POUR LA MESSE DE LA COMMUNION
passe dans le ciel. C'est Jésus qui est le maître absolu au milieu de nous et qui seul commande aujourd'hui.
C'est Jésus lui-même qui, appelant ses anges et vous montrant à eux, vous, petite et faible enfant, leur dit : Voyez-vous cette enfant, je vais faire pour elle de grandes choses. — Que ferez-vous donc, Seigneur? — Allons à elle.
Et les auges suivent Jésus et ils cherchent à lire dans le cœur de Jésus l'ineffable commentaire de cette parole : je veux faire de grandes choses pour cette enfant.
Quelles sont donc, mon Dieu, ces grandes choses?
— Je lui donnerai ma chair à manger et mon sang à boire, afin qu'elle soit une vaillante chrétienne, invincible dans les combats livrés à sa foi et à sa pureté ; afin qu'elle me soit une ouvrière de la première heure, et que, nourrie dès son enfance de ce que j'ai de plus exquis, elle soit sainte à mes yeux, parce que moi, le Seigneur son Dieu, je suis saint ; afin qu'elle soit à jamais du nombre de ceux qui ont mon nom et le nom de mon Père écrits sur leur front.
Et j'aurai avec elle un colloque ineffable, et je lui dirai: Chère enfant, je suis l'ami de la pureté, et c'est de moi que vient toute sainteté. Je cherche un cœur pur et j'en fais le lieu démon repos. Me voici déjà; ouvrez-moi, je suis debout à votre porte et je frappe. Ouvrez-moi ce cénacle de votre cœur, tout revêtu de l'or le plus pur; car un ami prépare toujours à son ami l'appartement le plus beau. Me voici, chèiv âme trop aimée. Suis-je le bienvenu? et ne me laisserez-vous pas toujours le maitre ici ? ne me fermerez-vous jamais cruellement votre porte? me permetlivz-vous, à moi, le meilleur de vos amis, de vous combler de trésors inestimables? Oh! rassurez ma tendresse alarmée.
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pelle Demandes.
111. Le jour de la première communion est le ut V avenir et Vt
II est comme L'aurore d'une jeunesse dont les • années vont s'écouler serein- lu Seig eur, à l'ombre d tnfl la j
Le prélude de mille grâces et bénédictioi - au-
jourd'hui, vous verrez les cl votre éducation sous
un autre aspect; vous direz : f Quand j'étais enfant, je parlais en enfant, je raisonnais en enfant, je s en
enfant; mais maintenant que j'ai été nourrie de la chair et du sang de Jésus, je dois me défaire des défaul - imperfections de L'enfance et n'en conserver que l'aimable candeur.
Préparation de l'avenir! Ce jour est comme la pierre fondamental^ de cet édifice que vous appelez votre nir. Vous célébrerez toute votre vie les bienfaits du Seigneur, vous oserez dire à la face du monde entier : « 0 chère Sion! quejedemei. is mouvement et sans voix,
si jamais je cesse de me souvenir de toi, si l'E inte
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n'est pas à jamais L'objet de ma tendresse filiale et de mes
respects, si ses larmes ne sont pas mes larmes, si ses joies ne sont pas mes joies. Eglise sainte, catholique, apostolique et romaine, oui, je serai avec vous dans vos tribulations; faible jeune fille, j'oserai prendre tout haut la défense de vos droits imprescriptibles, de vos ministres sacrés, de vos institutions. Je serai, fallût-il payer cet honneur de ma vie, la digne enfant d'une telle mère; je servirai sa cause, votre cause, ô mon Dieu! avec amour, avec énergie et douceur. »
Et si des combats terribles vous étaient livrés, chère enfant de Jésus ! si des doctrines désolantes se présentaient avec des arguments qui vous troublent et ébranlent la foi de votre âme, si des brèches même y étaient déjà faites, un retour pieux vers ce jour du ciel vous sauvera de l'abîme, et avec tant d'esprits distingués que le même souvenir a ramenés à ce Dieu suprême dont le cœur humain a sigrand besoin, vous bénirez à jamais le jour de votre première communion.
Préparation de l'avenir! Vous avez déjà vu souffrir et pleurer, vous n'ignorez plus qu'il est des peines sensibles dans la vie ; mais vous avez découvert aujourd'hui la source pure des seules vraies consolations. Vous y retournerez, comme le cerf altéré qui soupire vers les taux vives, et vous direz : « Je sais souffrir maintenant ♦ans plainte, sans murmure, presque avec joie. » Il faut un peu de joie : vous en connaissez maintenant l'essence, et la saveur. Vous dédaignerez les plaisirs qui, après un moment d'ivresse, ne laissent que l'épine du remords; vous avez trop bien compris qu'entre les divins plaisirs de la table sainte et ceux qu'on goûte sous les pavillons des pécheurs, il y a la distance du ciel à l'enfer.
Préparation de l'avenir! Votre espérance, enfant chré-
tienne, \ [enl d'être
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p domestique, par L'activité, ta si vous ;ivrz pour L'infortun
parents, courbés sous Le reposer sur vous de Leurs solli leur ouvrent les poi
accompli une noble lâche, et ce s» uit de vol:
première communion....