‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 302 sur 558 · Qui chanta ù l'Opéra de 1753à · texte numérisé non relu

Qui chanta ù l'Opéra de 1753à

ô. Choiseul était colonel général d«s Sui**t*.

LA DUCHESSE DE CHOISEUL

vous aune pour pouvoir m'occuper de vous, et comme votre pauvre grand'maman est impatientée, tiraillée, har- (l'ict^! Plaignez -la, aimez-la, et vous la consolerez de tout.

A LA MÊME

A Chanteloup, ce 17 juillet 1766.

Rien ne répond mieux à votre lettre que celle que j'écrivais à M. de Gontaut. Je vais donc tout bêlement vous la transcrire, et je vous dirai, ma chère enfant, tout comme je le lui disais, que je ne serais pas du tout étonnée qu'on me prouvât que Rousseau n'est pas un honnête homme; <t je parie bien, par parenthèse, que ma petite fille ne le serait pas plus que moi. Mais que je pourrais l'être davantage, si l'on me prouvait qu'un homme toujours subjugué j)ar sa vanité, qui s'est fait singulier pour se rendre célèbre, "pii s'est toujours refusé au doux plaisir de la reconnaisiiice, pour se soustraire à la plus légère obligation*; qui

l»rêché toutes les nations, leur criant : « Écoutez, je suis 1 oracle de la vérité; mes manières bizarres ne sont que la marque de ma simplicité, dont la candeur de mon front est le symbole : je suis le fabricateUr des vertus, l'essence de toute justice.... », et de là portant le trouble dans les >ociétés, a fini par lever l'étendard de la révolte dans son propre pays, a soufflé le feu de la discorde entre ses concitoyens*, les a armés les uns contre les autres en répandant des écrits séditieux dans le peuple*; je serais bien étonnée.

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