SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE
HOMÉLIE
1. Τί δὲ οἱ Μακκαθαῖοι ; 1. Maisque furent les Machabées? 4 γὰρ πανήγυρις παροῦσα car la fête présente τούτων, est la féte de ceux-ci, οὐ τιµωµένων μὲν non honorés à la vérité παρὰ πολλοῖς, chez beaucoup, ὅτι ἡ ἆθλησις parce que leur lutte μὴ μετὰ Χριστόν, n'eut pas lieu après le Christ, ἀξίων δὲ τιμᾶσθαι πᾶσιν, mais dignes d'être honorés de tous, ὅτι ἡ καρτερία parce que leur patience s'ezerça περὶ τῶν πατρίων" pour les coutumes paternelles ; xai οἱ µαρτυρήσαντες et ceux qui ont été-martyrs πρὸ τῶν παθῶν Χριστοῦ, avant les souffrances du Christ, τίποτε quoi enfin ἔμελλον δράσειν, devatent-ils faire (auraïent-ils fait), διωχόμενοι μετὰ Χριστὸν, étant persécutés après le Christ, καὶ μιμούμενοι et imitant
τὸν θάνατον ἐκείνον ὑπὲρ ἡμῶν; la mort de celui-là pour nous? Οἱ γὰρ τοσοῦτοι τὴν ἀρετὴν Car ceux si-grands par la vertu χωρὶς τοιούτου ὑποδείγματος, sans un tel exemple,
πῶς οὐκ ἂν ὤφθησαν comment n'auraient-ils pas été vus
Τενναιότεροι, plus généreux, ΄
κινδυνεύοντες éourant-des-dangers
μετὰ τοῦ ὑποδείγµατος avec cet exemple?
Καὶ ἅμα Et en-même-temps :
τις λόγος μυστικὸς une certaine raison mysiéricus
παὶ ἀπόῤῥητος, et ineffable (secrète) existe,
οὗτος, καὶ σφόδρα πιθανὰς qui est celle-cl, οἱ fort probable
ἐμοὶ γοῦν à moi done
παὶ πᾶσι τοῖς gAodéone- οἱ à tous ceux qui-aiment-Dieu:
6 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥΣ MAKKARAIOYS.
φιλοθέοις * μηδένα τῶν πρὸ τῆς Χριστοῦ παρουσίας τελειωθέντων δίχα τῆς εἷς Ἀριστὸν πίστεως τούτου τυχεῖν. Ὅ γὰρ λόγος ἐπαρῥησιάσθη μὲν ὕστερον xatpois ἰδίοις, ἐγνωρίσθη δὲ καὶ πρότερον τοῖς. καθαροῖς τὴν διάνοιαν, ὡς ἐκ πολλῶν ὁἥλον τῶν πρὸ ἐχείνου τετιμηµένων. | IL. Οὐκ οὖν, ὅτι πρὸ τοῦ σταυροῦ , τοιοῦτοι περιοπτέοι, αλλ’ τι κατὰ τὸν σταυρὀν, ἐπαινετέοι, καὶ τῆς ἐκ τῶν λόγων τιμῆς ἄξιοι, οὐχ ἵνα προσθήκην À δόξα λάέη (τίνα γὰρ, ὧν À πρᾶζις ζηλώσωσι τὴν ἀρετὴν οἱ ἀχούοντες, ὥσπερ χέντρῳ, TH μνήμη πρὸς τὰ ἴσα διανιστάµενοι. Οὗτοι τίνες μὲν ὄντες, χαὶ ὅθεν xn ἐξ οἵας ὁρμώμενοι τὸ ἀπαρχῆς ἀγωγῆς καὶ παιδεύσεως, εἰς Too οὕτον ἀρετῆς τε χαὶ δόζης προεληλύθασιω, ὥστε χαὶ ταῖς
ῤ ’ ο” .ϱ» La (1 ἐτησίοις ταύταις τιμᾶσθαι ποµπαις τε χαὶ πανηγυρεσι, x
toute âme pieuse: : c'est qu'aucun de ceux qui ont été consommés avant la venue du Christ n’a obtenu ce bonheur sans avoir foi en Jésus-Christ. La divine parole fut proclamée plus tard, en son temps, mais elle avait déjà été connue des cœurs purs; c’est ce que prouvent les hommages rendus à tant de prédécesseurs du Ghrist.
IT. ΙΙ ne faut donc pas dédaigner ces hommes, parce qu'iis ont souffert avant la croix, mais les Jouer de ce qu’ils ont souffert selon la croix ; ils méritent d’être honorés dans nos discours, non que leur gloire en soit augmentée (car que pouvons-nous ajouter à la grandeur de leurs actions ?) , mais afin que ceux qui ies bénissent soient grifiés, que ceux qui entendent leurs louanges devienment les imitateurs de leur vertu, et qu’excités par ce souvenir comme per æ aiguillon, ils s'efforcent de les égaler. Quels étaient done les Hs chabées ? Quelle éducation, quels principes ont soutenu cet élan qu les a élevés à un tel degré de vertu et à une telle gioire que nous les honorons dans ces solennités et dans ces fêtes anauelles, et qu
δίχα τῆς πίστεως els Χριστόν.
TE Τοιοῦτοι οὖν
où περνοπτέοι,
— viva γὰρ,
aucun de ceux quiontété consommés
avant la présence (venue) du Christ
n'avoir obtenu cela - {
sans la foi en le Christ.
Carla parole a été publiée à lavérité
plustard dansdes temps propres,
mais 3 été connue aussi auparavant
à ceux purs par la pensée,
comme il est érident
d'après de nombreux saints
honorés avant celui-là (le Christ}.
Ἡ. De tels-homrmes dène
ne sont pas devant être dédaignés,
parce qu'ils ant été martyrs avant
mais devant être loués, [la croix,
parce qu'ils ont été martyrs selon
et dignes de l'honneur [la croix,
qui résulte des discours,
non afin que la gloire d'eux.
reçoive une addition, [voir
—car quelle addition pourrait rece-
la gloire de ceux dont l'action
a ce qui est glorieux (la gloire)? —
mais afin que ceux qui les louent
soient glorifiés,
et que ceux qui Les entendent lôuer
solent-émules-de leur vertu,
étant élerés (poussés)
vers les perfections égales
par le souvenir,
comme par un aiguillon.
Quels à la vérité étant,
et d'où et de quelle éducation
et de quelle instruction
dansletemps dès-le-principe [pari),
s'élançant (prenant leur point de dé-
Îlsse sont avancés aunsi-grand point
et de vertu et de gloire;
que eteux être honorés
οἱ ρα; ces pompes.
8 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥΣ MAKKABAIOTZ.
μείζονα τῶν δρωμένων τὴν περὶ αὐτῶν δόξαν ἐναποχεῖσθαι ταῖς ἁπάντων ψυχαῖς, h περὶ αὐτῶν βίθλος1 δηλώσει τοῖς Φιλομαθέαι xal Φφιλοπόνοις, % περὶ τοῦ αὐτοχράτορα εἶναι τῶν παθῶν τὸν λογισμὸν φιλοσοφοῦσα, καὶ χύριον τῆς ἐπ᾽ ἄμφω ῥοπῆς, ἀρετήν τέφηµι καὶ καχίαν " ἄλλοις τε γὰρ οὐχ ὀλίγοις ἐχρήσατο µαρτυρίοις, καὶ δ) καὶ τοῖς τούτων ἀθλήμασιν. Ἐμοὶ δὲ τοσοῦτον εἶπεῖν έξαρχέσει.
l'admiration de tous les cœurs est supérieure encore à ce que nous voyons ? les hommes studieux l’apprendront dans le livre qui contient leur histoire et où il est parlé de l’empire de la raison sur les passions, de son libre choix entre les deux penchants contraires, j’entends eotre le vice et la vertu; car parmi les nombreux témoignages dont l'écrivain s'appuie se trouvent les combats des Machabées. Pour moi. il me suflira d’en dire quelques mots. |
III. Nous voyons d’abord Éléazar, prémices des martyrs avant le Christ, comme Étienne des martyrs après le Christ; c’est un prêtre et un vieillard, vénérable par ses cheveux blancs, également vénérable par sa sagesse ; autrefois il sacrifiait et priait pour le deuple, maintenant il s'offre lui-même au Seigneur comme une victime parfaite destinée à expier les fautes de tout le peuple, comme än heureux prélude de la lutte, à laquelle il anime les autres et par sa parole et ‘par son silence. 1] offre avec lui sept fils formés par
oùx ὀλίχοις,
1]. Ἐλεάζαρ ἐνταῦθα, ἡ ἀπαρχὴ τῶν παθόντων πρὸ Χριστοῦ, ὥσπερ Στέφανος τῶν μετὰ Χριστὸν, ἀνὴρ ἱερεὺς καὶ πρεσδύτης, πολιὸς τὴν τρίχα, πολιὸς τὴν PPOVNOLV, πρότερον μὲν χαὶ προθυόµενος τοῦ λαοῦ χαὶ προσενχόµενος, νῦν δὲ χαὶ προσάγων ἑαυτὸν τῷ θΘεῷ θῦμα τελεώτατον, χαθάρσιον παντὸς τοῦ λαοῦ, προοίµιον δεξιὸν ἀθλήσεως, παραίνεσις
et par ces fêtes annuelles, et l’opinion sur eux être déposée dans les âmes de tous [voient,
plus grande que les choses qui se le tivre écrit sur eux le montrera à ceux qui-aiment-à-apprendre et qui-aiment-à-travailler, celui qui parle-philosophiquement sur ce point, la raison être dominatrice des passions et matiresse du penchant vers les deux côtés, je dis(veux dire) et l4 vertu et le vices car il (le livre) a usé et d’autres témoignages non peu-nombreux et donc aussi des luttes de ceux-ci.
Mais avoir dit tout-autant que je vais dire .
suffira à moi.
IE. Éléazar para là, les prémices de ceux qui ontsouffert avant le Christ, comme Étienne [Christ, de ceux qui ont souffert après le homme prêtre et vielilard, blanc quant à la chevelure, blanc (vénérable) quant à la sagesse, auparavant à la vérité et sacrifiant-pour le peuple et priant pour le peuple, mais maintenant aussi faisant-approcher lui-même de Dieu
- comme victime très-parfaite,
victime expiatoire de tout le peuple, prélude droit (heureux).de la lutte, exhortation
et parlant et se taisant ; - et faisant-approcher aussi
10 ΟΜΙΛΙΑ ΕΣ ΤΟΥΣ MRKRABAIOY:.
Παῖδες ἐκεῖ γενναῖοι καὶ μεγαλόφυχοι, μητρὸς εὐγενοὺς εὐγενς βλαστήματα , φιλότιμοι τῆς ἀληθείας ἀγωνισταὶ, τῶν Ἀντιόχω χαιρῶν ὑψηλάτεροι, τοῦ Μωσέως νόµου μαθηταὶ: γνήσνοι, τῶν πατρίων ἐθῶν ἀκριθεῖς φύλακες, ἀριθμὸς τῶν rap” Ἑδραίοις ἐπαινουμένων τῷ τῆς ἑθδοματικῆς ἀναπαύσεως μυστηρίῳ Trust µενος, ἓν πνέοντες, πρὸς ἓν βλέποντες, µίαν ζωῆς ὁδὸν εἶδότες, τὸν ὑπὲρ τοῦ Θεοῦ θάνατον, οἵχ ἆττον ἀδελφοὶ. τὰς buy Ἁιτὰ σώματα, ζηλοτυποῦντες ἀλλήλους τῆς τελευτῆς, (ὦ τοῦ θχύμα- +061) προαρπάζοντες ὥσπερ θησαυροὺς τὰς βασάνους, τοῦ απιδαγωγοῦ νόµου προχινδὐνεύοντες, οὗ τὰς προσαγοµένας τῶν
ses lécons, hostie vivante, sainte; agréable à Dieu , plus éclatante et plus pure que tous les sacrifices de la loi. Car il est juste et légitime de:rapporter au père.les œuvres des enfants.
Après lui se présentent ces généreux et magnaninres enfants, nebles rejetons d’une noble mère, zélés défenseurs de la vertu, ορ grands pour le.règne. d’un . Antiochus, fidèles disciples de .la. loi de Moïse, gardiens religieux des institutions de leurs pères; lèur-nens bre est un de ceux que les Hébreux révèrent, honorant en lui le mystère du repos du septième jours animés tous du même souffle,
les yeux fixés. sur le même but, ne connaissant qu'un.chemis qui mène:à la vie, mourir peur Dies; également frères par: l'âne stper le corps’, s'enviant' l’ùn à l’autre le trépas, 0'spectacit ‘adrafrable! cherchant à se ravir les supplices comme des trésors, bravant les périls peur sauver la. lei qui règue:sur eux, ils redoustens: moins. la.
Αογίζεσθαι γὰρ τῷ πατρὶ τὰ τῶν παίδων, τῶν ἐννομωτάτων TS χαὶ διχαιοτάτων.
les sept fils,
les résultats
de l'éducation de lui-nrême, Victime vivante, sainte,
agréable à Dieu,
et plus éclatante et plus pure
que tout sacrifice de-la-loi.
Car compter (attribuer) au père
les œuvres desenfants, [times est une des choses et lès plus légiet les plus justes.
Là paraissent des enfants généreux et grands-par-l’âme, nobles rejetons d'umemère noble, champions pleins-de-zèle de la vérité, plus élevés que les temps d'Antiochus disciples sincères de la loi de Moïse, gardiens scrupuleux des coutumes paternelles, nombre de ceux {formant un des ches les Hébreux, |nombres) loués.
nombre:honoré par le mystère du repos du-septième-jour, respirant une respiration unique, regardant vers un but unique, sachant une seule route de-la vie,
. la mort pour Dieu,
non moins frères par les âmes
que par les corps,
enviant les uns aux autres
la fin (le trépas),
Ô merveille!
s'enlevant-auparavant (se disputant) les tortures
comme des trésors,
courant-des-risques-pour 1.0)
12 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥΣ ΜΑΚΚΑΒΑΙΟΥΣ.
βασάνων μᾶλλον φοθούμενοι À τὰς λειπομένας ἐπιζητοῦντες, ἓν τοῦτο φοθούµενοι µόνον, ph ἀπείπὴ χολάζων 6 τύραννος, καὶ ἀπέλθωσί τινες αὐτῶν ἀστεφάνωτοι, χαὶ διαζευχθῶσι τῶν ἆδελφῶν ἄκοντες, καὶ τὴν χαχὴν νίκην νικήσωσε, τὸ μὴ παθεῖν χινδυνεύσαντες.
IV. Μήτηρ ἐχεῖ νεανικὴ χαὶ γενναία, φιλόπαις ὁμοῦ καὶ qui θεος, χαὶ τὰ μητρῷῶα σπλάγχνα σπαρασσοµένη παρὰ τὸ εἶκὸς τῆς φύόεως. OÙ γὰρ πάσχοντας ἠἡλέει τοὺς παῖΐδας, ἀλλ᾽ ἡγωνία τὸ μὴ παθεῖν ' οὐδὲ τοὺς ἀπελθόντας ἐπόθει μᾶλλον À προστεθῆναι τοὺς ὑπολειφθέντας ηὔχετο: χαὶ τούτων ἦν αὐτῃ πλείων ὁ
τοὺς δὲ ὅπως λάθη Bed ἑφρόντιζε. Ὢ ψυχῆς ἀνδρείας ἐν
torture présente qu’ils ne désirent celle qui tarde encore; toute leur crainte est que le tyran ne se lasse, que plusieurs d’entre eux ne 5. retirent sans couronne, ne soient séparés malgré eux de leurs frères ct ne remportent une triste victoire, car ils ne sont pas encore assurés du martyre.
IV. Enfin nous voyons une mère vaillante et généreuse, aimant à
. Ja fois ses enfants et Dieu, et dont les entrailles maternelles ressen-
tent des déchirements peu ordinaires à la nature. Elle ne s’attendrit point sur les souffrances de ses enfants, mais elle tremble qu'ils w’aient pas à souffrir; elle ne regrette pas ceux qui ne sont déjà plus, mais elle souhaite que ceux qui vivent.encore leur soient réunis; elle songe plus à ceux-ci qu’à ceux qui ont déjà quitté la terre. C'est que pour les uns la lutte est encore incertaine, pour les autres le repos est assuré; elle a confié les premiers à Dieu, eile voudrait que Dieu reçût aussi les autres. O âme virile dans un corps de femme: ὁ
Xai νιχήσωσι