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il j aToit de notables hommes et fleur de gens d'armes bien habillés.
Et après ce qu'il les eut ainsi vus, passa avec tout son est la rivière de Seine au pont de Meolan. Et adonc Jean de Fosseux et Hector de Saveuse, atout deux cents combattants, allèrent au Yal-de-Galie , devant un chfttel nommé Yajne, qui était à l'abbé de Fécamp, lequel étoit dedans, et leur fit obéissance par le moyen d'un nommé Louis de Saint-Saulieu, qui étoit son parent, lequel étoit avec le dit Hector. Et tant fut traité qu'une partie de leurs gens demeurèrent léans pour garder -le dit chfttel contre les autres gens du duc de Bourgogne, et moyennant certaine somme d'argent qu'ils en reçurent , baillèrent leurs scellés. Mais depuis brefs jours ensuivant, par le consentement du <)it Hector, comme il fut commune renommée, furent pris et emportés tous les biens d'icelui par Philippe de Saveuse et aucuns autres en sa compagnie, et y Ait fait très grand dommage.
En après, lé dit duc de Bourgogne chevaucha atout son exercite tant qu'il vint et se logea sur le Mont-Rouge, et ses gens autour de lui, auquel lieu le pouvoient voir tout à plein ceux de Paris. Et y avoit si grand nombre de tentes que ce sembloit une grande bonne ville. Et lors par icelui duc fut envoyé messire Jean de Luxembourg avec tous ses gens loger à la ville de Saint-€loud et devant le pont. Auquel lieu fit assaillir une petite tour qui étoit an bout du pont vers la ville, laquelle fut assez tdt prise et mise en feu, et aussi les moulins qui étoient au-dessous furent ars. Et tantôt après on dressa grosses bombardes devant la dite tour de Sainl-Gloud, qui grandement la dommagèrent en plusieurs lieux, mais pour tant elle ne f^t pas prise, car chacun Jour venioient gens tous nouveaux de Paris pour la défendre. Et après que le duc de Bourgogne eut été huit Jours logé sur le Mont-Rouge, il se départit et tout son ost, et alla loger plus avant une lieue en tirant sur Paris, sur une montagne où il y avoit un aibre sec, sur lequel il fit mettre son étendard ; et pour ce fut ce logis nommé l'Arbre-Sec. Et y fut le dit duc bien huit Jours ; et plusieurs de ses gens étoient logés es villages assez près de Paris, dont il advenoil' que chacun jour couroient devant
Paris. Et ceux qui en la dite cité étoient en garnison saUloient souvent à rencontre, pour quoi il y avoit souvent de grands escarmouches entre icelles parties, combien que d'un côté et d'autre n'y eût pour ce temps guère grand' perte. Mais ceux de l'ost souvent et en plusieurs parties couroient le plat pays jusqu'à sept ou huit lieues à l'environ, et là prenoient et ramenoient à leur ost chevaux, vaches, brebis, pourceaux et tous autres biens portatifs, dont le pauvre peuple et le pays étoient fort travaillés.