CHAPITRE XXIV
Qa’il frai év iter tool« rccbcrcbe euncuieiur U cooüuiie d'autrui.
1. Jûs(s-CRiiisT. — Mon fils, ne soyez point curieux, et ne vous embarrassez point de soins inutiles.
Que vous importe ceci ou cela ? Suivez moi (Jean, xn, 23).
Car que vous importe que celui-ci soit de tel ou Id caractère , ou que celui-là agisse ou parle de telle ou de telle manière? Vous n'avez pas à répondre pour les autres ; vous ne rendrez compte que pour vous-même.
De quoi donc vous inquiétez-vous? C'est moi qui connais à fimd tous les hommes ; qui vois tout ce qui se fait sons le soleil , et qui sais dans quelle disposition chacun se trouve, ce qu'il pense , ce qu'il veut , et où tendent toutes scs vues.
C’est donc à moi qu'il font s'en rapporter; pour vous , conservez-vous dans cette heureuse paix.
Laissez l'homme inquiet s’agiter tant qu'il voudra ; tout ce qu'il aura fait ou dit tombera sur lui , car il ne peut me tromper.
2. Ne vous empressez point de courir après l'ombre d’une grande réputation, ni d'entrer dans la fomiliarité de plusieurs , ni d'avoir des amitiés particulières ; car tous ces soins causent des distractions et de grandes ténèbres dans le cmir.
Je vous ferais volontiers entendre ma parole, et je vous découvrirais mes secrets, si, observant avec soin ma venue , vous m'ouvriez aussitôt la porte de votre coeur.
Soyez sur vos gardes , veillez dans la prière, et humiliez-vous en tout.