‹ Choix de fablesChapitre 71 sur 179 · Sauraient. Sur ce temps, voy · texte numérisé non relu

Sauraient. Sur ce temps, voy

page 2S. note 4. — Qui leur pyii~ file, verbeau subj.; le siilij. s'em|tloio après les pronoms conjonctifs qu.inJ il y a doute. (Voy. Gramm., % a96.)

Jamais un plaisir pur; toujours assauts divers*. Voilà comme je vis : cette crainte maudite M'empêche de dormir sinon les yeux ouverts 2. Corrigez-vous, dira quelque sage cervelle ^.

Eh! la peur se corrigc-t-ellc * ?

Je crois môme qu'en bonne foi '^

Les hommes ont peur comme moi.

Ainsi raisonnait notre lièvre ^,

Et cependant faisait le guet ''.

Il était douteux, inquiet^ :

Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre ®.

Le mélancolique animal '",

En rêvant à cette matière *•, Entend un léger bruit : ce lui fut un signal

Pour s'enfuir devers sa tanière '2.

Il s'en alla passer sur le bord d'un étang ", Grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes '* ; Grenouilles de rentrer en leurs grottes profondes'*.

Oh ! dit-il, j'en fais bien autant*^

1. Phxisir, aiicionno formo du verbG plaire, du latin plucere; pur, exempt do mélange. — Assaut-;^ attaques de l'adversité contre quelqu'un, au latin «ssfiZfMS, composé ûesaltuif, saut, bond.

2. Dormir, etc.; de là l'expression dormir comme un lièvre, se dit qiiandlos paupières ne sont pas closes dans le sommeil.

3. Cervelle, emi)loyé au figuré dans le sens de esprii, tête, raison; (le là les deux expressions : c'est une honne cervelle |nomme de sens), et C'OM une rervclle légère.

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