‹ Choix de chansons galantes d'autrefois; avec une introd. et des notes. Ouvrage orné de deux planches gravéesChapitre 27 sur 97 · LA BONNE MÈRE · texte numérisé non relu

LA BONNE MÈRE

Un jour la Lionne, dit-on, Trouva Saint-Paul en caleçon Qui, portant son sac et ses quilles.

Venait sans crainte du holà,

Car du folville (1) Il n'en était point ce jour-là. D'abord il voulu^t faire gille :

« Si vous cherchez ma fille.

Je suis mère facile, Profitez du rendez-vous.

Faisons cocu mon époux, Puis je la laisse avec vous. »

Chansonnier Clairambault (2).

(1) C'était un breuvage qui rendait, à ce qu'il paraît, tout à fait insensible à l'amour.

(2) Dans un recueil de chansons galantes, on ne peut pas ne pas citer au moins un extrait du Recueil de chansons, couplets, pamphlets, épigrammes et autres libelles recueillis par le généalogiste Pierre de Clairambault (1651- 1740) en 57 volumes {Bib. Nat., Man. franc., n°» 12.686 à 12.743). Les innombrables pièces de cette énorme collection, forcément très inégales, offrent surtout un intérêt anecdotique. Pour donner une idée de cette manière de journal avant les journaux, nous reproduisons ici un des couplets chantés en 1672 sur Mme de Lionne (I, 218). La scandaleuse épouse du célèbre collaborateur de Mazarin défraya d'ailleurs beaucoup la chronique. On trouve en effet, dans

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