Cf. p. 38i, n. A
2. Le prince de Beauvau (1720- Î795), maréchal de France, membre de l'Académie française, et sa femme, née Rohan-Chabot, fière et impérieuse personne. — L'abbé :
c'c>l Barthélémy.
5. Elle était partie le !•' novembre pour Chanteloup. — Veuve du duc de Bouf fiers, elle se remaria, en 1850, au duc de Luxembourg (1702-1764). Elle était parvenue, dit le duc de Lévi<, « à s'établir ar-
bitre souveraine de« bienséances, du bon ton et de ces formes qui composent le fond de la politesse. >
i. Amélie de Boufflerc, petitefille de la maréchale deLuxembourg, épousa le duc de Lauzun, fils d& duc de Gontaut et d'une sœur de M"* de Clioisetil. — Voyez au Louvre le jielit tableau iVOUivier [kcole française), qui présente réunies dans le salon du prince de Conti plusieurs des personnes citées dans ce choix do lettres.
niéce. C'est un naturel parlait, orné de toute la culture qui lui est propre, mais sans aucune manière. Je ne voudrais pas que ma fille eût le ton de Colette pervertie, comme dit madame de Voyer, par la société; mais, d'un autre côté, je voudrais que, sans sortir de son naturel, on se prêtât aux formes que cette société a consacrées. Je ne voudrais pas qu'on fût scandaleuse pour être philosophe, i)incée pour être vertueuse, romanesque pour être sublime, grossière pour être franche, triviale pour être naturelle; et madame de Lauzun n'est rien de tout cela. Je veux surtout que l'âge, la figure, l'esprit, le maintien, le caractère soient assortis; et madame de Lauzun est un modèle de ce parfait assortiment. Je veux que, si on a un esprit plu» avancé que son âge et un caractère plus décidé, on propose cependant ses opinions avec la modestie du doule, quitte à rester intérieurement de son avis ; que si on a une âme plus forte que celle que l'on recoimait communément aux iemmes, je veux que, à quelque âge que ce soit, on ne la manifeste qu'avec la timidité et la mesure qui peuvent en faire pardonner la supériorité; et je ne veux pas, sur toute chose, que vous montriez ma lettre, parce qu'on en pourrait faire des applications auxquelles je ne pense pas et qui lue feraient des ennemis.