Phrase incorrecte et impossible ii construire
y peut avoir. Seulement, je ne détaille nullement la manière d'acquérir ces provinces, sur chacune desquelles il faudrait s'étendre au long, je ne veux uniquement que prouver la nécessité politique qu'il y a, selon les conjonctures* des pays prussiens, d'acquérir les provinces que je viens d'indiquer. Je crois qu'il faut que ce soit là le plan sur lequel tout sage et fidèle ministre de la maison doit travailler, en négligeant toujours le moindre pour parvenir au grand but. J'espère aussi que l'on pourra trouver tout ce que je viens de dire assez raisonnable; car, quand les choses seraient dans l'état que je viens de les projeter, le roi dt Prusse pourrait faire belle figure parmi les grands de la terre et jouer un des grands rôles, ne donnant ou maintenant la paix par aucun autre motif que par l'amour de la justice, et non par crainte, ou, si l'honneur de la maison et du pays exigeait la guerre, pouvant la pousser avec vigueur, n'ayant lieu de craindre aucun autre ennemi que la puissance céleste, qui ne serait pas certainement à craindre, autant que* la piété et l'amour de la justice régnent dans un pays sur l'irréligion, les factions, l'avarice et l'intérêt. Je souhaite à cette maison de Prusse qu'elle s'élève entièrement de la poussière où elle a été couchée, afin de faire fleurir la religion protestante ^ dans l'Europe et l'Empire; qu'elle soit la ressource des affligés, le support des veuves et orphelins, le soutien des pauvres, et minatrice* des injustes. Mais si elle changeait, et que l'injustice, la tiédeur de religion, la partialité et le vice prenaient le dessus sur la vertu, ce que Dieu préserve à jamais •'i je lui souhaite qu'elle s'abaisse plus vite qu'elle n'ait existé*; c'est tout dire.
Mais me voilà à la fin de ma politique générale et de ma lettre; pour ce qui regarde la particulière, je n'en connais point d'autre que d'aimer et d'être fidèle à mes amis.