CHAPITRE XLVII
Qu’il faut cuppoïttr les plos grandes panes pour obtenir U vie spirituêflle.
1. Jêsns-oiRisT. — Mon fils, ne vous laissez point abattre par les travaux que vous avez entrepris pour moi , et que les affliclions ne vous découragent jamais ; mais que dans tout événemrnl ma promesse vous fortifie et vous console.
PAR FRÈRE JEAN GERSEN. — LtVRE III.
Je soit asMZ poiwant pour vous rto)mpeiuer m-deli de toute* borne* et de toutes mesure*.
Vous ne tnvaUlem pas lonc-temp* id-bas, et vous ne serez pas toujours dans le* douleurs.
Attendez un peu , et vous verrez bientôt la fin de vos maux.
Gn moment viendra où toutes les peines et la agitations cesseront ;
Tout ce qui passe avec le temps est court et peu «msidéraMe.
3. Faites bien ce que vous fbites; travaillez fidtlement à ma vigne , et je serai votre récompense.
Écrivez, lisez, chantez, gémissez, gardez le silence, priez, souffrez courageusement les advenutés; la vie étemelle mérite bien tout cela, et des combats encore plus grands.
lài paix viendra un jour qni est connu do Seigneur; et ce ne sera point un jour suivi de la nuit comme les jours du temps présent ; mais la lumide y sera perpétuelle, la clarté infinie, la paix solide, et le repos assuré.
Vous ne direz pas alors : Qui me délivrera de ce corps de mort? (Rom., vu, 34.) Vous ne vous écrierez plus : HéUul que mon exil est longl (P*, eux, 6.)
Parce que la mort sera détruite, que vous jouirez d’une santé inaltérable , que vous n’aurez plut de chagrin, que vous goûterez une heureuse joie, que vous serez dans une société douce et glorieuse.
3. Oh ! si vous aviez vu les couronnes Immortelles des saints dans le del , et 1 qudle gloire sont maintenant élevés ceux qn'autrefbis le inonde méprisait et regardait même comme indignes de vivre I
il est certain que vous vous abaisseriez bientôt jusqu’à terre, et que vous aimeriez mieux obéir à tous que de commander à un seul ; et au lieu de désirer des jours de joie dans cette vie, vous vous réjouiriez plutôt d’avoir à souflrir pour Dieu, et vous n^rderiez comme le plus grand avantage d’étre compté pour rien parmi les hommes.
4. Oh ! si vous goûtiez bien ces vérités, et si elles pénétraient jusqu’au fimd de votre cœur, comment oseriez-vous vous plaindre même une seule Ans?
Ne doit-on pas supporter tout ce qu’il y a de plus pénible pour acquérir la vie étemelle?
Ce n'est pas peu de cfacne que de gagner on de perdre le royaume de Dieu.
Levez donc les yeux au ciel ; c’est où je sois , et oû sont avec moi tous mes saints , qui ont eu dans le siècle de rudes combats à soutenir; maintenant ils sont dans la joie , dans la consolation , dans la sécurité , dans le repos, et ils demeureront éteroeUement avec moi dans le royaume de mon Père.