Le madrigal est pcsaïU. 1 5. Dans la guerre de Sept Ans
signée pour défendre tout commerce de leurs sujets avec la Saxe. Or, nous qui avons été vos ennemis, parce qu»feu le roi de Pologne l'a voulu absolument, nous n'avons rien fait de pareil; nous n'avons pas exercé envers vous la même dureté que vos amis n'ont pas eu honte de faire. Les Saxons ont voulu appliquer contre nous la méthode dont les Autrichiens ont usé contre eux. Voilà l'origine de ce démêlé. Pour moi, qui ne peux vaincre l'ascendant que Votre Altesse royale a pris sur moi, je me laisse entraîner; je pousse la complaisance jusqu'où elle peut aller. Mais, nonobstant cette facilité, une voix secrète m'arrête et me dit : Ne trahis pas les intérêts des peuples qui te sont confiés. C'est donc sur celte voix secrète que ma grosse perruque recevra ses instructions, et qui mettra un frein à celle espèce d'abandon de moi-même qui me porterait à souscrire, Madame, à toutes vos volontés*. Mais qu'on vende ici un peu moins de basin de Saxe, ou qu'on achète à Leipzig un peu moins de nos élamines, tout cela, Madame, n'inlluera jamais dans ma façon de penser à l'égard de Votre Altesse royale. Je ne vois qu'une personne, en Saxe, à laquelle j'ai voué mon admiration; il n'y a que vous, Madame, tout le reste ne m'est rien. Ces sentimens, ce dévouement et cet attachement, je ne les perdrai qu'avec la vie, étant, ivec la plus haute considération, etc.