LIVRE PREMIER
qœ rewmBDée est yenu à l« oonnoiatance , qu'en grtnd' sollicitude et instanoe nous aYons •ooflhrt moult grands labeurs , aflo que par BOUS k paix de l'élise pûtfitre trouTée et procurée, et grand' diligenee avons Tait Ters iceux qui ont nourri par plusieurs ans le schisme et division moult périlleuse , en occupant le siège apostolique foltement, par entrefvises de foit, et mèmement vers l'ange Ck>rraeian , qui s'appelle Grégoire, lequel, pour le présent m cette partie, est adversaire de ré|^se;et que rien n'a voulu amena' à effet de ce qu'U avoit promis à Isisaer la papalité et convenir et assonbler en la viDe de Savonne et autres lieux de son obéissance ; mais a prt^ngè et démené la besogne de Dieu par dilations de nulle valeur. Et Jaçoit ce qu'il soit tout notoire, tant qu'il ne peut ébm ettft , qu'il n'a point tenu ni tient à nous que vram union ne soit brièvement en sainte église de IKen, et tout schisme débouté et mis à néant , toutefois ils sont aucuns , comme nous avons OUI dire, qui par devers toi, en malice et tans cause, de nous murmurent, eux enforçant par kidenges maudites de déchirer et diminuer oo amoindrir la pureté de notre remmunëe.
» Aucuns sont mettant leur étude à troubler la dévotion de toi et des antres princes de ton sang, «1 Uâmant nos faits injustement et aiDr^ mant ce qui n'est pas vérité, c'est à savoir que nous ne mettons point diligence que vraie union soit en sainte église.
» Vraiment à telles personnes doit pour nous vérité répondre et détruire les fictions des ûmssetés d'iceux ; et si croyons qu'il a été fait par ranhortement dloeux que nous n'avons point les droits de notre chambre Jà par l'es» pace de deux ans ; car icelni édit a été fait en ta cour , par lequel nos droits nous sont soustraits, et à nous n'est pas obéi en ton royaume, «t lo«itefois nous espérions à aïoit eonsolatiim et repos par loi, duquel les prédécesseurs grandement, au temps passé, ont labouré pour dètraire [schisme et erreur en sainte église et avoir paix et union. Derechef, ceux de ton roraume font rébellion contre l'église romaine, en appelant de nous contre les constitutions canoniques, et leur est souffert semer diverses erreurs contre la pureté de la loi.
» Maia encore avec ce que dessus est dit, qui
grandement nous d^platt à oooter,'«n eetle villei, en notre présence, notre très cher lUi, Jean de Ghftteau>Morant, et Jean de Goassy, nobles hommes, tes ambassadeurs, sont venus, qui de par toi nous ont présenté unes kttras scellées de ton seel, par lesquelles tu nous làis à savoir que si, dedans la fêle de l'Ascension produun venant , imion n'est (Itile et trouvée , et un vrai et seul pape et puteur de l'élise universelle n'est eu ou élu, toi, to ekrgé et autres gens de ton royaume, et aussi de k dtt» ohé deCruyenne, ferex neutralité ) et ne fsrei, preterea ou démontreres, ni souffiirei par au^ cun de les sqjets de adone, ni en après ensuivant , à nous ou à aucuns qui tiennent notre état être faite ou démontrée aucune obédienee. Pour lesquelles choses , très cher fik, tu dois grandement considérer que nous avons cause d'avoir grand' douleur au cœuri ce ne sont mie signes d'amour de cher fik démontrées à son père; et des choses dessus dites ensuivent moult d'autres inconvénients i car ioeus qui à toi et aux autres princes de ton sang bailleat tdlas paroles envenimées, toi et les autres pourroient dure cheoir en perdition avec aux. En cek rraonunée de ta nobk maison est grandement bkssèe , et par grand pédiè en ee est faite détraclion à k divitte puissance , en voulant mettre tmne et fin à k miséricorde de Dieu.
» L'union que tu penses est droitMBeot un péché et persèvératiMi du sdiisme; car notre adversaire et ses ensuivants, pour les choses dessus dites élevés en orgueil , ne pourront point être ployés ni induits en concorde, mais seront plus obstinés, ayant espoir que prochainement & nous et notre partie sera fliite k substraction d'obédience i et par ainsi, eux qui étoient Jà tous mettes et déconfits par noi (^ pressions, seront renforcés et corroborés.
» Vraiment, très cher fils, nous, A qui Dieu a baillé la garde de son peuple, ne pouvons plus souffrir par raison telles choses, qui re> dondent en l'offense de la divine majesté, et péril des âmes, et turfoation de kdite union, et l'élection et renommée de toi et ta raégnie> mais grandement doutant de ta damnation par telles snbjectioos et mauvais enhort, te prions et enhortons en Notre-Sai^iettr, bdtr6 vrai sauveur, que ne veuilles ouir ioeUt mau-
vais, qui par aventive quiërent à trouver l^ir profit ou dommage de nous et de l'église et la perturbation de toi et des tiens. Quant est de notre procès, tu en as assez connoissance pleinement par ce que nous à toi ayons écrit. Veuille étudier et considéreren repos d'esprit, en ton sage conseil, les causes et ordonnances et la pure intention de nous ; veuille en outre révoquer, rappeler et annuler les griëves entreprises et dommages faits à nous et à l'église, en ton royaume et en tes terres, et ramener ou faire ramener par vrai jugement; à l'état d'eux et premier en après te mandons que ne veuilles nouvellement procéder à ce que tu nous a écrit , car il n'affiert pas à l'honneur de ton excellente personne.
» & ainsi est que tu veuilles <d>èir aux mandements et exhortations de ton père avec la louange humaine, tu auras moult grand mérite perdurablement devers Dieu, en inclinant à toi la faveur du stege apostolique et la nôtre. Très amé fils, garde qu'aucun ne te déçoive par vaine erreur. Si voulons que saches, et par ces présentes te faisons savoir, qu'outre les peines et sentences prononcées en droit, nous avons fait n'a guère autres constitutions, que nous à toi envoyons sur notre bulle avec ces présentes, par lesquelles toi et autres tellement délinquants et désobéissants, que Dieu ne veuille ! seront punis. Et ce nous avons fait pour toi et les autres princes préserver et retraire de si griève offense de lèse-majesté, tant qu'en nous est, pour l'amour paternel qu'avons i toi et aux autres princes, et afin qu'au dernier jour du jugement noiis ne soyons pas coupables, en dissimulant des âmes qui par ce pourroient périr. Donné au Port-de-Yenère, au diocèse de Gènes, le vingt-quatrième jom* du mois de mars et le quatorzième an de notre papalité. »