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Rémission pour une bourgeoise (h Périgucux qui avait épousé ' * un écuyer anglais. — Habitants de Péri gueux surpris et * j faits prisonniers par un parti d'anglais, dans leur église,
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Paris, mai 1399.
Charles, etc. Savoir faisons à touz présens et avenir. De la partie des amis charuelz de Jehaunetc de Chau-
1 . L'année 5399, ayant commencé le 30 mars et fini le 18 avril,
a eu cette
deux. 1" avril, l'un au commencement, l'autre à la fin de
année. . -
mont, fille de feu Beroart de Chaumont, jadis bourgeois de noslre ville de Pierregueux, à nous avoir esté exposé.
Comment le jour de la feste de Penlhecouste qui fu Fan mil coc un" et huit ou environ, ledit feu Bernart de Chaumont, père d'icelle Jehannette s'en ala par dévocion oir la messe en l'église des Frères Prescheurs, hors et devant nostredicte ville de Pierregueux. En laquelle église ledit feu Bernart et plusieurs autres hommes et femmes, habitans de nostre dicte ville, furent pris et aprisonnez par les Anglois lors demourans à Montégrier 1 et en aucunes autres garnisons ou pais de Pierregort. Lesquielx Anglois se furent mis et emb n schiez par nuit la veille d'icelle feste de Pentecoustè, dedens les jardins et fourbours de nostre dicte ville, et y firent le jour d'icelle feste grant prise de gens et plusieurs autres grans maulx et dommaiges. Et après ilz emmenèrent ledit feu Bernart prisonnier oudit lieu de Montégrier, et illec le firent finer et raençonner très grant et excessive finance et raençon, qui montoit, tant en or et argent, comme en vivres et autres choses, la somme de huit cens frans, laquelle il faillu que ledit feu Bernart paiast entièrement ausdis Anglois avant qit'il peust estre délivré de leur prison. Et pour pourchacier et assembler ladicte raençon il faillu audit feu Bernart qu'il empruntast de ses amis plusieurs sommes d'or et d'argent, et avec ce qu'il vendist et engaigast pluseurs de ses rentes, possessions et héritages et autres biens meubles et immeubles, et en oultre vendist et imposast certaines rentes
\. Mon
Ugrier (Dordogne).
me PIÈCES INÉDITES.
sur soy et sur ses hoirs et successeurs. Dont icelui feu Bernart fu t élément apovry qu'il n'avoit bonnement de quoy vivre ne tenir son estât, ne nourrir sa femme et enfans, ne marier ladicte Jehanecte et sa suer, qui alors estoient filles à marier, de l'aage de quinze à vint ans ou environ. Et comme ledit feu Bernart ot ainsi par aucun temps vescu et demouré en si grant charge de rentes et de debtes qu'il devoit, et ne sceust trouver aucun remède pour son (soy) acquitter ne deschargier, mesmement que par avant ladicte prinse il avoit perdu pour le fait et occasion de uoz guerres la greigneur partie de ses biens, rentes et chevauce, advint que après certain temps ensuiant plusieurs amis d'icelle Jehannette et de son dit feu père traictèrent et accordèrent quelle épousast et preist par mariage un escuier anglois, d'Angleterre, nommé Henry Champaingne, parmi ce qu'il bailleroil à ladicte Jehannette et à son dit feu père certaine somme d'argent, etc.
(Le mariage se fit et la fille obtint sa lettre de rémission, qui est adressée au sénéchal de Périgord.)
Donné à Paris ou mois de may, Tan de grâce mil ccc ii » et xiv et le xix* de nostre règne.
Par le Roy, à la relacion du conseil.
Jehan de Crespy.
{Tris, du Ch. JJ. 154, pièce 398).
Traité d'alliance entre. Henri, duc de Lancastre, et Louis, duc d'Orléans.
Parie, 17 juin 1399.
Henricus, dux Lancastrie et Herfordie, cornes Derbie, Lincoln, Leycestrie et Northampton , dominus Breken et senescallus Anglie. Universis présentes litteras inspecturis, salutem et sincère dileccionisaffeclum. Notum facimus per présentes, quod quamvis inter illustremmagnificumqueprincipem, Ludovicum, Régis quondam Franco ru m filium , ducem Aurelianensem , comitemque Valesii, Blesensis et Bellimontis, consanguineum nostrum carissimum, et Nos , sincère dileccionis et benivolencie liber et bonus foveatur aflectus, tamen nos ambo , honesto firmioris et arclioris amicicie et confederacionis desiderio ducti, quâ rébus in humanis vix quicquam melius jocundius aut comodius reperitur, in nomine Cunctipotentis et Sanctissime Trinitatis, que perfecte caritatis et amicicie pulcherrimum exemplar ac solidum et stabile proculdubio esse dignoscitur fundamentum , sine cujus gracie et favoris bracbio, nec rite, nec féliciter aliquid maturatur, adligam, confederacionem et allianciam, taJî scilicet furmâ et modo, ut jusla, laudabilis et bonesta bec inter nos amicia censeatur invicem devenire, euravi mus et devenimus in hune modum : Primo quidem uterque nostrum equum censet et apprime probat, ut in hac ligà et confederacione excipiantur omnes illi qui ulrique parti houestatis respectu decere
excipi videantur, itaque, ex parte nostrâ, excipiendos
■ (1 u x i mus qui sequiiDtur.
In primis, serenissimum ac illustrissimum principem
, dominum meum regem Anglie, cum omnibus suis causis et querelis, rcginam Anglie, nec non ipsius régis heredes , serenissimum ac illustrissimum principem Karolum, Francorum regem, consanguineum nostrura, ducem Eboracensem, patruum nostrum, sercnissimos principes et consanguineos nostros carissimos, regem Romanorum et Bohemie, et regem Hongarie, fratrem nostrum, regem PorUigalie, fratrem nostrum, ducem Gelrie, consanguineum nostrum, et reliquos omnes confederatos et colligatos prefati domini régis Anglie quibuscum ipso domino meo rege Anglie nos oportet et expedit adhcrere, illustrissimum principem regem Castelle, fratrem nostrum, cujus aiïinitatis confederacione decet et movemur illius comodo et honori favere, illustrissimum principem regem Ciprie , cui ab antiquo vinculo sacramenli sumus collegati et confederati. Item, prolem nostram, tam susceptam quam suscipiendam, omnesque nostros consanguineos propriores, necnon et ceteros ex prosapie nostre sanguine genitos et gignendos sexus pariter utriusque, et reliquos nostros vassallos ac nobis neccessitudine sacramenti seu fidelitatis obnoxios, quos ab injuriis et jacturis arbitramur esse tuendos; denique omnes nobis confedcracionis vinculo colligatos, quibus decet tenere et couservare et servare jam invicem constituta. Ilem, inter ipsum Wirclianenseni ducem cl nos sincerus vere dilectionis et puri amoris afteclus siue intermissione mutuo permanebit, qualis inter veros et bonestos permaoere
débet amicos. Item , alter alterius amicorum et benivolorum semper et ubique erit benivolus et amicus, inimicorum autem pariter inimicus queroadmodum utriusque laudi conveniet et honori. Item, quibuslibet et temporibus et locis et casibus et negociis et * rébus, alter alterius salutem , comodum, honorem et statum amabit et cupiet, curabit, tuebitur et custodiet, tam verbisquam factis, diligenter et summopere, quoad laudabiliter fieri poterit et boneste. Item , tempore et casu discordie, contencionis- et belli, quibuscumque poterimus et sciemus remediis, viis, ingeniis, consiliis , viribus , auxiliis , copiis , exercilibus , et céleris adminiculis contra et adversus quemlibet principem dominum et magnatem, ac contra quam-. cumque singularem personam, comune collegium et universitatem , cujuscumque principatus, dignitatis, auctoritatis , status, gradus et condicionis existât, ex fervido desiderio, purâ voluntate et efficaci atque perfectâ operâ nos invicem adjuvabimus, muniemus et defendemus, et alter contra alterius adversarios, bostes et inimicos quoscumque, insurget, adversabitur et pugnabit , atque omnimodà cogitacione* consilio et operâ, bonestis tamen et licitis, molietur, • supernominatis , uti predictum est, semper exceptis. Item, premissa utrumque fient, tenebuntur, servabuntur et perdurabunt quamdiu et presens treugua nostra [inter] prelibatum dominum meuin regem Anglie et prefatum regem Francorum stabilita , et pax melior, si successerit inter ipsos, inviolabiliter perdurabit. In quorum testimonium et robur, présentes fieri fecimus et nostri sigilli appensione rauniri. Datum Parisius, die décima septima mensis
junii, anno Domini millésime trecentesimo nonagesimo nono.
(Orig. parch. scellé »ur double queue d'un sceau armoriai en cire rouge. —Arch. de tEmp. Carton K. 55, pièce 2.)
Rémission pour le comptable et les gardes de la monnaie
de Sainte-Menehould.
Rouen, 13 novembre 1399.
Charles, etc. Savoir faisons à tous présens et avenir. A nous avoir esté exposé de la partie des amis charnelz de Perrinet de Maucroix, tenant le compte de nostre monnoie de S" Manehot, Jehan Goulart et Pierre de Ravenel , gardes de ladicte monnoie , jeunes hommes de xxvi ans ou environ :
Que comme depuis le moys de juing derrenièrement passé lesdictes gardes aient fait et délivré audil Perrinet deux délivrances des deniers d'or qui de présent se font en noz dictes monnoies, Tune montant de xvn à xvni mars d'or, et l'autre montant de x à xii mars, desquelles délivrances les deniers n'estoient de tel poiz ne de tel loy qu'ilz dévoient estre, mais estoient eschars de loy trois quars de quarac 1 pour marc ou environ, dont nous devons avoir eu ou aurons le proffit se jà ne l'avons eu. Duquel loy les dessusdiz suppliaus ne povoient avoir point la vraye cognoissance pour ce que c'est chose moult soubtile et que on ne puet jugier fors que à veue d'ueil, se ce n'est à la touche , où ilz n'ont point de cognoissance.