‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 68 sur 100 · DU R. P. LEFEBVRE · texte numérisé non relu

DU R. P. LEFEBVRE

de retomber dans le péché; il vous semble aujourd'hui que vous ne pouvez plus retomber, parce que vous êtes humbles et que vous avez la force de Dieu, qui s'estdonné à vous aujourd'hui ; mais il y a tant de périls, tant de pièges dans le monde, tant de scandales que peut-être, je dois le dire, M. E., peut-être même bientôt, il y en aura parmi vous qui retomberont. Eh bien! souvenez-vous du premier pardon, et venez trouver le Dieu des miséricordes, il y en aura toujours pour vous dans le sein de Dieu. Q. ii ud même vous l'offenseriez tous les jours, tous les jours il aura des miséricordes, et le plus grand des malheurs, le seul malheur sans remède serait de se laisser Ébattre, de se décourager, de se désespérer, de croire que Dieu ne vous pardonnera plus. Je vous le dis, M. E., pour que vous ne l'offensiez pas, ou si vous l'offensiez, pour que vous reveniez à lui avec amour. Ainsi, voyez, M. E., que de vérités déjà dans ce peu de paroles. Les vérités de la retraite ne changeront pas : Dieu sera toujours juste et toul-puissant, il faudra donc toujours le craindre; il sera toujours bon, il faudra donc toujours l'aimer; mais surtout rappelez-vous qu'il sera toujours miséricordieux, pour ne plus l'offenser ou revenir a lui si vous aviez le malheur d'offenser sa justice, et par là de mériter le châtiment.

111. Mémento, souvenez-vous, M. E., de ce beau jour de l'amour divin. N'est-il pas vrai que vous êtes heureux? Oui, M. E., vous voir seulement remplit l'âme de joie, et quand je rencontre un de ces enfants dans la rue, mon àme se réjouit, de loin je salue cet enfant qui porte Dieu ians son cœur, et j'envie son bonheur; et si vous saviez :e que vous pouvez, M. E., aujourd'hui parce que vous ivez le ciel en vous ! adressez une prière à votre Dieu, il ne pourra rien vous refuser; vous êtes donc heureux, la paix hi ciel est dans vos âmes, et on voit sur le front, dans le

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tout. M. B., pour i

banquet sacré. Oh !

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lui.

Je me ouTiens, M. .t de

simplicité (l.m

abandon de mon âme), j ouviens que l • J i

première communion, l'un de nous, cl (1 r ses vœux an vénérable ivafl

i ;>arés, cet enfant vint en larme homme, confesseur de la foi. et lui dit : Père, que

nous ne pourrions pas communier autres enfants accompagnaient cette d cris et de leurs 1 . et ce

dant ses mains, nous dit : Non, mes enfants, non,

mais bientôt, si vous êtes sa^es ; et cette espérance nous combla de joie, et plusieurs de ces enfants continuèrent à pleurer, parce que l'espérance augmentait leur chagrin ; ils auraient voulu communier le lendemain, tous les jours.

Eh bien ! M. E.. souvenez-vous de la grâce que vous avez reçue aujourd'hui, du bonheur dont vous avez joui, pour revenir. Ah ! Dieu le veut, Dieu le permet, je vous le dis de sa part, il vous en donne même le commandement.

Oui, le commandement, car il savait tout ce qu'il y a d'ingratitude dans les enfants des hommes, et je crois utile de vous rappeler ce précepte sacré au jour de la première communion, le voici : « Ton Créateur tu recevras au moins à Pâques humblement. » Cette loi est écrite au saint Evangile, promulguée par toute la terre et sanctionnée par

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une peine terrible, la peine de mort, pour ceux qui refusent d'obéir à celte loi, et peine de mort éternelle : « Si vous mangez de ce pain, vous aurez la vie, mais si vous ne mangez point ce pain, vous n'aurez pas la vie éternelle. * Eh bien ! M. E., souvenez-vous de cette loi sacrée dont ie vous donne le texte au jour de votre première communion ; ne l'oubliez pas : Mémento.

Allez, d'ailleurs, M. E., prendre cel i "ment sacré et

solennel, allez prêter sonnent à Dieu ; ce serment auguste d'être I idoles a sa loi, et la communion est l'article le plus imposant de la loi de Dieu.

Oui, attachez-vous à Jésus-Christ, renoncez à Satan. Vous direz que vous voulez être fidèles à Dieu toujours. Eh bien' je vous rappelle cette loi : « Ton Créateur tu recevras au moins à Pâques humblement. » Et souvenezvous maintenant que vous allez faire ce serment, la main sur les saints Evangiles, en présence de l'eau sainte du baptême qui a coulé sur vos fronts, en présence des anges de l'autel qui s'attachaient à vos pas ce matin.

Oui, M. E., lorsque vous descendiez du sanctuaire pour revenir vous agenouiller ici, les an^es baisaient la trace de vos pas, ils s'attachaient à vous et disaient : Le Dieu du ciel, qu'il est bon pour les enfants de la terre! Cette jçrâce n'a pas été accordée aux plus sublimes des séraphins et des chérubins. Adorons en tremblant notre Dieu au pied de ce trône, il se donne tout entier, sans réserve, sans partage, sans retour aux enfants des hommes; et ils baisaient la trace de vos pas, ils adoraient en silence leur grand Dieu dans votre cœur.

Souvenez-vous-en, M. C. E., souvenez-vous des douceurs de ce jour, des promesses que vous allez renouveler, et maintenant que dirai-je, M. E.? soyez fidèles à ce serment solennel qu'un de vous va prêter, mais auquel tous les

autres doh unir, p

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[ui au mil oublié ; el dans ce jour l iur.

Eb bien! qu'ils n'oublient plus déson.

dirai-je, sou\< us de votre Dieu e

grande alliance que von faite arec lu

oubliée, il n'a pas chai 'est vous qui c'esl vous qui l'avez oublié, c'est voua serments, c'est vous qui avez oublié sa I qui

avez oublié son amour.

Pour lui votre nom est écrit en caractères de l ses mains et dans son cœur, util vous app

il vous dit de vous souvenir encore et qu'il est pré: rendre son amour, à vous donner son pardon : Me ».tot souvenez-vous-en, mes frères! Souvenez-vous du jour de votre première communion, d'une parole que vous i entendue ce jour-là et qui a retenti avec douceur et force dans votre âme. Mémento, souvenez-vous surtout de la haute mission que L'Eglise vous donne aujourd'hui, vous rendre vos enfants heureux parce qu'ils sont purs; c'est un dépôt sacré que lE^lise remet entre vos mains, gardez-le fidèlement, évitez tout ce qui pourrait ternir dans ces âmes la fleur de l'innocence. Gardez-vous, mes frères, de dire une parole qui puisse mettre le doute à la place de la lumière et surtout de ce qui pourrait gâter le cœur de ces chers enfants que l'on vous rend si purs. E>tce que vous n'aimeriez pas vos enfants pour L'éterni I

DU R. V. LE] I BVRE.

Dieu a mis dans le cœur des mères une si grande puissance d'amour et il y en a qui aiment tanl dans l<is enfants celte petite enveloppe terrestre, ce corps qui dispa railra plus tard dans le sein de la terre, et vous ne les a'm 'riez p is au delà! Est-ce que nous aimerions vos enfants plus que vous ne les aimeriez vous-mêmes ? car le ciel esl témoin que nous les aimons pour l'éternité. Pour avoir parlé à vos enfants de Dieu pendant quelques jours, le ciel m'est témoin que mon âme tient à leur âme, que ce serait pour nous une douleur immense de penser seulement qu'il pourrait s'en perdre un seul, et vous, à qui ces enfants appartiennent, puisqu'ils vous ont été donnés par le ciel même, vous, qui dites que vous les aimez tant, est-ce que vous n'aimeriez i que leur corps? est-ce que vous ne les aimeriez que pour le temps de celle vie qui passe? Oh! je vous prie de vous souvenir qu'ils ont une âme et qu'elle est immortelle, qu'elle est destinée à la gloire, qu'il y a pour ces enfants un trône dans les cieux, une couronne tressée par la main des anges. Gardez ce dépôt sacré, gardez leur innocence, éloignez à jamais le scandale de leurs regards, et, pour tout dire en un mot, conduisez-les au ciel. Nous leur en avons montré le vestibule sacré, ils sont bien près du bonheur de l'éternité, mais à vous maintenant de les former, d'assurer leurs pas chancelants : Mémento, souvenez-vous de cette mission sacrée. Déposition custodi, gardez fidèlement le dépôt jjue le ciel confie à vos soins et à votre tendresse.

Souvenez-vous, M. E., de cette retraite, du pardon de Dieu, de son amour, des serments que vous prononcez devant cet autel, et que vos parents se souviennent aussi du jour de leur première communion, de leurs promess de leurs devoirs, et qu'ils sont chargés par 1» ieur

des auges de veiller sur un trésor, c'est-à-dire sur votre

âme ; qu il

i i 1 1 1 < • : i amour;

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l'être ûdèiea : pi mourir que du L'oubli*

ALLOCUTION DE L'ABBE H. PERREYVE Sut les vœux du baptême, la consécration

Le voilà donc ; M. L.. ce jour tan

promis, tanl attendu! Quand 3 rayon

jour se sont levés sur votre aine ce mat: 1 chan:.

Mon bien-aimé m parait pas encore, Trop longue nuit, dureras-tu toujours?

Et maintenant l'heure dire plutôt : t Mon

bien-ainié est venu, je possède .l.-C. dans mon âme ô jour, pourquoi L'être écoulé si vite? et vous. . nies de la première communion, pourquoi m'avoir fui de celte fuite rapide? » Ainsi t. M. E.. toutes i

de la terre, ainsi s'écoulent les plus beaux jours: et les joies sacrées elles-mêmes n'échappent pas à cette rapide de tout ce qui est mortel.

Et cependant, M. C. E., je viens vous dire ce soir, avant de nous séparer de vous, que ce jour bien-aimé ne doit

(l) Souvenirs d'instructions pour la première communion. — ChapellieZj édii., Paris.

de l'abbé u. perreyve. 259

jamais périr; je viens vous parler, au contraire, d'une sorte d'immortalité que ce jour sacré doit avoir dans vos cœurs, et vous demander un dernier acte qui devra le fixer pour jamais en vous.

I. Oui, avant de quitter ce beau jour, une grande chose vous reste à faire. Il faut rendre grâces à Dieu dans une forme vraiment solennelle, en lui offrant »oute votre vie, en lui consacrant toute la suite de votre destinée. Et ne vous étonnez pas, G. E., de ce regard q^e je vous demande de jeter en ce moment sur toute votre carrière mortelle.

Les grands jours de la vie sont comparables à de hautes montagnes qui s'élèvent, çà et là, dans une région d'ailleurs monotone, et d'u^i l'on peut apercevoir toul 'e vaste horizon, les détours des sentiers qu'on a parcourus, les sommets resplendissants des monts d'alentour. En ce moment, G. E. de Dieu, vous êtes sur l'un de ces sommets, voisins du ciel. Et nous, comme les guides du voyage dans les hauteurs de votre àme, nous vous montrons du doigt le chemin que vous avez déjà fait, les périls que vous avez évités, les sommets voisins, les grands espaces qui s'ouvrent devant vous, toute cette longue suite de jours que Dieu, nous l'espérons, vous accordera pour le servir, et nous vous demandons de mettre sous la protection de Dieu toute la suite et toute la fin du ! Ah! n'hésitez pas, G. E., à vous lier a Dieu pour toujours par cet engagement solennel. Encore une fois, le jour de la première communion est un jour qui doit engager tous les jours, parce qu'il les domine, et il faut alors que vous ayez su déposer aux pieds de Dieu les promesses dont le souvenir vous obligera jusqu'au delà du tombeau.

0 Marie, fidèle dans vos promesses, Yirgo fîdelis; ô

qui n' Initiale à laqu

a votre divin i

aine dans vol 1.

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