‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 360 sur 547 · Les Réflexions stir les talent · texte numérisé non relu

Les Réflexions stir les talent

militaires et sur le carnrf^rr ih Charles Xll, qui furent irm en 1751), par les soins de d

r>. Charles XII y fut n^siéji*- ... . , . é par une armée de Danois, de Saxon*, de Prussiens et de Huss.--^ : inpouvant tenir dans la pla<'t retira en Scanie

m LETTRES DU DIX-HUITIEME SIÈCLE,

forces de cet homme-là; mais l'honneur m'est plus cher qu'à lui, et, comme je vous l'ai dit, je ne me règle sur per* sonne. Nous comptons, je pense, cinq mille ans depuis h création du monde; je crois ce cnkul beaucoup inférieur À l'âge de l'univers. Le Brandebourg a subsisté tout ce temps, avant que je fusse au monde; il subsistera de même après ma mort. Les États se soutiennent par la propagation de l'espèce, et, tant que l'on travaillera avec plaisir à multiplier les êtres, la foule sera gouvernée par des ministres ou par des souverains. Cela se réduit à peu près au même; un peu plus de folie, un peu plus de sagesse, ces nuances sont si faibles, que la totalité du peuple s'en aperçoit à peine. Ne me rebattez donc point, mon cher marquis, ces vieux propos de courtisans, et ne vous imaginez pas que les préjugés de l'amour-propre et de la vanité puissent m'en imposer ou me faire le moins du monde changer de sentiment. Ce n'est point un acte de faiblesse de terminer des jours malheureux ; c'est une poHtique judicieuse, qui nous persuade que l'état le plus heureux pour nous est celui où personne ne peut nous nuire, ni troubler notre repos. Que de raisons, lorsqu'on a cinquante ans, de mépriser la vie ! La perspective qui me reste est une vieillesse infirme et douloureuse, des chagrins, des regrets, des ignominies et des outrages à souffrir. En vérité, si vous entrez bien dans ma situation, vous devez moins condamner mes projets que vous ne le faites. J'ai perdu tous me» amis, mes plus chers parens, je suis malheureux de toutes les façons dont on peut l'être; je n'ai rien à espérer, je vois mes ennemis me traiter avec dérision, et leur orgueil se prépare à me fouler aux pieds. Hélas ! marquis.

Quand on a tout perdu, quand on n'a plus d'espoir La vie est un opprobre, et la mort un devoir *.

Je n'ai rien à ajouter à cnci. J'approndrai à rotro curiO' \lé que nous passâmes l'Elbe avant-hier, que demain nom

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