HÉGÉSIPPE MOREAU
(1) Né à Paris en avril 1810, mort en la même ville, à l'hôpital de la Charité, le 20 décembre 1838, Hégésippe Moreau était un fils naturel qui, orphelin en bas âge, fut recueilli et élevé par charité au collège de Provins, puis aux petits séminaires de Meaux et d'Avon. Après avoir fait son apprentissage de typographe à Provins, il s'en vint, en 1829, travailler à l'imprimerie Firmin Didot, à Paris. Il prit part aux journées de Juillet, se fit maître d'études et, à l'époque de l'épidémie de choléra de 1833, fit un premier séjour assez prolongé à l'hôpital de la Charité. Guéri, il retourna à Provins où il publia un journal en vers, Diogène, imité de la Némésis de Barthélémy, qui lui fit beaucoup d'ennemis et cessa bientôt de paraître, faute de ressources. Découragé, il revint à Paris où il mena une existence misérable jusqu'au jour où, épuisé, il dut retourner à l'hôpital. Il y mourut juste au moment de l'apparition de son volume de vers et de chansons, le Myosotis, dont les journaux commençaient à faire l'éloge.