‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 593 sur 761 · CHAPITRE CL · texte numérisé non relu

CHAPITRE CL

ComtBcnt le duo de Bourgogne tint la fête de la Toiion-d'Or en la Tille de D|joo ; «l wmineDl il alla aux nocea du Qla du duc de Sarme.

En ce temps , le duc de Bourgogne tint sa fête de la Toison-d'Or en la ville de Dijon en Bourgogne, et bref ensuivant vinrent devers lui les gens du duc de Savoie lui requerre qu'il voulslt aller aux noces de son neveu le comte de Genève, lequel prenoit à femme la fille au roi de Chypre, et se devoit tenir la fête d'icelles noces à Cbamberry en Savoie. Lequel duc de Bourgogne accorda d'y aller ; et après qu'il eut ordonné ses besognes, environ la Chandeleur, laissa sa femme la duchesse à Ch&lons en Bourgogne, et son armée environ; et se partit atout deux cents chevaliers et écuyers, et chevaucha par plusieurs journées, tant qu'il Tint en la dite ville de Chamberry en Savoie, et là vinrent au-devant de lui le duc de Savoie et son cousin-germain le comte de Genève, lesquels les reçurent moult liement. Et le lendemain furent faites les noces moult solennelles et plantureuses, et se sirent à la grand' table le caridinal de Chypre, oncle de l'épousée, la reine de Sicile, femme du roi Louis, flUe du dit duc de Savoie, et puis le dit duc de Bourgogne, tons trois au droit lez, et au milieu fut assise l'épousée ; et après, le doc de Bar, le comte de Nevers et le damoisel de Ciéves. Et à la seconde table se sirent le duc de Savoie, le comte de Fribourg, le marquis de Fribourg, le prihce d'Orange, le chancelier de Savoie et autres seigneurs et dames. Aux autres tables furent assis plusieurs chevaliers et écuyers, dames et damoiselles de diverses contrées, moult riches ment habillés, lesquels, chacun selon son état, furent moult hautement et richement servis ; et dura la dite fête par trois jours moult plan-

tureuse.. Durant laquelle furent faites moult dejoyeuselésen danses et autres ébattements. Et après, le dit duc de Bourgogne donna & l'épousée un moult riche fermail de la valeur de trois mille francs. Et puis, les trois jours dessus dits passés, prit congé & toute la seigneurie qui là étoit, et s'en retourna en Bourgogne. Si fut à son déparlement grandement remercié du duc de Savoie et de son fils.

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