L'oiseau de /Mpifer, périphrase pour l'aigle
LA FONTAINE
L'étourdit, l'oblige à se taire.
Enlève Jean lapin. L'escarbot, indigné, Vole au nid de l'oiseau, fracasse, en son absence, Ses œufs, ses tendres œufs, sa plus douce espérance ' :
Pas un seul ne fut épargné ^.
L'aigle étant de retour, et voyant ce ménage ', Remplit le ciel de cris; et pour comble de rage *, Ne sait sur qui venger le tort qu'elle a souffert ^. Elle gémit en vain ; sa plainte au vent se perd. Il fallut pour cet an vivre en mère affligée. L'an suivant, elle mit son nid en lieu plus haut ^ L'escarbot prend son temps, fait faire aux œufs le saut' La mort de Jean Lapin derechef est vengée '. Ce second deuil fut tel, que l'écho de ces bois '
N'en dormit de plus de six mois.
L'oiseau qui porte Ganymède '" Du monarque des dieux enfin implore l'aide, Dépose en son giron ses œufs, et croit qu'en paix Ils seront dans ce lieu; que, pour ses intérêls ", Jupiter se verra contraint de les défendre :
Hardi qui les irait là prendre '-