CHAPITRE III
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1. LE FIDÈLE. — Voici que je viens h vous, Seigneur, pour profiter de votre don , et pour me réjouir dans votre saaé banquet, que vous avez , 6 mon Dieu , préparé pour le pauvre dans votre miséricorde (Ps. txvii ,11).
Cest en vous que se trouve tout ce que je peux et dois désirer ; vous êtes mon salut et ma rédemption, mon espérance et ma force, mon honneur et ma gloire.
Répandez donc aujourd'hui la joie dans t âme de votre serviteur, parce que j'ai élevé mon dme vers vous. Seigneur Jésus (Ps.
uixxv, 3 ).
Je désire de vous recevoir maintenant avec dévotion et avec respect ; je souhaite de vons introduire chez moi pour mériter d'ètre béni par vous comme Zachte, et d'ètre rais au nombre des enlàns d'Abraham.
Mon Sme désire ardemment de recevoir votre corps, et mon cœur souhaite de s'unir à vous.
2. Donnez-vous i moi , et ceU me suffit : car , hors de vout , toute consolation est msuffisonte.
Je ne peux être sans vous, et ne peux vivre si vous ne me visitez.
Il but donc que je m'approche souvent de vous, et que je vous reçoive comme un remède pour mon talut, de peur que je ne manque de forces en chemin , si je sub privé de cette nourriture céleste.
Car c'est ainsi , très roisérioordieux Jésus, que prèdiant aux peuples et les guérissant de leurs diverses maladies, vons dites un jour : Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin (Math., XV, 32).
Usez-en donc de même à mon égard , vous qui avez laissé votre personne dans le sacrement pour b consolation des fidèles.
Car vout êtes b douce nourriture de l'ime; et qui vous mangera dignement sera participant et héritier de b gloire éternelle!
Pour moi , qui tombe et qui pèche si souvent, qui me laisse si aisément aller à b tiédeur et à l'abattement, il m'est véritablement nécessaire de me renouveler, de me purifier, de me ranimer par de fiéquentes prières, par des confessions, par la réception de votre corps sacré, de peur que, m'en abstenant trop long-temps, je ne vienne à abandonner mes saintes résolutions.
3. Car les inclinations de l'homme sont portées au mal dès sa jeunesse, et si ce divin remède ne vient è son secours, il tombe bientôt dans les plus grands excès.
Ainsi la sainte oommnnion retire do mal, et fortifie dans le bien.
En effiet, si je sub encore si n^igent et si tiède, maintenant que je communie ou que je célèbre les saints mystères , que serait-ce si je ne recourais pas i ce remède, et si je ne cherchais pas un si puissant secours!
Et quoique je ne sois pas tons les jounen état ni bien disposé pour cétébrer, je ferai pourtBOt en sorte de recevoœ ces divins mystères dans les temps convenables, et de participer t une si grande grâce.
Car l'unique et |uincipale consolation de l'Ame fidèle , tant que ton corps mortel b tient éloignée de vous, c'est de te souvenir souvent de son Dieu , et de recevoir son bien-aimé avec une tendre afiéction.
é. O merveiReux efliet de votre tendresse pour nous , que vout , .Seigneur Dm» , qui donnez l'étrc
IMITATION DE JÉSÜS-CHIUST,
et 1< vie t tous les esprits , daigniez venir dans une pauvre âme, et rassasier sa fiiim de toute votre divinité et de toute votre humanité I
Oh! heureuse et bienheureuse Féme qui mérite de vous recevoir avec piété, vous qui êtes ton Seigneur et son Dieu, et d'ètre remplie d'une joie toute spirituelle en vous recevant !
Oh ! que le Seigneur qu'elle ret^it est grand ! que FhOte qu'elle loge est aimable! que la compagnie qu'elle se donne est douce! que l'ami qu’elle se fait est Adèle ! qu'il est beau et noble l'époux qu'elle embrasse; époux digne d'être chéri parnlessus tous les époux , et d'étre aimé plus que toutes les choses les plus désirables!
O mon très doux bien-aimé , que le ciel et la terre, et tous leurs omemens disparaissent devant vous; parce que tout ce qu'ils ont de louable et d'éclatant vient de votre libérale bonté ; et que jamais ils n'approcheront de l'édat de votre nom , vous dont ta sagesse n'a point de bornes {Vt. cxLvi, 5).