SUR LE PÉCHÉ, OU LE PRENEUR DE VIPERES
de son état; il esJ comme endormi. Mais l'homme dont nous parlons ne le sen' lit point non plus et dormait aussi. L'état de l'un et de l'autre en est-il pour cela moins épouvantable?
2° L danger de cet homme pendant son sommeil. Si cet homme, pendant son sommeil, se fût donné quelque mouvement, comme il arrive d'ordinaire; si, en se tournant, il eut pressé quelqu'un de ces animaux ; si, par un souffle, par un soupir, par une parole, il eût effarouché ces monstres, il était perdu, et de mille vies il n'en aurai f pas sauvé une. El bï ce pécheur venait à mourir subitement dans l'étal <»u il est, si quelqu'un de ces accidents dont on entend parler tous les jours lui arrivait, où en serait-il? où en sont tous ceux à qui ces accidents sont arrivés? S'ils étaient en état de péché mortel, ils sont perdus pour jamais. Cest sans doute une mort bien cruelle que de mourir dévoré par cent cinquante vipères; mais qu'est-ce que cela, après tout, en comparaison de l'enfer, où l'on est pour toujours la proie des démons, de ses péchés, de ses remords, de son désespoir, et des llammes éternelles !
3° L'effroi de cet homme a son réveil. Pécheurs, vous ne dormirez pas toujours; vous vous réveillerez à la mort et au jugement de Dieu. Et quel seraTOtre effroi de vous voir ennemi de Dieu, rebelle à Dieu, semblable au démon, un homme de péché, qui n'est bon que pour l'enfer, où i! va fitre précipité pour y faire sa demeure éternelle! Ali! n'attendez pas à vous réveiller que ce moment soit venu; ce serait trop tard pour vous. Hé\ei:!ez-vous maintenant que vous pouvez encore Ôter de votre sein les vipères prêtes à vous dévorer, que vous y recelez et y entretenez.
Vous avez vu le danger de cet homme, et vous ne pouvez nier que le vôtre ne soit encore plus grand. Considérez maintenant comment il s'en tira, afin de vous en tirer comme lui.
1° Sa prudence. Il ne perdit point courage, et imagina le seul expédient qui pouvait lui réussir, et qui lui réussit en effet. De même, en considérant l'état effroyable de voire âme, ne perdez pas Courage, ne vous livrez pas au désespoir; ne dites pas comme Gain : « Mon iniquité est trop grande pour que j'en puisse espérer le pardon. » Fussiez-vous encore mille fois plus pécheur, la miséricorde de Dieu, étant infinie, sera toujours infiniment au-dessus de vos péchés. Vous n avez pas besoin de chercher et d'imaginer le moyen de vous délivrer de vos péchés : ce moyen est tout trouvé, et la miséricorde de Dieu vous le présente tout préparé, c'est le sang
de J <•■, (Uni lequel il :
lu. un I I
quille ; i mme in •
difficile Dieu ne demande [■ Impoeul
, pend di
antres et donner le temps & touli le sortir.
i i. h : elle irtii onl too I
i S elle n'esl rien en comp i ?erti el renti I» i Mai qui
sera la joie de ce pécheur, lorsque
• anémia il sera ioTité à entrer dans la Ah ! qu'il se félicitai renoncé, de les aroi
lution. Il coupe la lêle .ï toul gner aucune. Il renonce pour louj failli
le pei 'i; e. EnÛn, il conç lil au :i l'a
mis <l<in> un g i . \
dire : mettez-le en pratique l la vue d'une couleuvre on d1
Avis pour le troisième jour de la retraite
Le premier jour de la retraite a été le jour de l'examen ; le deuxième, le jour de la contrition: âème est le jour d»
I, Le quatrième, demain, i
: et le lendemain de la première communion, ce sera \ejour t; on
pourrait aussi l'appeler le jour de l'exécution, le jour où l'on commence à pratiquer ce que l'on a promise Dieu, à tenir ses résolutions. Quand la retraite est finie, tout n'est pas fini, au'contraire : alors qu'on doit commencer une vie nouvelle. Aujourd'hui, c'est donc le jour des résolutions. Je voua M. E., à prendre chacun deux résolutions et à les écrire. L. pre-
(1) Histoires et paraboles du P. Bonavenlure Giraudeau.