Piron avait fait un second voyage à Bruxelles
4. Premier vers de VAlnrtc de Sciidéry ; mais le texte porte dos vainiiacurs. — Binbin était ie sol)ri(|uet de l'iron dans la société du comte de Livry.
5. Latinisme; : me jncto. — Voltaire était vnnu à nruxeilcs avec M"»» du Ciiâlelel, qui y avait un procès à soutenir.
ALBXIS PIROTf. , '227i
fOus vo3iei que ce n'est pas loin de chei vous (M. le comte, point de pommes* !).
U y avait le comte de Bentem, la seconde personne des Étals de Hollande; M. Trevor, ministre d'Angleterre; If marquis Arioste, italien, de la famille du divin Arioste ; Voltaire, etc., etc. Vous voyez que les spectateurs valaient la peine du spectacle : aussi le jeu a-t-il bien valu la chandelle. Tout s'est passé le plus gaiement du monde, excepté dans le cœur altier de cet illustre ennemi. Le bon, c'est qu'il a cherché noise. Je lui faisais d'abord assez béniguement patte de velours, bien sûr que sa fatte* majesté en abuserait; ainsi a-t-il fait. lia jugé à propos, avec une charité peu chrétienne, de me plaindre d'avoir perdu le plus beau de mon imagination à l'Opéra-Comique. J'ai répondu avec un air de contrition aussi sincère que sa charité, que ce que je me reprochais le plus, dans ces écarts de ma muse naissante, c'était de m'étre moqué de lui sur ce théâtre-là; et tout de suite j'ai raconté la scène d'Arlequin sur Pégase qui le culbute aux deux premiers vers d'Artémire'.... Voltaire en est devenu butor*; je n'ai plus lâché ma proie en lui demandant toujours pardon de la liberté grande. Ensuite je me suis mis sur mes louanges, et en homme qui songeait bien à ce qu'il disait, j'ai dit que du moins tout le peu que j'avais donné au Théâtre Français avait réussi». U a bien vite excepté Callisthène : c'est où je l'attendais, ayant à lui répondre comme je l'ai fait sur le champ que c'était celle qui avait eu le succès le plus flatteur pour moi, puisq le