Le fameui utoj)iste
1743), ejciu de l'Académie en 1718 pour avoir oiïensé la mémoire de Louis XIV.
-i. Il y a bien du sens dans cette pl;ii«aiilcrie. Il est vrai que les clioses qu'où apprend sont muin« utiles par les connaissances positives qu'elles procurent que par le développement intellectuel et moral ((iii en résulte
L'ABBÊ GALIANI.
charge, et il est à son bureau, ou à l'audience, ou au corps de garde, ou à l'œil-de-bœuf, et bâille, et reste là, et gagne sa vie. S'il ne fait pas cela, il n'est bon à rien dans l'ordre social. Donc l'éducation n'est que Vélaguement des talent mz^ure/s pour donner place aux devoirs «ociaua;*. L'éducation doit amputer et élaguer les talens. Si elle ne le fait pas, vous avez le poète, l'improvisateur, le brave, le peintre, le plaisant, l'original qui amuse et meurt de faim, ne pouvant pius se placer dans aucune niche de celles qui existent dans l'ordre social. L'Anglais, la nation la moins éduquée* de l'univers, est par conséquent la plus grande, la plus embarrassante, et bientôt la plus malheureuse de toutes*.
Les règles de l'éducation sont donc bien simples et bien courtes. Il faut moins éduquer dans une république que dans une monarchie*, et sous le despotisme, il faut garder les enfans dans les sérails, pis que les esclaves et les femmes.
L'éducation publique pousse à la démocratie, l'éducation particulière mène droit au despotisme». Point de collèges à Gonstantinople, en Espagne, en Portugal. Le peu qu'il y en avait dans ces pays, était mené par des Jésuites, avec une cruauté qui les dénaturait •.
Au reste la règle est vraie en général : toutes les méthodes agréables d'apprendre aux enfans les sciences sont fausses et absurdes', car il n'est pas question d'apprendre ni la géographie, ni la géométrie, il est question de s'accoutumer