CHAPITRE XLIV
Qu’il ne faut pAi l'rmbarraticr dan» le» eboaa exlérieum.
1. Jiscs-CHRcsT.— Mon fils, il faut que vous ignoriez bien des choses , et que vous vous re^ gardiez comme un homme mort au monde et pour qui tout le monde est crucifié.
Il vous faut aussi laisser passer bien des propos sans y prêter l'oreille, et plutôt vous occuper de ce qui peut contribuer à votre paix.
II vaut mieux détourner les yeux des choses I qui déplaisent , et lais.ser à chacun son sentiment ^ que de désobliger par des etmtestations.
Si vous êtes bien avec Dieu , et que vous ayei son jugement devant les yeux, vous souffrirez plus aisément d'avoir le dessous.
2. LE FIDÈLE. — Hélas ! Seigneur, où en sommesnous venus ! On pleure pour une perle temporelle , on travaille et l'on court pour un léger intérêt , et l'on met en oubli les pertes de rame ; et à peine s’en souvient-on à la fin : on est attentif â ce qui ne sert que peu on point du tout, et l'on passe négligemment sur ce qui est souverainement néce.ssaire , parce que l'homme se répand tout entier an dehors , et s'il ne revient promptement à lui-méme , il s'arrête avec plaisir aux choses extérieures.