CHAPITRE XI
Comment mesiire Jacques de Bourimn, comte de La Marche, et les deux frères lurent enrojés de par le roi de Franfe en l'aide des Gallois, et autres matières.
Messire Jacques de Bourbon , comte de La Marche , en cet an , accompagné de ses deux frères , c'est à savoir Louis et Jean , et douze cents chevaliers et écuyers , furent envoyés d» par le roi de France au port de Brest en Bretagne, pour aller en Galles à l'aide des Gallois contre les Anglois : et là monta au navire qui apprêté lui étoit, très bien garni de toutes besognes nécessaires. Si cuida aller arriver au port d'Armue , mais le vent lui fut contraire , par quoi il n'y put aller. Et adonc vit icelui comte partir sept nefs qui étoient pleines de diverses marchandises , et alloient au port de Pleinemue. Si les suivirent hâtivement; et tant que les hommes qui étoient dedans les s^t nefs dessus dites entrèrent dedans leurs petits bateaux et se sauvèrent au mieux qu'ils purent. Et le comte et ses gens prirent et emmenèrent icelles nefs et tous les biens ; puis alla au dit port de Pleinemue, et l'exilla par feu et par épée ; et de là alla en une petite tle nommée Sallemue t, laquelle fut pareillement dë-
ble et amiral d'Angleterre, fils d'Edmond de Langey, duc d'York.
< Je ne vois pas quelle peut être ceUe lie. Si le nom ne se rapprochoil de celui de la ville de Falmouth, i la