‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 260 sur 761 · HI0] LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

HI0] LIVRE PREMIER

«te àsym to» bAJl^s I99 dMius nomméfl prir anmieiv» oé ii> fwimt déeoUé* eonune traîtres; Mais le iH Alntérfo d'Org«inoBt, comme hom- BM d'égUse, put rwdoonanoe du grand-oonseil du roi» fini rwdo f»r la prévôt de Pari» aux Aoyw fit otopUre de Ifotra>Dame de Paris, à faire son procès et condamnation ; lesquels prestement firent son procès, condamnant icelui perdurableniept 911 ptift «t à l'eau, en cbartre.

Et après les trèyes faites, le dit connétable vint 4 Paris, «çcompagoi de trois mbU hommes d'armes : et adonc lui , accompagné d'hommes 4%nMS sans noBtbre, et le prévôt 4a Paris, prirent (outas les chaînas de fer par Paris «t forent neoées à la bastille Sainb-An^ toina ( et pareiUesMQt Attraot à caax de Paris tenre amures.

£t «doM vint & Paris Lonis Boordçn , ae<eorapagné de deux cents hommes d'armes , et après Tinrent (Signet de Brabant et le seigneur de Bogqueaux, gouTemeur de Valois, en grpnd aombre. Si furent Isrs ceux qu'qn sentoit {(kTorables au duc de Bourgogne en ^rand' perplexità en icelle ville de Paris. Et par spèBial ceux qu'on trouva ooupaUes de la conspiration dessus dite furent punis sans miflérieorda) et en y eut i^usieurs décapités publiquement et les autres noyés en Seine. Toutefois, les nobles que le dit due de Bourgogne avoit envoyés s'en retournèrent couvertement au mieux qu'ils purent, et ne firent prb ni arrêtés.

Après les besognes dessus dites , gens d'armes se commencèrent à mettre sus de toutes parte en France, c'est à savoir de ptor le roi et ee«x qui avoient le gouvernement de par lui ; et pareillement en fit etsouflHl & faire aux riens le dit duc de Bourgogne; et par ainsi le dergé et le pauvre peuple furent pour ce temps, en diverses parties du royaume, mouH «^pressés. Si avoient peu qui les défendissent, et n'avoient antre reeours sinon de erier misérablement à Dieu leur créateur vengeance pour les maux et griefb qu'on leur faisoit souffrir et endnrer.

CHApmiE CLXm.

Comiami l'eavervw »l|« i {«ndrai 4a ttira da Mi 4« Cby pre Tint 1 Pari»; de la ptqrt du duc do Bçrri, «t d« plnsienra ambassadei qui se flrent entre la France et l'Angletarw. ^

Au commencement de cet aq < , l'empereur et roi d'Atlemagne arriva & Londres. AUr devant duquçl alla le roi d'Angleterre, ses frères et autres princes, a«eompagnés de grand nombre de nobles hoôimes, et aussi grand' multitude de gens d'église, bourgeois et p<^u- )aire«; et lui bii faite parle roi et ae^ princes très grand' révérence et bonneur, |Ei brefs Jours ensuivant, y alla le duc GqiUaume, comte de Bainaut, atout six cents cbevaucbeurs, pour parler de la paix de France ; et lors ailé» rent devers icelui roi an^assadeurs de divers pays, entre lesquels y en alla cent de par 1# duc de Bourgogne,

lesquels jours vint. A Paris devers la roi d^ France le comte des trois cités, frère au roi de Chypre * ; h rencontre duquel allèrent la connétable de France, Charles fils au duc de Bourbon, le prévôt de Pari« et phisieurs autres, par lesquels fut amené devers le roi et 19 reine, qui le reçurent liemeot et honorablement.

Et le sixième jour du mois de mai ensuivant! A Amiens, par vertu d'un mandement, Airent bannis du royaume de France Janmt de Poix, Jacques de Fosseux , le seigneur de Saint* I4ger, Binet d'Anfieu, Hue deÇailly, maltrf Philippe de MorviUier, Guillaume Sanguin, et aucuns autres des gens du due de Bourgogne; et fut par le soupçon d'être coupables de la conspiration faite h Paris contre Ic^ royaux dont dessus est faite niention.

Esquels jours sQssi , Jean, doç de Berri , moult ancien et plein de ses jours 3, s'accoucha malade à Paris, en son hôtel de Nesle; et fut grandement visité par le roi son neveu , qui lors étoit assex en santé, et par les autres seigneurs du sang royale Afais toutefois il (ré^ passa le treixiéme jour du mois de juin , sans délaisser hoir mtle de sa ehair ; pour quoi la

* En eoamuii«uit ramét i tkrua.

* hnwf, q/xl «Tait épowé CharloUa d« 9«iirhpn em

* Il était Igé de quatre- vingt •rinq an».

CHRONIQUES D'ENGUERRAND DE MONSTRELET

duché de Berri et la comté de Poitoa retournèrent au domaine du roi, lequel les donna à Jean^ duc de Touraine, son atné 8l8, et filleul du dit défunt , et fut son cœur enterré à Saint- Denis et ses entrailles dedans l'église de Saint- Pierre-des-Degrés, et son corps fut porté à Bourges en Berri ; et là , enterré en l'église cathédrale.

Celui duc de Berri avoit eu deux filles de sa femme, dont l'atnéeétoit comtesse d'Armagnac, mère d'Ame, duc de Sayoie; la seconde étoil duchesse de Bourbon. Et il est vrai que le duc de Berri donna à Jean, duc de Bourgogne, son neveu et filleul, la comté d'Etampes par certaines conditions. Et après la mort du dessus dit, le roi de France donna A Charles, son maisné fils, la capitainerie de Paris, sous le gouvernement du roi Louis, son beau-père, et avec celui donna le roi la duché de Touraine.

En outre, les ambassadeurs du roi de France qui étoient allés avec le roi d'Allemagne en Angleterre, c'està savoir l'archevêque de Rheims, le seigneur de Gaucourt et aucuns autres, retournèrent en France devers le roi ; et à l'instance du dit roi d'Allemagne vinrent à Calais les ambassadeurs du roi d'Angleterre, c'est & savoir l'évêque de Norwëgue, Thomas Erpingen, chevalier de grand renom, et le grandmattre-d'hôtel du roi, accompagnés de soixantedix chevaucheurs. Lesquels, de Calais, par sauf-conduit du roi de France, allèrent àMontreuil, et par AbbeviÙe, & Beauvais. Auquel lieu Us ftirent honorablement reçus par les gens du roi qui de Paris étoient là envoyés pour traiter trêves un certain temps entre les deux rois de France et d'Angleterre, et aussi des rançons d'aucuns prisonniers que tenoient les dits Anglois ; mais rien ne purent accorder, pour tant que le connétable de France avoit fait mettre le siège par mer devant la ville de Harfleur, lequel il ne voulut p^ faire départir. Et pour ce s'en retournèrent les dits Anglois en Angleterre sans rien besogner; mais bref ensuivant fbrënt envoyés de par le roi Henri autres ambassadeurs devers Jean et Philippe de Bourgogne à Lille, c'est à savoir le comte de Warwick et aucun* autres ; lesquels traitèrent tant devers ledit duc qu'ils eurent tréVes l'un avec l'autre depuis la Saint-Jean-Baptiste de l'an dessus dit Jusqu'à la Saint-Michel l'aii

mil quatre cent dix-sept, tant seulement pour les comtés de Flandre et d'Artois et les endavements. Si furent tantôt publiées de par le dit duc de Boni^ogne, es lieux accoutomés, dont moult de gens furent fort émerveillés poor icelles trêves ainsi faites particuUères ao royaume de France.

Page 1