hius Arlequin Deucalion, mo
nologue donné à l'Opéra-Comique en 17â2, Arlequin montant Pégase, déclamait les deux premiers vers d'Artémire, tragédie sifflée de Voltaire, et, au second vers, était jelé à bas par sa monture. Voltaire n'aimait pas les parodies, et n'entendait pas raillerie sur sesœuvres.
i. Peu vraisemblable.
5. Les Fils ingrats (1728) ; Callisthène (1730); Gustave W'isn (1733); la Métromanie (1738).
c'était la seule dont il eût dit du bien; et cela est vrai comme je vous l'ai dit dans le temps. J'avais si fort les rieurs de mon côté, qu'il a pris le parti de s'en mettre luimême (du bout des dents comme bien jugez), me disant d'un air de protection qu'il aimait mieux m'entendre que me lire. Dites la vérité, monsieur, lui ai-je répondu, avouez que vous n'aimez ni l'un ni l'autre. On n'a pas eu de peine à toui*ner cette réponse de ses deux côtés, et c'a été le coup de grâce. De là en avant je n'ai été que de mieux en mieux. Le poème du Cheval de bronze a donné lieu à la scène la plus comique entre Binbin et ce héros. Il était au désespoir de la profanation et de je ne sais quel ridicule agréable que cela jetait sur sa Henriade.
En un mot, lisez la fable du Lion et du moucheron, et vous lirez notre histoire; et le tout sans la moindre aigreur, sans que rien de ma part ait eu le moindre air d'hostilité. Binbin toujours jusqu'au bout des ongles; mais Binbin couronné d'acclamations, au point qu'il n'est plus ici question que de ma victoire sans que je m'en mêle aucunement. Rousseau, fâché comme tout, l'a mandé à nombre de gens à Paris. « Voltaire, dit-il dans ses lettres, est venu perdre ici la seule réputation à laquelle il avait sacrifié toutes les autres : sa réputation de bel-esprit. » La vanité m'a donné des yeux pour en tant écrire; mais réflexion faite, j'ai vaincu avec si peu de péril, que j'en dois triompher sans gloire.