LEÇON DE FRANÇAIS ET JUGEMENT SUR PIERRE LE GRAND
k Frédéric, prihcb rotàl ob Prussk.
Janrier 1738.
Monseigneur, je reçois à la fois les plus agréables étrennes qu'on ait jamais reçues : deux bons gros paquets de Votre iltesse royale, l'un venant par la voie de M. Thieriot, l'autre par celle de M. Plœtz, capitaine dans votre régiment, qui m'adresse son paquet de Lunéville. C'est par ce même M. Plœtz que j'ai l'honneur de faire réponse à Votre Altesse royale, le même jour ou plutôt la même nuit; car j'ai passé une bonne partie de celte nuit à lire vos vers que ces deux paquets contieinent, et la prose très instructive sur la Russie'.
Soyez bien sûr, monseigneur, que vos vers font grand tort à cette prose, et que nous aimons mieux quatre rimes signées Fédéric*, que tout le détail de l'empire des Russes,
1. Voltiiire songoait déjà à celte (listoirc de Pierre le Gnuid, qui ne parut qu'en 1759. Fréiléric (it tloiiaer à Voltaire des renseigaenoenls
par MM. do Sulim et Vorkerodt. En outre, il lui ftl parvpnir une vie de la tsarine et du tsarévitch.