CHAPITRE LXXI
Commonl le duc d« Bourgogne myvf» taa «iDbMndean 1 Amient pour entretenir Ici babiunu d'ieelle Tille de u partie.
En ces jours, le duc de Bourgogne envoya ses ambassadeurs à Amiens, c'est à savoir l'évèque de Noyon et d'Arras, le vidame d'Amiens et aucuns autres, afin de remontrer au majeur et aux habitants d'ieelle la bonne amour et aOeclion que lui et ses prédécesseurs avoient tot^ours avecque eux, disant que s'ils avoient & faire de chose que lui et ses pays pussent, il étoit à leur commandement ; requérant en outre qu'il leur plût persévérer toujours, et eux entretenir de son parti, comme ses bons amis et voisins. Lesquels citoyens d'Amiens, eux voyant ainsi honorer par les messagers de si haut cl si puissant prince, ils en eurent grand' joie, et dirent entre eux que seroit bon de mettre la ville en sa garde, et qu'il mtt à néant toutes aides et impositions. Et firent réponse aux dits ambassadeurs qu'ils envoieroieot brièvement devers le dit duc aucuns de leurs gens, laquelle chose ils firent. Et avecque ce y envoyèrent ceux d'AbbeviOe, de Montreuil, Sainl-Ribier, Dourlans et aucunes autres, pour obtenir la mise jus des dites gabelles et impositions. Laquelle chose ne leur fut point par icelui duc accordée, mais il leur fut dit qu'au plus bref que faire se pourroit ils auroieut de lui aide et assistance de ce impélrer devers le roi Henri.
En ce même temps, le ditduc de Bourgogne fit évoquer par toutes les marches de Picardie tous ceux qui avoient accoutumé d'eux armer, et aussi es pays à l'environ, pour être prêts chacun jour pour aller avecque lui oà il les