BONHEUB M! L'ÉTAT DI GRACE
sermon; de sorte qu'an moment où le missionnaire moulait en chaire, oe qu'on entendaH d'abord, cMtait le voisin rrappantsur son enclume des coups formidables. — Lb mission allait finir. Un des missionnaires avait dai ihambre un grand crucifix ;
un matin, le Chi che du bois qui le retient: un clou
tomi at au missionnaire. Il s'en va bravement
chez le susdit forgeron. — « Monsieur, je voudrais vous demander un service. On dit que vo - très habile, pourriesvous réparer l'accident arrivéà oe crucifix auquel je tiens? » Le front de l'ouvrier s'étail ! ut plissé a l'entrée du prêtre. Il prend néanmoins le crucifix, examine la chose et déclare que tout peut s'a] . — Je von donc mon crucifix, dit le brêtre, et il s'en va. — Ce jour-là, le marteau ne tourmenta plus
lume au momenl du sermon. Le lendemain, on crut voir le
jlise à la bombée de la nuit. Une heure après, le missionnaire, descendu de chaire, trouvait à la sacristie un homme qui l'abordait, : nue : Mon père, voici votre
crucifix, conl uoi. — Combien j'en suis heureux, mon ami l
— Ah! : «s l'avi lus doute, mais vous
bien n vu ce grand crucifix dans les
esrris mis à trembler; il m'a semblé qu'il me parlait, qui 1 me fais reproches.... Enfin, je me suis senti retourné.
Mon lis bien misérable, mais puisque le bon Dieu a
voulu mourir pour nous, j'espère qu'il me pardonnera. — On devine le reste.
is, nous aussi, si nous regardons avec foi le divin crucifix, le divin crucifié non nl... Ilodic si voeem Domini audicrilis,
nolite obdurare corda retint.
Bonheur de l'état de grâce. — Le saint mendiant Benoît Labr ri de haillons, s'assit un jour sur le bord
de la grand.' route, pour pr i ts. Il n'avait qu'un mor-
ceau in noir cl n" buvait que de l'eau troublée dans une
le ^v bois. Vienl h ce joyeuse et brillante. Ces
gardent! liant, l'abandonné d route, et
l'un d'eux, pris de commisération, laisse échapper cette parole : <c Ah! le malheureux! » — Benoit L : — « Moi,
malheur z qu'il n'y a de vraiment malheureux ici-bas
ceux qui o t Dieu et sont en état de péché mortel. »
. prière. — Un des (
prétri '■'■
oh mi de moi, m<- d<
tait difficile; sur quoi, il me donu enfant, quand • Ique dil
aidei i\ pendant quelque tempe . qui
onnait fort. .)•• faillis 1 1 bsurdité. Dieu, m( eions? A la On, il me parut qv . et il»- fait je mis © tue de plus en plue habituelle, et il i suc- liège lui Bont due en ti
genre de h i I de difficultés dans toute ma vie, cette pra-
tique a été ma force et à peu près mon oniqu
Histoire d'une absolution. — :.-
glante de 17. irrettes qui emmenèrent à
le 22 juillet, de nombreuses victimes, se trouvaient la m de Noailles, vén rable par son nom, son âge et ses vertus; sa belle-fille, la duchesse d'Ayen, et sa petite-fille, la vii Noailles, âgée de vingt-qui ls. Dans les temps qui avaient
précédé leur arrestation, elles voyaient tous rs un \
prêtre qui venait en secret s'exriter avec elles au martyre. Elles lui avaient fait promettre que, lorsqu'elles iraient à léchafaudJ il se trouverait sur leur pass - pour leur donner une dernière absolution. Le vieux prêtre devait porter ce jour-là, pour se faire' reconnaître, un habit bleu avec une carmagnole rouge.
Vint le jour fatal; à peine installées dans la charrette qui les conduisait à l'échafaud, les trois nobles victimes n'ont qu'une] pensée : reconnaître le saint prêtre dans la foule. Il est là. de son habit bleu et de sa casaque rouge. Mais telle est la multi-î tude des curieux qu'elles ne parviennnent pas à l'apercevoir. I en vain que le prêtre se place sur leur passage, cherche leursj yeux sans les rencontrer. On approche de l'échafaud, et là il nej sera plus possible d'être reconnu. A ce moment, un orage, quij grondait depuis la sortie de la prison, éclate; d'affreux éclairs! sillonnent la nue; la pluie tombe à torrents; la foule se disp - .