‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 314 sur 558 · Duclos vivait dans le coro< merce des (rrands · texte numérisé non relu

Duclos vivait dans le coro< merce des (rrands

gens de lettres ont bien du plaisir; il a raison! » Mon cher baron, je vous avoue que, dans bien des occasions, je sui<î comme l'abbé le Beuf, je n'atteins pas ce qui est trop fin, et je vois souvent louche où les autres voient clair. Mais je me sais bon gré d'une chose, c'est que je laisse là tout ce que je ne comprends pas, à moins que ce ne soit du phénicien*. Si l'on n'avait pas dit qu'il ne faut pas disputer des goûts, je crois que je l'aurais dit. Mais j'aurais ajouté qu'il ne faut pas disputer des faits, parce qu'il vaut mieux les éclaircir, ni des jugemens, parce que chacun juge comme il voit, ni de rien, parce que rien au monde ne mérite qu'on en dispute, à moins qu'on ne trouve du plaisir à disputer, et, dans ce cas, on peut disputer de tout. Mais, mon cher baron, je bâille en vous écrivant tout ceci, et je pense que vous faites autant en le lisant. Effaçons vite cette impression. La grand'maman vous fait mille complimens; Gatli*, tant que vous en voudrez. La présidente a souri tendrement à votre souvenir. M. de Castellane et M. de Thiers* sont partis ce matin, M. de Sarcofield d'hier. Nous restons avec nous, nous parlons de la petite fille et de vous. Chanteloup est toujours aimable. Adieu.

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