - LIVRE III.
On aecine aoaveut le mmide d'ttre vain e( trompeur, et cependant on ne le quitte qu'avec peine , parce qn’on eat trop dominé par les plaisirs de la chair.
C'est qu'il y a des choses qui nous partent è l'aimer, et d'autres qui nous portent à le mépriser.
La concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux et l'orgueil de la vie (I Jean, ii, 16) nous inspirent l'amour du monde; mais les peines et les misères qui en sont la juste suite donnent pour lui de la haine et du dégoût.
6. Mais , hélas ! l'amour déréglé du plaisir l’emporte dans une âme livrée au monde, et elle croit trouver des délices sous les épines ; parce qu'elle n'a jamais connu ni goûté la douceur de Dieu et les charmes intérieurs de la vertu.
Ceux au contraire qui méprisent parlaitement le monde , et qui s’efforcent de vivre pour Dieu , sous sa sainte loi, n'ignorent pas quelle est cette douceur divine promise à ceux qui renoncent véritablement au monde, et voient plus clairement combien le monde s'égare et en combien de manières U se trompe.