I. U chevalier Gey« éuit de la maiion de la ducheat
lADAME DE STAAL.
Mercredi .
.Nos reYPnans ne se montrent point de jour. Ils appanirent hier à dix licures du soir. Je ne pense pas qu'on les virie guère plus tôt anjourdlnii. L'un est à écrire de hauts faits*, l'autre à comuienti-r Newton*. Ils ne veulent ni joue»ui se promener : ce sont bien des non-valeurs dans unf fooiélé, où leurs doctes écrits ne sont d'aucun rap|)orl.
s - MADAME DU CHATELET.
Anet, 20 aoilt 1747.
Mme du Châtelet est d'hier à son troisième logement • elle ne pouvait plus supporter celui qu'elle avait choisi; il y avait du bruit, de la fumée sans feu (il me semble que c'est son emblème). Le bruit, ce n'est pas la nuit qu'il l'incommode, à ce qu'elle m'a dit, mais le jour, au foil de son travail : cela dérange ses idées. KUe lait actuelleinen| la revue de ses principes^ : c'est un exercice qu'elle réitère chaque année, sans quoi ils pourraient s'échapper, et peutêtre s'en aller si loin, qu'elle n'en retrouverait pas un seul. Je crois bien que sa tête est pour eux une maison de force, et non pas le lieu de leur naissance : c'est le cas de veiller loigneusement à leur garde. Elle préfère le bon air de cette occupation à tout amusement, et persiste à ne se montrer qu'à la nuit close. Voltaire a fait des vers galans* qu:
dirent un peu le mauvais effet de leur conduite inusitée.
1. Le récit de ta guerre de 1741, qui fit partie plus tard du siècle de Louis XV.
2. Ce sont les Principes mathénitliques de la philotvphie iialurelU, «raduils de Newton ptrM"* du niiitdet (1756).
5. Allusion sans doute à l'ouvrage cité dans la lettre précédente. Voyei la note i.
A. Diverses petites pièces, et une Èpilre à U** la duchesse du Uaine, sur la victoire reiripoitéc i«V juillet à Uwfeld.
Si LETTRES DU DIX-HUITIÈME SIÈCLE.