‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 8 sur 77 · VI. Ἀλλὰ εἴρηται μὲν ἱκανῶς · texte numérisé non relu

VI. Ἀλλὰ εἴρηται μὲν ἱκανῶς

δεῖ φεύγειν ταῦτα, ἐπιφρασσομένους τὰ DTA, ούχ ἧττον À ἐχεῖνοι

s'être approché de la contemplation de celui qui est.

Et semblablement à celui-ci, aussi dans les temps d’en bas (postéon dit le sage Daniel, [rieurs), ayant appris à Babylone la sagesse des Chaldéens, avoir touché alors aux enseignements divins.

IV. Mais il a été dit suffisamment que ces connaissances donc celles du dehors (extérieures) ne sont pas chose inutile aux âmes:

comment toutefois (elles, participation-doit-être pour vous à cela serait à dire de suite.

D'abord donc { ne faut pas appliquer votre esprit aux choses dites par les poëtes toutes d’un-bout-à-l’autre, pour que je commence par là, puisqu'ils sont des hommes de-tout-genre dans leurs récits; mais lorsqu'ils racontent à vous les actions ou les discours des hommes de-bien, il faut et les aimer et les imiter, et essayer le plus possible d’être tels ; mais iorsqu'ils vont par la représentation vers des hommes pervers, il faut fuir ces récits, vous-bouchant les oreilles, non moins que ceux-là (les poëtes) disent Uiysse avoir fui les chants des Sirènes.

Car l’accoutumance aux mauvais d’entre les discours

γων συνήθεια ὁδός τίς ἐστιν ἐπὶ τὰ πράγματα. Διὸ δὴ πάση φυλαχῇ τὴν ψυχὴν τηρβητέον, μὴ διὰ τῆς τῶν λόγων ἡδονΏς παραδεξάµενοί τι λάθωµεν τῶν χειρόνων, ὥσπερ οἳ τὰ δηλητήρια μετὰ τοῦ μέλιτος προσιέµενοι. Où τοίνυν ἐπαινεσόμεθα τοὺς ποιητὰς, οὐ λαιδορουµένους, où σχώπτοντας, οὐκ ἐρῶντας À µεθύοντας µιµουµένους, οὐχ ὅταν τραπέζη πληθούση καὶ ᾠδαῖς ἀνειμέναις τὴν εὐδαιμονίαν δρίζωνται. Πάντων δὲ ἥχιστα περὶ θεῶν τι δικλεγοµένοις προσέζοµεν, χαὶ μάλισθ’ ὅταν ὡς περὶ πολλῶν τε αὐτῶν διεξίωσι χαὶ τούτων οὐδὲ ὁμονοούντων 1. ᾿Αδελφὸς γὰρ δὴ παρ’ ἐκείνοις διαστασιάζει πρὸς ἀδελφὸν, καὶ γονεὺς πρὸς παῖδας, χαὶ τούτοις αὖθις πρὸς τοὺς τεχόντας πόλεμός

pourquoi il nous faut veiller sur notre âme avec une extrême vigilance, de peur que, séduits par l'attrait du langage, nous n’admettions sans nousen apercevoir quelque principe pervers, et ne ressemblions à ceux qui avalent du poison avec le miel. Nous°ne louecrons donc . pas les poëtes lorsqu'ils insultent, lorsqu'ils raillent, lorsqu'ils nous montrent des hommes livrés au sin ou à l’amour, lorsqu'ils font consister le bonheur dans une table chargée de mets ou dans des chants | lascifs. Nous écouterons moins encore ce qu'ils nous racontent de leurs divinités, surtout quand ils nous parlent de plusieurs dieux et de dieux en désaccord entre eux. En effet, ils nous font voir le frère en hostilité avec le frère, le père avec les enfants, et les enfants faisant à ceux qui leur ont donné le jour une guerre implacable. Pour les adulières, les amours, les commerces effrontés de leurs dieux, et

διὰ τή: ἡδονῆς TOY λόγων :

παὶ τούτων οὐδὲ ὁμονοούντων, Ἀδελφὸς γὰρ δὴ παρὰ ἐκείνοις διαστασιάζει πρὸς ἀδελφὸν, χαὶ γονεὺς πρὸς παῖδας, nai πόλεμος

éotiv αὖθις τούτοις

est une certaine route

vers les actions mauvaises.

C’est-pourquoi donc il-faut-préserver l'âme

avec toute surveillance,

de peurque [nous apercevions pas) nous n'échappionst nous-mémes (ne ayant accueilli

grâce au plaisir (charme) des paroles quelqu’une deschoses moins-bonnes, comme ceux quiintroduisent-en-eux avec le miel |

les substances-mortelles.

Nous ne louerons donc pas

les poëtes,

ni injuriant,

ni raillant,

ni imitant des gens qui aiment

ou qui sont-ivres,

ni lorsqu'ils limitent

le bonheur

à une table remplie (chargée)

et à des chants relâchés (lascifs).

Et le moins de tout (moins encore) vous appliquerons noire esprit

à eux racontant quelque chose

sur les dieux,

et surtout lorsqu'ils dissertent

sur eux

comme étant et nombreux

et ceux-ci pas même étant-d’accord.

Car le frère donc chez ceux-là est-en-dissension avec le frère,

et le père avec les enfants,

et une guerre

sans-héraut (irréconciliable)

est d'autre part à ceux-ci

contre ceux qui les ont engendrés.

Et nous laisserons

à ceux qui paraissent sur la scène

De DS 2

Φφανδὸν, καὶ ταύτας γε μάλιστα τοῦ χορυφαίου πάντων χαὶ ὑπάἐρυθριάσειε, τοῖς ἐπὶ σχηνῆς χαταλείψοµεν. Ταὐτὰ δ) ταῦτα λέγειν καὶ περὶ συγγραφέων Eye, καὶ μάλισθ) ὅταν ψυχαγωγίας ἕνεκχα τῶν ἀκουόντων λογοποιῶσι. Καὶ ῥητόρων δὲ τὴν περὶ τὸ Ψεύδεσθαι τέχνην οὗ µιμησόμεθα. Οὖτε γὰρ ἐν δικαστηρίοις, οὔτ ἐν ταῖς ἄλλαις πράξεσιν ἐπιτήδειον ἡμῖν τὸ ψεῦδος, τοῖς τὴν ὀρθὴν ὁδὸν καὶ ἀληθῃ προελοµένοις τοῦ βίου, οἷς τὸ μὴ δικάζεσθαι νόµῳ προστεταγµένον ἐστίν. ᾽Αλλ᾽ ἐχεῖνα αὐτῶν μᾶλλον ἀποδεξόμεθα, ἐν οἷς ἀρετὴν ἐπήνεσαν, À πονηρίαν διέθαλον. Ὡς γὰρ τῶν ἀνθέων τοῖς μὲν λοιποῖς ἄχρι τῆς εὐωδίας À τῆς χρόας ἐστὶν ἡ ἁπόλαυσις, ταῖς µελίτταις δ᾽ ἄρα χαὶ μέλι λαμ-

principalement de ce Jupiter qu’ils nomment le premier et le plus grand de tous, ces récits qu’on rougirait de faire même en parlant des bêtes, nous -les abandonnerons aux histrions. J’en dirai tout

” autant des historiens, surtout lorsqu'ils forgent des contes pour l’a-

musement de leurs lecteurs. Nous n’imiterons pas non plus ces orateurs si habiles dans le mensonge. Nous ne devons mentir ni devant les tribunaux ni dans aucune des circonstances de la vie, nous qui avons choisi le droit et véritable chemin, nous à qui notre loi interdit les procès. Nous recueillerons, au contraire, tout ce qu’ont dit ces auteurs, soit à la louange de la vertu, soit à la honte du vice. Tandis que le reste des animaux jouit seulement du parfum ou de l'éclat des fleurs, l'abeille sait de plus y puiser le miel; de même celui qui ne recherche pas uniquement l’agrément et le plaisir peut

µοιχείας θεῶν les adultères des dieux

καὶ ἔρωτας et leurs amours { (publics), καὶ µίξεις avapavôdy, et leurs commerces ouvertement χαὶ ταύτας YE LOT et ceux du moins surtout

Διὸς τοῦ xopuyæLoU : de Jupiter le chef

καὶ ὑπάτου πάντωνν et le plus haut de tous,

ὡς αὐτοὶ λέγουσινι comme eux-mêmes disent,

& τις ἂν ἐρνυθριάσειε choses que quelqu'un rougirait λέγων disant (de dire)

καὶ περὶ βοσχηµάτων. même sur des bêtes.

ἜὌχω δλ λέγειν ταῦτα τὰ αὐτὰ Or j'ai à dire ces choses les mêmes καὶ περὶ συγγραφέων, aussi sur les historiens,

καὶ µάλιστα ὅταν λογοποιῶσι et surtout lorsqu'ils font-des-récits ἕνεχα ψυχαγωγίας pour la séduction

τῶν ἁκονυόντων. de ceux qui les écoutent.

Καὶ δὲ où muunoôpeôa Et aussi nous n’imiterons pas

τὴν τέχνην ῥητόρων l’art des orateurs

περὶ τὸ ψεύδεσθαι. concernant le mentir,

Οὔτε γὰρ ἐν δικαστηρίοις, ο Car ni dans les tribunaux,

οὔτε ἐν ταῖς ἄλλαις πράξεσι, ni dans les autres affaires,

τὸ ψεῦδος ἐπιτήδειον ATV, le mensonge n’estconvenable à nous, τοῖς προελοµένοις qui avons préféré

τὴν ὁδὸν ὀρθὴν καὶ ἀληθή la route droite et vraie

τοῦ βίου, de la vie,

οἷς τὸ A διχάζεσθαι et à qui le ne pas avoir-de-procès ἐστὶ προστεταγµένον vou. est enjoint par la loi.

᾽Αλλὰ ἀποδεξόμεθα μᾶλλον Mais nous accueiHerons plutôt ἐχεῖνα αὐτῶν , ces passages d'eux,

ἐν οἷς ἐπῄνεσαν ἀρετὴν, . dans lesquels ils ont loué la vertu, À διέόαλον πονηρίαν. ou ont blâmé le vice.

Ὡς γὰρ Car de-même-que

À ἁπόλανσις τῶν ἀνθέων la jouissance des fleurs

ἐστὶ τοῖς μὲν λοιποῖς est aux autres animaux à la vérité ἄχρι τῆς εὐωδίας jusqu’à la bonne odeur

À τῆς χρόας, ou la couleur seulement,

ὑπάρχει δὲ ἄρα ταῖς µελίτταις mais certes il appartient aux abellles λαμθάνειν nai µέλι ἀπὸ αὐτῶν» de tirer aussi du miel d’elles ; οὕτω δη καὶ ἐνταῦθα ainsi donc aussi ici ἔστι τοῖς διώκουσι ilest possible à ceux qui poursuivent μὴ µόνον τὸ ἡδὺ non pas seulement l’agréable

26 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.

χαὶ ἐπίχαρι µάνον τῶν τοιούτων λόγων διώχουσιν ἔστι τινὰ χαὶ ὠφέλειαν ἀπ᾿ αὐτῶν εἷς τὴν ψυχὴν ἀποθέσθαι. Εατὰ. πᾶσαν δλ οὖν τῶν μελιττῶν τὴν εἰχόνα, τῶν λόγων ἡμῖν μεθεκτέον. Ἐχεῖναί τε γὰρ οὔτε ἅπασι τοῖς ἄνθεσι παραπλησίως ἐπέρχονται, οὔτε μὴν οἵς ἂν ἐπιπτῶσιν ὅλα φέρειν ἐπιχειροῦσιν, ἀλλ᾽ ὅσον αὐτῶν ἐπιτήδειαν πρὸς τὴν ἐργασίαν λαθοῦσαι, τὸ λοιπὸν χαίρειν ἀφῆκαν, ‘Mueic τε, ἣν σωφρονῶμεν, ὅσον οἴχεῖον ἡμῖν καὶ συγγενὲς τῇ ἀληθείᾳ παρὶ αὐτῶν χομισάμνοι ;. ὑπερθησόµεθα τὸ λειπόμενον. Καὶ χαθάπερ τῆς ῥοδωνιᾶς τοῦ ἄνθους δρέψαµενοι τὰς. ἀχάνθας ἐχκλίναμον, οὕτω χαὶ ἐπὶ τῶν. ταιοάτων. λόγων ὅσον χρήσιµον χαρπωσάµενοι, τὸ βλαθερὸν φυλαξόμεθα. Εὐθὺς οὖν ἐξ ἀρχῆς, ἐπισκοκεῖν ἔχαστον τῶν µαθαμκάτων, χαὶ συναρµόζειν τῷ τέλει προσῆχε, κατὰ τὴν Δωρικὴν παροιµίαν, τὸν λέθαν, rt: Tr σπάρτονι ἄγουτως ?,

trouver dans des ouvrages de ce genre des richesses utiles à l’âme. Nous devons done les aborder en imitant exactement l'abeille. Elle pe vole pas indistinctement sur toutes les flenss, elle n’essaye pas non plus d’emporter tout entières celles sur lesquelles elle se pose, mais elle y puise les sucs nécessaires à son travail. et abandonne le reste. Nous aussi ,,si.nous sommes sages, nous tirezons-de ces 119895 tout ce qui peut nous convertir, tout ce qui est conforme à la vérité, et nous passerons par-dessus le reste. Quand nous cueillons Ja fleur du rosier, nous écartons les épines; de même, nous récoiterons ce. que les écrits profanes offrent de salutaire, et nous nous garderons: de ce qu’ils ont de funeste. IF faut donc tout d’abord examiner de près chacune de nos études, la mettre en harmonie avec la fin que nous nous proposons, et, comme dit le proverbe dorien, aligner la pierre au eordeau.

καὶ énlyape TV }OYWY τοιούτων

Ἡμεῖς τε, Av σωφρονῶμεν, χομισάμενοι παρὰ αὐτῶν ὅσον οἰχεῖον ἡμῖν ' χαὶ συγγενὲς τῇ ἀλπηθείᾳα, ὑπερόησόμεθα τὸ λειπόµενον.

καὶ σνναρµόζειν τῷ Tes, χατὰ τὴν παροιµίαν Δωριχὴν, ἄγοντας τὸν λίθον

et. le plaisant

des ouvrages tels

demettre-de-côté en la tirant d'eux aussi une certaine utilité pour l'âme.

Or donc participation-est-à-avolr pour nous

à ces ouvrages [l’imitation) selon l’image entière (tout à fait à des abeilles.

Car et celles-là

ni ne s’approchent également

de toutes les fleurs,

nt assurément ne tentent d’emporter tout-entières

celles sur lesquelles elles ont volé, mais ayant pris [fleurs) tout-ce-qui est utile d'elles (de ces pour leur travail, [côté) elles envoient se réjouir (lätssent de le reste.

Nous aussi, si nous sommes-sages, ayant retiré d’eux (de ces ouvrages) tout-ce-qui est convenable à nous et conforme à la vérité, [reste.

nous passerons-par-dessus ce qui Et comme en cueillant

avus évitons les épines

de la fleur du rosier ;

ainsi aussi ayant recueilli

dans les ouvrages tels

tout-ce-qui est utile,

nous nous garderons du nuisible.

Ἡ convient donc

aussitôt. dès ie principe

d’examiner chacune

des études,

et de l'adapter au but, conformément au proverbe dorien , ‘menant (alignant) la pierre

selon le cordeau.

LT Sr

V. Καὶ ἐπειδήπερ δι ἀρετῆς ἡμᾶς ἐπὶ τὸν βίον καθεῖναι ! δεῖ τὸν ἡμέτερον, els ταύτην δὲ πολλὰ μὲν ποιηταῖς, πολλὰ δὲ συγγραφεῦσι, πολλῷ δὲ ἔτι πλείω φιλοσόφοις ἀνδράσιν ὕμνηται, τοῖς τοιούτοις τῶν λόγων μάλιστα προσεκτέον. OÙ μικρὸν γὰρ

V. Puisque c’est la vertu qui doit nous guider vers cette vie que nous espérons, et que son éloge se rencontre souvent chez les poëtes, souvent aussi chez les historiens, mais plus souvent encore chez les philosophes, c’est à des écrits de cette sorte qu’il faut surtout nous attacher. Ce n’est pas un médiocre avantage que d’habituer à l’idée de la vertu et de familiariser avec elle les âmes des enfants: les notions que l’on recoit à cet âge sont ineffacables, parce qu’elles s’impriment profondément dans des esprits encore tendres. Croyons-nous qu’Hésiode ait eu d’autre motif que d’exciter la jeunesse à la vertu, lorsqu'il écrivait ces vers que tous répètent et dont voici le sens : La route escarpée qui mène à la vertu paraît d’abord rude et difficile à gravir, féconde

en peines et en sueurs. Aussi n'est-il pas donné à tout le monde d'y

εἷς ταύτην δὲ πολλὰ ὕμνηται ποιηταῖς μὲν, πολλὰ δὲ συγγραφεῦσι πολλῷ δὲ πλείω ἔτι ἀνδράσι φιλοσόφοις, προσεχτέον µάλιστα τοῖς τῶν λόγων τοιούτοιςο Τὸ γὰρ ὄφελος οὐ μικρὸν τινὰ οἰκειότητα | καὶ συνήθειαν τῆς ἀρετῆς ἐγγενέσθαι ταῖς ψυχαῖς τῶν νέων ' ἐπείπερ τὰ µαθήµατα τῶν τοιούτων᾽ πέφυχεν εἶναι ἀμετάστατα, ἐνσημαινόμενα els βάθος διὰ ἁπαλότητα τῶν ψνχῶν.

V. Et puisque {avancions) il faut nous descendre (que nous vers notre vie future à-l’aide-de la vertu.

et que en-vue-de celle-ci (la vertu) beaucoup de choses ont été dites-avec-éloge par les poëtes, et beaucoup par les historiens, et de beaucoup plus nombreuses encore par les hommes philosophes, il faut appliquer son esprit surtout à ceux des écrits qui sonf tels.

Car l’utilité n’est pas petite, une certaine familiarité et accoutumance de la vertu être-née-dans les âmes des jeunes-gens; puisque les connaissances-acquises de tels individus (des jeunes gens) sont-de-nature à être ineffaçables, s’imprimant en profondeur à-cause de la tendreté des âmes.

Ou quelle autre chose enfin supposerions-nous Hésiode ayant eu-en-vue avoir fait ces vers que tous chantent (répètent), sinon exhortant (voulant exhorter) les jeunes gens à la vertu?

Que la route qui porte (conduit) à la vertu et qui est escarpée, est rude d’abord et difficile-à-gravir, et remplie d’une sueur fréquente et de fatigue.

C’est-pourquoi [pas donné à tous) il n’est pas de tout homme (il n'est

πρασθῆναι αὐτῇ διὰ τὸ ὅρθιον, οὔτε προσθάντι, ῥᾳδίως ἐπὶ τὸ ἄχρον ἐλθεῖν. Ἄνω δὲ γενοµένῳ ὁρᾶν ὑπάρχει ὡς μὲν λεία τε χαὶ καλλ, ὡς δὲ ῥᾳδία τε καὶ εὔπορος , χαὶ τῆς ἑτέρας ἡδίων τῆς ἐπὶ τὴν χαχίαν ἀγούσης, ἣν ἀθρόον εἶναι λαθεῖν ἐκ τοῦ αύνεγγυς ὃ αὐτὸς οὗτος πονητὴς ἔφησεν. ᾿Βμοὶ μὲν γὰρ δοχεῖ οὐδὲν ἕτερονρ À προτρέπων ἡμᾶς ἐπ᾽ ἀρετὴν , χαὶ προχαλούµενος ἅπαντας ἀγαθοὺς εἶναι, ταῦτα διελθεῖν' χαὶ ὥστε μὴ χαταµαλακιαθέντας πρὸς τοὺς πόνους προαποστῆΏναι τοῦ τέλους. Καὶ μέντοι, χαὶ el τις ἕτερος ἐοιχότα τούτοις τὴν ἀρετὴν ὕμνησεν, ὥς εἷς ταὐτὸν ἡμῖν φέροντας τοὺς λόγους ἆποδεχώμεθα.

entrer, tant elle est raide, ni à ceux qui y entrent d'arriver aisément au sommet. Et pourtant, une fois que l'en y est parvenu, on peut voir combien elle est belle σί unie, combien elle est facile et douce, combien enfin elle est plus agréable que cette autre route qui conduit au vice et que les hommes prennent en foule, dit encore de poëte, à cause de la brièveté du trajet. Pour moi, je pense qu’Hésiode, en parlant ainsi, n’a eu d’autre dessein que de nous exhorter au bien, de nous engager tous à être honnêtes, et d'empêcher que les difficultés nous déceuragent et nous fassent renoncer au but. Que si quelque autre a fait un semblable éloge de ia vertu, accueillons encore ses récits; ils teudent à la fin que nous nous proposons.

J'ai entendu dire à un homme fort habile à interpréter la pensée des poëtes que toute la poésie d’Homère n’est qu’un éloge de la

Kai προκαλούµενος ἅπαντας εἶναι ἀγαθούς;

Kai μέντοι,

καὶ el τις ἕτερος

ni d'aborder elle

à cause de sa raideur, [abordée ni il n’est donné à «οε]αὶ l'ayant d'arriver facilement

jusqu’au sonrmet.

Mais à celui qui se tmnuve en haut il est-possible de voir

combien d'une-part elle est et anie et belle,

combien d'autre-part:etle estet facile et praticable,

et plus agréable que l’autre

celle tenduisant vers le rice, laquelle ce même poëte

a dit étre possible

de prendre en foule,

à cause de la proximité.

Ἡ paraît en effetà mai

n'avoir fait rien autre,

qu'avoir exposé ces choses tournant (pour tourner) 80

vers la vertu,

et excitant {pour nous exciter) tous à être vertueux; [tout-d’abord et de manière à ne pas nous-éloignerdu terme

ayant été énervés

en face des fatigues.

Et assurément,

si aussi quelque autre

a célébré la vertu

en des choses semblables à celles-ci,

accueillons ses discours

comme portant au même buf que nous.

Et comme moi j'#‘entendu de quelqu’un habile à approfondir la pensée d’un homme poëte, toute la poésie pour Homère est une louange de da wentu,

92 OMJAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.

καὶ πάντα αὐτῷ πρὸς τοῦτο φέρει, ὅ τι μὴ πάρεργον ΄ οὐχ ἥκιστα δὲ ἐν οἷς τὸν στρατηγὸν τῶν Κεφαλλήνων! πεποίηχε, γυμνὸν ἐκ τοῦ ναυαγίου περισωθέντα , πρῶτον μὲν αἰδεσθῆναι τὴν βασιλίδαἃ φανέντα µόνον * τοσούτου δεῖν αἰσχύνην ὀφλῆσαι γυμνὸν ὀφθέντα µόνον, ἐπειδήπερ αὐτὸν ἀρετῃ ἀντὶ ἵματίων χεκοσμηµένον ἐποίησε" ἔπειτα μέντοι χαὶ τοῖς λοιποῖς Φαίαξι τοσούτου ἄξιον νομισθῆναι, ὥστε ἀφέντας τὴν τρυφὴν À συνέζων, ἐχεῖνον ἀποθλέπειν καὶ ζηλοῦν ἅπαντας, xal μηδένα Φαιάχων ἓν τῷ τότε εἶναι ἄλλο τι ἂν εὔξασθαι μᾶλλον À Οδυσσέα γενέσθαι, καὶ ταῦτα ἐκ ναυαγίου περισωθέντα. Ἐν τούτοις γὰρ ἔλεγεν 6 τοῦ ποιητοῦ τῆς διανοίας ἑξηγητὴς μονονουχὶ βοῶντα λέγειν τὸν “Ounpov ὅτι © * ᾿Αρετῆς ὑμῖν

vertu, et que tout, sauf ce qui est de pur ornement, y concourt à cet objet : il citait surtout le passage où le poëte représente le chef des Céphalléniens sauvé du naufrage, paraissant seul et nu aux yeux de la princesse et lui inspirant le respect ; la vue de cet homme nu et seul ne fait point rougir, parce qu’il nous le montre paré de sa vertu comme d'un manteau : bientôt même tous les Phéaciens se font de lui une si haute idée, que, renonçant à la mollesse de leur vie, ils l’admirent, ils l’imitent tous, et dès lors aucun d’eux ne désire rien si ardemment que d’être Ulysse , et Ulysse sauvé du naufrage. Dans de pareils récits, disait l’interprète de la pensée du poëte, Homère semble nous crier : Mortels, cultivez cette vertu qui accom-

pagne le naufragé se sauvant à la nage, et qui, lorsqu’il est nu sur la

et toutes choses pour lui |louange), portent vers cela (tendent à cette du moïns ce qui n’est pas accessoire ; et non le moins (et surtout) dans les vers dans lesquels il a fait la princesse avoir respecté tout-d’abord le chef des Céphaliéniens ayant été Sauvé nu du naufrage, ayant paru seul ; tant s’en falloir (tant il s’en faut) lui avoir dû (encouru) de la honte ayant été vu nu ef seul, puisqu'il a fait (représenté) lui orné de vertu au lieu de vêtements; ensuite assurément lui avoir été cru digne de tant de prix aussi par les autres Phéaciens, que Ιου», ayantabandonné la mollesse dans laquelle ils vivaient, regarder avec admiration et imiter celui-là (Ulysse), et aucun des Phéaciens dans le être alors(dans ce temps-là) avoir souhaité quelque autre chose que de devenir Ulysse, et cela (et précisément) Ulysse sauvé d’un naufrage.

Car l'interprète de la pensée du poëte disait Homère dans ces vers seulement ne criant pas (presque dire que :.Ο hommes [criant) à vous est-obligation-de-vous-soucier de la vertu, qui et se sauve-à-la-nage-avec celui ayant fait-naufrage,

34 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.

καὶ ἐπὶ τῆς χέρσου γενόµενον γυμνὸν τιμιώτερον ἀποδείξει τῶν εὐδαιμόνων Φαιάχων. Καὶ γὰρ οὕτως ἔχει. Τὰ μὲν ἄλλα τῶν κτημάτων où μᾶλλον τῶν ἐχόντων À καὶ οὗτινοσοῦν τῶν ἔπιτυχόντων ἐστὶν, ὥσπερ ἐν παιδιᾷ χύθων τῇδε κἀχεῖσε µεταθαλλόμενα μόνη δὲ χτηµάτων À ἀρετὴ ἀναφαίρετον, καὶ ζῶντι xal τελευτήσαντι παραµένουσα. Ὅθεν δὴ Σόλων! pot δοχεῖ πρὸς τοὺς εὐπόρους εἰπεῖν τό;

AN ἡμεῖς αὐτοῖς où διαμειψόμεθα Τής ἀρετῆς τὸν πλοῦτον . ἐπεὶ τὸ μὲν ἔμπεδον alei, Χρήματα δ᾽ ἀνθρώπων ἄλλοτε ἄλλος ἔχει.

"Καὶ μὴν χαὶ 6 Κεῖός που σοφιστὴς» Πρόδικος τῶν ἑαντοῦ συγγραμμάτων ἀδελφὰ τούτοις els ἀρετὴν χαὶ χαχίαν ἔφιλο-

plage, le fait paraître plus digne d’envie que les opulents Phéaciens. Et c’est bien là la vérité. Tous les autres biens n’appartiennent pas plus à ceux qui les possèdent qu’au premier venu; comme au jeu de dés, ils passent des uns aux autres : seule la vertu est une richesse que l’on ne perd point et qui demeure fidèle après la mort comme

. pendant la vie. C’est, il me semble, ce qui fait dire à Solen en par-

lant des riches : « Nous n’échangerons point æotre wertu contre leurs biens; la vertu est toujours constante, les richesses de l’homme changent sans cesse de maîtres. » C’est encorc la même idée qu’exprime Théognis lorsqu'il dit que ‘le dieu, quel que soit le dieu dopt Ἡ parle, fait pencher la balance tantôt d’un côté et tantôt de l’autre, que tantôt l’homme est riche et tantôt il ne possède rien.

Le sophiste de Céos, Prodicus, développe dans un endroit de ses écrits des principes semblables sur la vertu et sur le vice : c'est un de ceux qu’il faut écouter ave spin; car ce n’est point un phHo-

Τὰ μὲν ἄλλα τῶν χτηµάτων oùx ἔστι μᾶλλον

τῶν ἑχόντων À voi οὐτινοσόῦν τῶν ἐπιτυχόντων,

et fera-voir lui se trouvant nu surda terre ferme plus honorable que les bienheureux Phéaciens.

Eten effet cela est ainsi.

Les autres des possessions ne sont pas plus | à ceux qui les possèdent que aussi à un-quelconque de ceux qui sont survenus, étant transportées ici et là æomme dans le jeu de dés; mais seule des possessions [ver, la vertu est chose impossible-à-enleda vertu qui reste à l’homme et vivant et mort.

D'où certes Solon paraît à moi avoir dit à-l’mtention-des riches la (cette) parole : Eh bien nous nous n’échangerons pas avec eux la richesse contre la vertu; puisque l’une est stable toujours, et que tantôt un autre des hommes a les richesses.

Et les vers aussi de Théognis ‘sont semblables à ceux-ci, les vers dans lesquels il dit le dieu, quel que sott donc aussi Le dieu qu’il faire-pencher la balance [dit, pour 106 homnres d'autres-fois d’autre-façon, et tantôt les hommes être riches, et tantôt n’avoir rien.

Et assurément aussi 19 sophiste de-Céos Predious a développé-philosophiquement dans-un-endroit des écrits de lui sur la vertu et ke vie des principes frères de ceux-<ci :

auquel donc aussi lui-même

36 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.

σόφγσεν ᾧ δὴ καὶ αὐτῷ τὴν διάνοιαν προσεκτέον' ὀὺ γὰρ ἀπόθλητος 6 ἀνήρ. Ἔχει δὲ οὕτω πως 6 λόγος αὐτῷ, ὅσα ἐγὼ τοῦ ἀνδρὸς τῆς διανοίας µέμνήμαι, ἐπεὶ τά ἤε ῥήμοτα oùx ἐπίσταμαι, πλήν γε δὴ ὅτι ἁπλῶς οὕτως εἴρηχεν ἄνευ μέτρου. Ὅτι νέῳ ὄντι τῷ “Ηρακλεῖ κομιδῇ, καὶ σχεδὸν ταύτην ἄγοντι τὴν ἡλικίαν , ἣν καὶ ὑμεῖς νῦν, βουλευομένῳ ποτέραν τράπηται τῶν ὁδῶν, τὴν διὰ τῶν πόνων ἄγουσαν πρὸς ἀρετὴν, À τὴν ῥάστην, προσελθεῖν δύο γυναῖχας, ταύτας δὲ εἶναι ᾿Αρετὴν καὶ Καχίαν. εὖθὺς μὲν οὖν καὶ σιωπώσας ἐμφαίνειν ἀπὸ τοῦ σχήματος τὸ διάφορον. Ἐΐναι γὰρ τὴν μὲν ὑπὸ κομμωτικῆς! διεσχευασµένην εἷς κάλλος, χαὶ ὑπὸ τρυφῆς διαῤῥεῖν, καὶ πάντα ἐσμὸν ἡδονῆς ἐξηρτημένην ἄγειν ΄ ταῦτά τε οὖν δειχνύναι, καὶ ἔτι πλείω τούτων ὑπισχνουμένην, ἕλχειν ἐπιχειρεῖν τὸν

“Ἡραχλέα πρὸς ἕαυτὴν ΄ τὴν δ᾽ ἑτέραν χατεσχληχέναι, xal

sophe méprisable. Voici à peu près son récit, du moins autant que je puis m’en rappeler le sens; je n’en ai point retenu les termes, je sais seulement qu’il s’exprime simplement comme nous faisons, et non pas en vers. Il raconte qu’Hercule, fort jeune encore, à peu près à l'âge où vous êtes, délibérait sur la voie qu’il devait prendre, et qu’il hésitait entre le chemin pénible qui mène à la vertu et cette autre roule si facile, lorsque deux femmes se présentèrent à lui; c’étaient la Vertu et la Volupté. Au premier abord, avant même qu’elles eussent parlé, leur extérieur trahissait la différence de leurs caractères. L’une relevait sa beauté par tous les artifices de la parure ; elle était languissante de mollesse, et menait à sa suite tout l’essaim des

plaisirs; elle les montrait à Hercule, lui faisait des promesses plus

il-faut-appliquer notre attention; car l’homme n’est pas à-rejeter.

Or le récit ὶ

est en-quelque-façon ainsi à lui, pour tout-ce-en-quoi Je me souviens de la pensée de l’homme, puisque je ne sais pas de mémoire les paroles du moins,

excepté du moins donc

qu'il a dit simplement ainsi

sans mètre (en prose).

Que d’Hercule

étant tout à fait jeune,

et menant (passant)

à-peu-près cet âge, [nant, que aussi vous vous passez mainte— délibérant

vers laquelle des routes

il se tournerait,

celle menant vers la vertu

par les fatigues,

ou bien la plus facile,

deux femmes s’être approchées,

et celles-ci

être la Vertu et le Vice;

elles aussitôt donc même se taisant faire-voir d’après leur extérieur leur différence.

Car l’une

être arrangée en-vue-de la beauté par l’art-de-la-toilette,

et être-languissante par la moilesse, et conduire tout l’essaim du plaisir l’ayant attaché-à-elle ;

et donc montrer ces choses,

et en promettant [les-}à, encore de plus nombreuses que cels’efforcer

d'attirer Hercule

vers elle-même;

αὐχμεῖν, χαὶ σύντονον βλέπειν, καὶ λέγειν τοιαῦτα ἕτερα : ὑπισχνεῖσθαι γὰρ οὐδὲν ἀνειμένον οὐδὲ Ἠδὺ, GA” ἱδρῶτας µνρίους καὶ πόνους καὶ κινδύνους διὰ πάσης ἠπείρου τε καὶ θαλάσσης. ΄Άθλον δὲ τούτων εἶναι, θεὸν γενέσθαι, ὥς ὅ ἐχείνου λόγος, Άπερ δὴ καὶ τελευτῶντα τὸν ᾿Ἡραχλέα ξυνέπεσθαι.

VI. Καὶ σχεδὸν ἅπαντες, ὧν δὴ xal λόγος τίς ἐστιν ἐπὶ σοφία, À μικρὸν À μεῖζον ets δύναμιν ἕκαστος ἐν τοῖς ἑαυτῶν συγγράµµασιν ἀρετῆς ἔπαινον διεζῆλθον, οἷς πειστέον «καὶ πειρατέον ἐπὶ τοῦ βίου δειχνύναι τοὺς λόγους. "Ὡς ὅ γε τὴν ἄχρι

douces encore, et s’efforçait de T'attirer vers elle : l'autre, maïgre et desséchée, au regard fixe, tenait un langage bien différent ; elle ne lui promettait ai le repas ni le plaisir, mais des sueurs continnelles, des fatigues et des dangers sans nombre sur terre et sur mer. Pour récompense , il serait un jour au nombre des dieux, car ainsi s’exprime le philosophe : et c’est elle qu’'Hercuke suivit enfin.

ΥΙ. Presque tous les écrivains qui ont quelque réputation de sagesse se sont étendus plus où moins dans leurs ouvrages, chacun selon ses forces, sur l'éloge de la vertu ; il faut les écouter, et tâcher que notre vie présente l'application de leurs principes. Car celui qui fortifie en soi par la pratique cette sagesse qui n’est qu’en paroles chez les autres, celui-là seul est sensé ; les autres s’agitent comme des ombres

vaines. C’est à peu près la même différence, selon moi, qu'entre un

Ἄθλον δὲ τούτων εἶναι γενέσθαι Bedv, ὡς ὁ λόγος ἐκείνου " ὕπερ Où καὶ τὸν Ἡραχλέα τελευτῶντα ξυνέπεσθαι. ᾿ VI. Καὶ σχεδὸν ἅπαντες ὧν δη καὶ τὶς λόγος ἐστὶν ἐπὶ σοφίφ, | διεξήλθον À μικρὸν À μεῖζον ἕχαστος εἲς δύναμιν ἐν τοῖς συγγράµµασιν ἑαυτῶν ἔπαινον ἀρετῆς, οἷς πεισπέον καὶ πειρατέον δειχνύναι ἐπὶ τόῦ βίου τοὺς λόγους, Ὡς ὅ γε βεθαιῶν ἔργῳ τὴν φιλοσοφίαν ἄχρι ῥημάτων παρὰ τοῖς ἄλλοις, οἷος πέπννυται" το) δὲ ἀΐσσουσι

Kai τὸ τοιοῦτον δακεῖ µοι εἶναι παραπλήσιον,

mais l'autre être desséchée, ᾽ et être amaigrie,

et regarder fixement,

et dire d'autres paroles telles:

elle ne promettre en effet

rien de relâché ni d’agréable, mais des sueurs infinies

et des fatigues et des dangers À travers et foute da terre-ferme et toute la mer.

£t la récompense de ces peines

être de devenir dieu,

comme est la parole de celui-là :

laquelle femme donc aussi :

Hercule finissant (enfin) suivre.

VI. Et à peu près tous ceux desquels donc aussi quelque réputation est en sagesse, ont développé ou peu ou davantage chacun selon son pouvoir dans les écrits d'eux-mêmes Téloge de !la vertu, auxquels il-faut-croire et il-faut-s’efforcer de montrer (reproduire) dans la vie leurs paroles.

Car celui du moinsqui.affermit en sot par le fait Pamour-de-la-sagesse [en paroles) qui est jusqu'aux paroles (seuloment | chez les autres, | | seul est sensé; | et les autres xolügent comme des ombres.

Et la chose telle parait à moi être semblable, comme si un peintre ayant représenté

Φου θαυμαστόν τι οἷον κάλλος ἀνθρώπου μιμησαμένου, ὃ δὲ αὐτὸς εἴη τοιοῦτος ἐπὶ τῆς ἀληθείας, olov ἐπὶ τῶν πινάχων ἐκεῖνος ἔδειξεν. ᾿ Επεὶ τό γε λαμπρῶς μὲν ἐπαινέσαι τὴν ἀρετὴν εἰς τὸ

Ἠδὺ πρὸ τῆς σωφροσήνης, χαὶ τὸ πλέον ἔχειν πρὸ τοῦ δικαίου τιμᾶν, ἑοικέναι φαίην ἂν ἔγωγε τοῖς ἐπὶ σχηνῆς ὑποχρινομένοις τὰ δράµατα ' ot ὥς βασιλεῖς χαὶ δυνάσται πολλάκις εἰσέρχονται, οὔτε βασιλεῖς ὄντες, οὔτε δυνάσται, οὐδὲ μὲν οὖν, τυχὸν, ἐλεύθεροι τὸ παράπαν. Ἐΐτα μουσιχὸς μὲν οὖκ ἂν ἑχὼν δέξαιτο ἀνάρμοστον αὐτῷ τὴν λύραν εἶναι" καὶ χοροῦ χορυφαῖος, μὴ τι µάλιστα συνᾷδοντα τὸν χορὸν ἔχειν. Αὐτὸς δέ τις ἕχαστος διαστασιάσει πρὸς ἑαυτὸν, χαὶ οὐχὶ τοῖς λόγοις ὁμολογοῦντα τὸν

dessin où le peintre représenterait un homme d’une beauté merveilleuse, et une personne qui posséderait en réalité les perfections retracées dans le tableau. Faire en public un brillant éloge de la vertu et s'étendre sur ce sujet en lengs discours, tandis qu’en particulier on préfère le plaisir à la tempérance, la cupidité à la justice, c’est, j'ose le dire, ressembler à ceux qui jouent les drames de la scène et qu’on voit souvent paraître en rois et en princes, lorsqu'ils ne sont ni rois, ni princes, ni peut-être même de condition libre. Un musicien ne consentirait pas volontiers à jouer sur une lyre qui ne seraït point d’accord, oi un coryphée à diriger un chœur où l’ensemble ne serait pas parfait : mais nous, nous serons en opposition avec nous-mêmes, notre

vie démentira nos paroles; nous dirons avec Euripide que le serment

OÙ εἰσέρχονται πολλάκις

‘quelque chose d’admirable

en-tant-que beauté d’un homme, celui-ci était lui-même tel

dans la vérité,

que celui-là (le peintre) l’a fait-voir sur ses tableaux.

Puisque du moins le louer :

la vertu en public d’une-manière-brillante,

et étendre sur elle

de longs discours,

mais en particulier

honorer (aimer) ce qui est agréable avant (plus que) la tempérance,

et le avoir davantage

avant (plus que) ce qui ést juste, moi-certes je dirais cela ressembler à ceux qui jouent les drames

sur la scène;

lesquels entrent souvent |

comme rois et hommes-puissants, n'étant ni rois

ni hommes-puissants,

ni donc, peut-être,

hommes 1lbres absolument.

De plus un musicien à la vérité n’accepterait pas

le-voulant (volontiers)

la lyre être à lui non-d’accord ;

et un chef de chœur [pas avoir n’accepterait pas volontiers de ne le chœur .

chantant ensemble (d’accord)

le plus possible.

Mais chacun sera-en-désaccord lui-même avec lui-même,

et présentera sa vie

ne répondant pas à ses paroles; mais la langue a juré,

42 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.

prononcé par nos lèvres n’était point ratifié rar notre cœur; οί nous poursuivrons plutôt l'apparence de la vertu que la vertu même. C'est cependant, s’il faut en ογοῖτο Platon, le dernier degré de l’injustice, de vouloir paraître juste quand on ne l’est pas.

VIT. Faisons donc notre profit de tous les écrits qui renferment des préceptes de vertu. Mais comme les actions vertueuses des anciens nous sont conservées par la tradition ou sont consignées dans les euvrages des poëtes et des historiens, ne négligeons pas non plus l'etilité que nous pouvons en retirer. Un homme du peuple insuhtait Périclès, qui n’y faisait aucune attention ; et pendant tout le jour fs continuërent, l’un à prodiguer sans relâche les injures, l’autre à garder son indifférence. Comme le soir était venu et que l’obscurité décidait enfin cet homme à se retirer, Périclès le reconduisit avec un flambeau, ne voulant pas qu’il arrivât malheur à son maître de philosophie. Un autre homme, dans sa colère contre Euclide de Mé-

ἡ δὲ pov ἀνώμοτος,

ei δεῖ πείθασθαί τι

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