INTRODUCTION
La tuberculose, chez les animaux de l'espèce bovine, reste, malgré les moyens de prophylaxie mis en œuvre, un problème crucial pour notre profession.
Sa fréquence, sa gravité et sa transmissibilité à l’homme en font une maladie redoutable.
Malheureusement, son diagnostic clinique se révèle d'une extrême difficulté.
Depuis la découverte de la tuberculose, la principale méthode de dépistage consiste dans la tuberculination sous-cutanée, seule légale, du reste, dans les expertises judiciaires.
Mais des réactions contradictoires s’observent un peu partout et en plus grand nombre qu'autrefois lorsque la double dose était moins utilisée.
La littérature vétérinaire ne reflète pas suffisamment l'avance, prise sur les praticiens, par certains éleveurs ou marchands de bestiaux peu scrupuleux, provoquant un certain pourcentage de réactions négatives chez des bovins ayant déjà réagi positivement.
Entre-temps, divers modes possibles de réaction locale à la tuberculine ont été proposés et accueillis
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avec faveur par certains, grâce à la simplicité de leur technique, à la précision de leurs indications.
Mais dans quelle mesure sont-ils capables de suppléer l’ancienne méthode dont NOCGARD s’est fait l’apôtre au début du siècle ?
C’est sur les conseils de Monsieur le Professeur SAURAT, à qui nous voulons rendre ici hommage pour la bienveillance qu’il a eue envers nous dans l'élaboration de ce travail, que nous avons entrepris d’expérimenter, en vue d'apporter, dans la mesure du possible, une réponse à cette question.
Dans une première partie nous faisons un bref exposé du plan qui nous a guidé dans nos observations.
Les résultats analysés dans la seconde partie nous permettront de tirer quelques déductions pratiques.