CHAPITRE GLXin
Goianieil la ptii d'Amn Ait Jurée loleaneneinent en la'pré- •enee du roi, et depuii le Ait pareillement en diren autrei lieux et paya.
Le treinème Jour de mars ensuivant, le duc de Brabant, l'évèque de Toumay, le seigneur de Rouq, sire Guillaume Bovier, chevalier, gouverneur d'Arras, conseiller et ambassadeur du duc de Bourgogne , et les députés par les trois états du pays de Flandre, procureurs et ayants puissance en cette partie du dit duc de Bourgogne , jurèrent tous , au nom du dit duc et pour lui, en la présence du roi, par leur foi et serment de leurs corps , sur la vraie croix et saintes évangiles de Dieu. Et pareillement le dit duc de Brabant , les dits ambassadeurs du devant dit duc de Bourgogne', les ambassadeurs de la dame de Haiuaut, et les dessus dits députés jurèrent les dits serments en leurs noms privés. Et ainsi Jurèrent les ducs de Berri, d'Orléans, d'Alençon, de Bourbon, les comtes d'Eu et de Vendôme, grand-matlred'hôtel , le seigneur de Préyaux * , le chancelier de France, les archevêques de Sens, de Bourges , de Rouen , les évêques de Laon , de Lisieux , de Paris et de Chartres ; le chancelier d'Aquitaine , le comte de Tancarville et plusieurs autres du grand-conseil du roi.
En après (Virent envoyés de Paris les com-
* Jacquei de Bourbon, troisième fils de Jacques I", comte de La Marche, lelgneur de Préaux, par mariage, et grand-boBteiller de France. Il eut pour enfiin> Louis, tué i Atiocourt; Pierre, seigneur de Préaux, en 1417, et Jacques, seigneur de Thierry; ces deux derniers épousèrent les filles du grand-matirc Honlagu.
CHRONIQUES D'ENGUERRAND DE MONSTRELET
missaires du roi , c'est à savoir le maître des arbalétriers de France, le seigneur de Rambores et mallre Jean de Yailly, président en parlement ; et vinrent & Tournai au dit mois de mars. Auquel lieu vinrent pareillement les dits ducs de Brabant et dame de Hainaut, Philippe de Bourgogne, comte de Charolois, les nobles et prélats avec ceux de Gand et autres bonnes villes de toute la comté de Flandre, des appartenances et des enclavements. Et là, après la lecture et publication des dites lettres du roi, iceux, c'est à savoir comte de Charolois et tous les autres dessus dits, dnrent et jurèrent les serments dessus nommés es mains des dits commissaires, en la présence des dits ducs de Brabant et dame de Hainaut ; et promirent à tenir la dite paix et contenu des dites lettres-royaux pour la forme qu'il a plu au roi à ordonner et commander en tant qu'il leur touche. Semblablement jurèrent le clergé et les nobles gens de Tournai et du pays, tous en baillant leurs lettres , comme avoient fait les dits de Charolois et de Flandre aux dits commissaires , à porter à mattre Étieone de Mauregard, garde des chartes du roi, à Paris, scellées de leurs sceaux.
Après, en la semaine peineuse, par ledit seigneur de Charolois ftirent convoqués à Arras par lettres les prélats , collèges et les autres nobles et bonues villes de toute la comté d'Artois, avec les ressorts etenclavements d'icelles ; lesquels tous jurèrent et baillèrent leurs lettres aux dits commissaires, comme avoient fait les autres à Tournai. Et depuis furent envoyés de par le roi en Bourgogne les dits commis^ saires , pour recevoir les àfls serments du dit duc de Bourgogne et des trois états de sa dite duché , avecque les enclavements et appartenances d'icelles. Les dits commissaires étoient les seigneurs de Tignonville et mattre Simon deNanterre, président en parlement. Lesquels jurèrent tous les serments contenus es dites lettres-royaux , et promirent à tenir , comme avoient promis les autres dessus nommés , en baillant leurs lettres et envoyant au dit gardechartes du roi & Paris. Toutefois le dit due de Bourgogne ne voulut point jurer, et dit qu'il parleroit au roi et au duc d'Aquitaine son flls, ainçois qu'il jurât la dite paix, pour certaines causes qui à ce le mouvoient.