‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 77 sur 100 · POUR LA CONSIGNATION A MARIE · texte numérisé non relu

POUR LA CONSIGNATION A MARIE

mieux, pour vivre avec vous dans L'éternité. Vous voulez que tant qui] pestera quelque sentiment à votre cœur, il soit sensible pour Mario; que tant qu'à votre esprit il restera quelque réflexion et quelque lueur de connaissance, il conserve1 toujours empreint dans son souvenir le nom de Marie. Si bien qu'en vous donnant à elle, c'est pour ne vous en détacher jamais; c'est pour ne Laisser jamais rien sortir, ou de voire In-uche, ou de votre plume, dont elle puisse être blessée; c'est pour ne vous porter Jamais ;i rien qui démente la foi que vous lui avez jurée; c'esl pourne permettre jamais rien contre elle el ne vous relâcher jamais sur ce point, dans toute l'étendue de votre pouvoir, de l'autorité Légitime que le ciel vous aura communiquée. Ainsi fallez-vous prononcer, el ainsi, pour n'exprimer de la sorle, en allez-vous Taire le serment et le vœu. ()r, je reviens, et dite s -moi comment la Reine du ciel verra une si fidèle et si dévole compagnie, rangée sous son drapeau. N'en douiez point, ses entrailles en seront émues; son sein pour vous s'élargira, et que vous rel*usera-l-elle alors? Demandez-lui qu'elle vous reçoive; vous rejettera-t-elle? Demandez-lui que dans toutes vos actions, que dans toutes les occurrences, tous les événements el Ions les dangers de la vie elle veille sur vous; vous oubliera-t-elle et vous laissera-t-elle sans assistance? Demandez-lui qu'à la mort, à ce dernier combat, elle vous couvre de son bouclier contre tous les traits et contre toutes les attaques de L'ennemi; se relirera-t-elle et vous livreia-t-ello à vous-mêmes

nue dis-je, mes frères? Ce qu'elle a fait pour tant d'autres qui vous ont précédés, ce qu'elle se dispose à taire pour tant d'autres qui vous suivront et à qui vous vous joignez en esprit, elle le fera pour vous. Je la vois ou je crois lavoir devant le trône de son Fils, sollicitant ses

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d >nnés el qu'ils et mihi l

Les en mon nom, qui Le noms, api es le v< Ire, le pi no min ■ tuo. Ah !

da:is la vérité : voilà Le coml : tout le

fruit de ma prière : San les charmes corrupteurs du m fleurs naissantes. Qu

que toutes Les tentations ne 1 inlenl point. Que nul

de tous ceux que j'ai en ma garde m qu ! je puiss ■ ton eillir dans La : Vi

o n '& qui cr *,dit i (Ju'i/ut., m.) Nous l'espérons, el c meslle

■ Le plus certain, étant aussi propre que vous vu a vous procurer de la part de Marie une nouvelle protection. Ainsi soit-il.

DE MONSEIGNEUR PRAYSSINOUS. 300

Vous avez donc voulu, M. E., avoir pour patronne celle que nous avons coutume d'appeler si souvent la Reinedes anges, La Reine dos vierges, La Reine du ciel; vous avez désiré que la Mère du Sauveur du monde fût aussi plus particulièremenl La vôtre. Vous lui avez consacré votre enfance, vos premières années, espérant toul de celle qui unit à tant de puissance auprès de Dieutanl do bonté pour les hommes, et vous êtes en ce moment réunies pour lui payer un tribut particulier ^U' vénération, d'amour, de confiance filiale.

Heureuses les maisons où le culte de Marie est en honneur, où l'on aime à chanter ses louanges, à célébrer ses grandeurs, à rappeler ses vertus, à parer ses autels, à entrer dans Les associations consacrées à sa gloire! Rien n'est plus capable d'entretenir la paix, la douceur, la modestie, La piété, toutes ces vertus qui font l'ornement de la jeunesse ei du sexe en particulier.

Heureux les enfants qui lui consacrent les prémices de la vie, confiant en quelque sorte à sa garde le trésor de leur innocence, L'invoquant sans cosse comme leur appui, et la conjurant de couvrir leur jeunesse des ailes de sa tendresse maternelle!

Heureux moi-même de nourrir dans vos cœurs ces pieux sentiments, et de concourir, pour votre édification et pour la mienne, a rôdai de cette sol innité.

0 M. E., c'est surtout aujourd'hui qu'il faut adressera

(1) / . — Cotte allocution adaptée pour la messe de la

communion peut l'être également pour la c n à la sairie

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Mais écoutez à votr votre au ?uste patronne :

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rie, qu'elle a è Yen-'

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cou: >a vie elle n'a jau le fauti . e lé

gère; et saint Augustin a dit qu'il était de la que, lorsqu'il ssaîl de péché, il ne fût jamais ques-

tion de sa mère. v ans doute, nous ne pouvons à ce privilège : mais comprenez q voni

avec la sainte Vierge, pour comprendre combien nous devons travailler à nous approcher d'elle. Il est vrai, nous ni voyons pas. comme Marie. J.-C. des yeux du corps, nom ne recevons pas ses aimables caresses, nous n'entendons

pas sa divine voix; mais nous Le voyons des yeux de la foi dans nos tabernacles; niais nous pouvons nous entretenir avec lui, el ('•couler ses réponses au fond de nos oœurs; mais nous le p >ns en nous-mêmes par la

sainte eucharistie. Oh! combien doivent être purs ces yeux qui peuvent fixer le Sain! des saints 1 combien pure, celle tangue sur laquelle r La chair virginale de Jé-

sus ! combien pur. ce rieur où descend Celui qui est la sainteté menu' ! qui oserail en approcher avec une conscience souillée? Où êtes-vous, esprits célestes, chérubins redoutai les, qui fûtes placés à l'entrée du Paradis terrestre pour en défendre les approches? Paraissez aul ur de nos tabernacles, tenanl en main ' Bamboj anl pour

écarter les téméraires et les profanateurs. Ou plutôt, ô mon Dieu, louchez, purifiez nos cœurs, el préparez-les à vous recevoir, comme autrefois vous préparâtes le cœur de Marie!

Quelle ne fut pas son humilité ! Ce n'esl pas un homme, un prince de la terre, un prophète, c'est un envoyé du Très-Haut, c'est un ange qui vient annoncera Marie le plus grand des mystères qui va s'opérer par elle, l'élever à un degré de gloire incomparable, celle de La maternité divine. Eh bien ! au lieu d'être éblouie de L'éclal de tanl de grandeur, elle s'abaisse, s'humilie, elle se confond dans son néant, pour ne voir en elle que la dernière des servantes du Seigneur. Ecce ancilla Domini.

EL nous qui sommes si faibles, si pauvres en vertus, nous qui n'avons en partage que le péché, «pic la corruption, comment osons-nous être vains, épris de nousmêmes? El surtout comment ne pas nous abaisser devant celui qui s'esl abaissé pour nous sauver ; qui. étant Fils de Dieu, égal à Dieu, s'est anéanti, comme parle l'Apôtre, jusqu'à la morl de la croix, et s'est anéanti davantage encore dans le sacrement de nos autels, où il disparaît tout

comme i

Quelle ne fui pas enfin la charil impei lion en perfection, c

■ ■ • devail élance

amour 1 I Pran Xavier, saint Philij pou- ! quelqi

divii : leur corps allai!

ser, qui pourrai! comprend] de Mari ie m'étonne pas que

de grands docteurs de l'E <le

Meaux, aienl pensé que M était m

s par un effort d'amour : qi plus suffire leur, el

envolée dans le sein : Di haie de l'ei [ue le feu dissout, 'i

nous ii" pouvi - t l'imiter; aimons un

Dieu qui nous a huit ai: aourne

consiste pas dans quelques sentiments aais

dans les œuvres, mais dans la fidélité à sa loi, mais dans le désir de lui plaire, et qui <e moquer de Dieu que

de lui protester de son amour en paroles, si nous l'offensons en réaliti ,

(Péroraison de cette allocution, si elle est a ss aux enfants à la messe de communion :)

Que celles d'entre vous qui vont avoir le bonheur de s'approcher de la table sainte se présentent à J.-C. comme les enfants de Marie. Qu'avec elle et par elle, ces enfants promettent à J.-C. de l'aimer toujours, en détestant le mal

EXTRAITE DE LA TRIBUNE SACREE. j

el en pratiquant ses commandements. Que celles qui h airain il pas le même bonheur s'unissent d'esprit el de cœur à leurs compagnes et se préparent de Loin à la même faveur. Approchez donc 4ans les sentiments d'inviolable pureté, d'humilité sincère, d'ardente charité, vous, mes chères filles, puisque j'ai le droit de vous appeler de ce nom, et vous, chères enfants, qui en qualité d'élèves de cette maison, devez plus particulièrement intéresser mon zèle; vous recevrez legagede L'immortalité, et ce ne sera pas en vain que je vous dirai : Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam tuam in vitam œternam.

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