‹ Choix de chroniques et mémoires sur l'histoire, Volume 9Chapitre 621 sur 761 · CH · texte numérisé non relu

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fort A ébahir et à douter, pouroe qu'iceux François couroienl souyent devant leur ville , pour quoi vivres n'y pouvoient venir. Et afin qu'iceux vivres enfin ne leur fussent ôtés par la rivière de Seine, en venant de Normandie, envoyèrent & Rouen par devers le duc de Bedfort , et pareillement à Louis de -Luxembourg, évêque de Thérouenne et chancelier de France de par le roi Henri, requérir qu'il leur voulût envoyer certain nombre de gens d'armes pour les secourir et aider & résister contre les François dessus dits, desquels, parlepour^ chas et sollicitude du dit chancelier, leur fut envoyé messire Jean , bâtard de Saint-Pol , Louis, son frère, Yaleran de Moreul, messire Ferry de Mailly, Robert de Neuville et aucuns autres gentilshommes , avec cinq cents combattants des marches de Picardie, lesquels, en prenant leur chemin par Rouen, allèrent sauyement à Paris, où ils furent joyeusement reçus des Parisiens , et par l'aide et conseil do seigneur de l'Ile-Adam , maréchal de France de par le roi Henri et capitaine d'iceUe ville de Paris, commencèrent à faire forte guerre à iceux François de Saint-Denis. Toutefois iceux François , nonobstant la résistance des dessus dits, couroient très souvent à puissance devant icelle ville de Paris.

Auquel lieu, durant ce temps, furent faites dures escarmouches par les parties, entre Paris et Saint-Denis , et aussi prirent les François le fort d'Ecotien, auprès de Montmorency, que tenoient les Anglois; si prirent et occirent ceux de dedans , qui étoient environ trente Anglois sur tous , et puis allèrent devers le ch&tel d'Orville, emprèsLouvres, appartenant au Galois d'Âunay, chevalier tehaot le parti du roi Henri de Lancaslre, lequel, au bout de deux jours qu'ils y furent venus, fil traité avecque eux, par condition qu'il leur délivreroit la dite forteresse, en cas qu'à un jour, qui fut pris, ceux dé son parti ne seroient puissants au dit lieu pour les combattre. Et entre-temps que ce se faisoit, les seigneurs de Talbol, de Scalle et de Warwick, et avec eux Georges de Richammes , le bâtard de Thien, messire François l'Aragonnois et aucuns autres, jusqu'au nombre de trois mille combattaùta ou environ, se mirent ensemble etvinrenl à Paris et en icelle marche eux Joindre avec le sei**

gneur de l'Ile-Adam et les autres dessus diU , lesquels, tous ensemble, allèrent tenir la journée que le dit ch&tel se devoil rendre aux dits François, lesquels n'y allèrent ni entoyèrent, et par ainsi icelle forteresse demeura paisible au seigneur dessus dit ; et de là en avant , les Anglois tinrent les champs à puissance, et mirent en leur obéissance, en la marche de 111ede-France, aucunes forteresses que teuoieot les François.

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