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ne peut être rempli que par l'infini, et pourrait-il y avoir une portion dans l'infini?
« La par* qui me revient. » Egoïsme! ingratitude! De quoi manquais-tu dans la maison de ton père? Kl toi, pécheur, n'avais-tu 'pas assez de biens et de pures jouissances dans la maison de Dieu? Joies de la pure conscience, fêles chrétiennes, bonheur commun, partagé avec tous el augmenté de ce partage lui-mènie. Pourquoi veuxtu diviser la part de ce bonheur commun et la retirer? égoïste! ingrat!
« Peu de jours après, ayant ramassé tout ce qu'il avait. » Prends bien tout, emporte tout; on reconnaîtra bien dans ton bagage de transfuge ce qui vient delà maison de ton père : ainsi des impies. Ils ont combattu Dieu avec ses propres armes. Tu as bien combattu notre Dieu, ô Voltaire, mais qui t'avait si bien instruit? qui avait formé ton brillant esprit, orné ta mémoire, perfectionné ton style? qui? — Les serviteurs de Dieu, des religieux. Tu as donc emporté dans les camps de l'impiété les trésors et les armes du Père de famille, et vous tous, impies, plus ou moins, vous en êtes là. Congregatis omnibus.
a 11 s'en alla.... » Partir, ah! ce que c'est que partir! Il y a départ et départ : Quand un homme quitte la prison, l'exil, la terre étrangère, on peut bien augurer de son' départ.... 11 pourra rencontrer sur sa route la patrie, le toil paternel, la paix et le bonheur; mais s'il quitte la maison de son père, qu'espérer de lui, que prévoir pour lui sinon des maux? A quel âge ètes-vous parti de la maison de Dieu? — A douze ans, quinze ans, vingt an> ? Depuis quand ètes-vous dans l'exil et le voyage? Voyage malheureux! Que sont devenus les exemples de votre père, la recommandation peut-être qu'il vous fit sur son
lit de mort? Qc votre rnèr<
t 11 s'en alla loin. » Loin de Dieu, i Fuir Dieu, Lernelli la lum
souvenirs d'enfaua Quel malheur]
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morales el physiqu*
!i«-ur B'épu . il n'y a rien qui
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de soi dans les créature- nse de 1
sens, après laquelle il ne reste que des ruines ùè
« Après qu'il eut tout consumé, il y eut an - famine dans le pays. » Faim et soif de celui qui est vide de Dieu. Le plaisir n'est pas une région d'abondarx une région de stéril; it un désert où l'âme trou-
désolation. Heureuse encore l'âme tourmentée de cette faim qui la ramène à d ts et à des souvenirs sauveurs!
« Il s'attacha au service d'un habitant qui l'envoya aux champs. » Voilà comment le monde traite ses flatteurs devenus ses victimes. Ce citoyen si riche avait peut-être partagé les fêtes et les festins du prodigue, il s'était peutêtre couronné de ses roses.... Mais le malheur a changé tout cela. On ne trouve plus qu'ingratitude et dureté dans le compagnon de plaisirs.
« Pour paitre les pourceaux. > Ce sont les hommes tombés dans leurs sens, dans la dépravation de la chair, dans ses folies, ses délires, ses ignominies ; porcos, il y a des hommes dans le monde qui passent leur vie à paitre des pourceaux.
« Il eût été bien aise de se nourrir des cosses qu'ils
suit l'eni wt prodigue. 97
» mangeaient, et personne ne voulait lui en donner. » Les sens, les pourceaux sont rassasiés, nourris ; mais l'âme a faim; elle voudrait pouvoir se rassasier, elle voudrait être heureuse de la jouissance des sens; mais non, elle n'y peut parvenir. Elle demeure froide, blasée, vide, affamée.... Ses désirs grandissent d'une façon effroyable.
« Alors rentrant en lui-même. » Revenu à lui, revenu en lui; sortir de soi, rentrer en soi...., grandes et profondes expressions! M. E., le péché vous a défigurés. Vous n'êtes plus vous-mêmes. Vous, nobles, généreux, courageux, revenez à vous! Soyez vous-mêmes et non ce que le péché vous a faits! Réfléchissez sérieusement sur votre état, c'est le commencement de la conversion.
II. Retour de V enfant prodigue. — « Combien de mer- » cenaires ont du pain en abondance dans la maison de » mon père! » Qu'ils sont riches les plus pauvres des enfants de Dieu ! Qu'ils sont riches les plus petits des chrétiens! Ils ont des consolations pour les souffrances; pour les inquiétudes, les doutes cruels, ils ont les sacrements de J.-C, ils ont la sainte Eucharistie, le pain abondant qui les soutient, les nourrit, les fortifie chaque jour. Le pécheur pense à tout cela avec amertume, il revoit les douceurs de la maison paternelle, de l'innocence, de la première communion.
« EL moi? » Ego autem? Eh bien! égoïste, ingrat, où en es-lu? Tu voulais te posséder, être libre, maître de toi, disposer de toi-même; ego. Qu'as-tu fait pour toi ? Qu'as-tu fait de toi?
« Je meurs ici de faim. » Comme il sonde l'abime de sa misère et de son malheur! Comme il sonde le creux de sa faim : Quel abîme en effet! Quelle largeur! Quelle profondeur ! Quelle hauteur de hontes et de ruines! Quel précipice sans fond!
ALLOCUTIONS DE I'lti:Mli:i;i. COMMUNION. 7
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vieillard, eourage! Lève-loi, tout
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« J'irai vers Le père. » Mal lx pn
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» digne d'être appelé voire iils. Fai L'un de
la contrition sin âurnaturel]
fondée sur la] lu père, ir et
la résolution de la confession. Voici bien L'humili découragement, L'humilité profonde acconij . l'es-
pérance.
a Et se levant. * Pas de retards, pas d'hésitation, le prodigue ne 1 amène pas le troupeau, il quitte tout, il se lève, il se sauve. N'hésitons pas, ne différon- ne disons
pas: Demain, demain. Quel demain? Et pourquoi plutô demain qu'aujourd'hui? Non, non, quitter tout, se quitte: soi-même et sa vie passée, laisser le vil troupeau est.... Courir au père.... au père.... mdpmtnmJ
a) Ps. ili, 8.
sur l'enfant prodigue. 09
III. L'accueil du père. — Ad patrem, le p \re ! Monrons, s'il est possible, ce que c'est que le p<
Il attendait, ce pauvre père; il venait chaque matin au lommel de la colline, sur la roule. 11 fixait ses yeux là-bas.... >endant dos heures.... et triste, il rentrait et disait en léposant le bâton de ses vieux jours : « Rien encore ! »
Un jour, cependant, il était venu comme à son ordinaire »t regardait....
« Comme il était encore loin, » une ombre se détache ;ur l'horizon, encore imperceptible. « Voyez-vous là-bas : » est-ce un homme? A peine le peut-on connaître. Peut- » être est-ce quelque pauvre mendiant? »
Vtdit, « il a vu. » L'œil du père ! Cet œil-là ne connait )as de dislance.
a C'est lui, c'est lui, vous dis-je, c'est mon fils! » Il ac- :ourt, il n'attend plus, il n'y tient plus, rien ne l'arrête; îi la vieillesse, ni la dignité de l'offensé, ni la majesté de es cheveux blancs, ni les crimes du prodigue, ni la faiblesse le ses jambes tremblantes. Le cœur l'emporte, il s'élance,
court, il vole, « il tombe, » dit l'Ecriture, cecidit, il ombe sur le cou du pauvre enfant et le serre, l'étouffé, le ache dans son cœur.
Ah! regardez ce groupe, M. E., regardez ce vieillard ris de l'ivresse delà miséricorde et de l'amour. Regardez g pauvre entant tout à l'heure accablé, écrasé sous le
oids de son père : « Sur son cou, » super collum ejus.
€ Et il le baise. » Le baiser de la paix, le baiser de la ré-
mciliation, l'embrassimienl de Dieu el du pécheur, les
nues confondues du pécheur et du prêtre ! Qu'elles sont
Duces ces larmes mêlées ! 0 Larmes d'amour qui effacent
ut! 0 divin baiser qui régénère une âme, la change, la
^nouvelle, lui rend >;i ivlesle beauté!
« Mon père, j'ai péché. » Quand le cœur du coupable est
ir du p « i robe, i Le p fait <i i
repr sa pren i. »
Ah ! M. L.. \ i.
or d'un pi ii L'i heur 1
jeter dans ses bra ! I que
viennes, quoi que Lu fait, ah ! j< p
mais je L'aime, pai
la mort et qu'il L'aime comme Le père du prod - . fils]