La paix de Brcslau
5. Il y avait de quoi. Voyez, dans l'ouvrage de M. le duc de Broglie sur la guerre de la succession d'Autriche, les circonstances de cette paix qui était un vérilahlo acte de trahison, et des moins motivés, à l'égard de l'empereur Charles VII et des Français.
et les ignorans, en un mot les gens qui ne pensent point, repètent sans cesse après les autres. Moi, je m'embarrasse peu du jargon insensé du public, et j'en appelle à tous les docteurs de la jurisprudence et de la morale politique, si, après avoir fait humainement ce qui dépend de moi pour remplir mes engagemens*, je suis obligé de ne m'en point départir, lorsque je vois, d'un côté, un allié qui n'agit I)oint*, de l'autre, un allié qui agit mal', et que, pour surcroît, j'ai l'appréhension, au premier mauvais succès, d'être abandonné*, moyennant une paix faussée, par celui de mes alliés qui est le plus fort et le plus puissant.
Je demande si, dans un cas où je prévois la ruine de mon armée, l'épuisement de mes trésors, la perte de mes conquêtes, le dépeuplement de l'État, le malheur de mes peuples, et, en un mot, toutes les mauvaises fortunes auxquelles exposent le hasard des armes et la dupUcité des politiques; je demande si, dans un cas semblable, un souverain n'a pas raison de se garantir par une sage retraite d'un naufrage certain ou d'un péril évident.
Nous demandez-vous de la gloire? Mes troupes en ont suffisamment acquis. Nous demandez-vous des avantages? Les conquêtes en font foi. Désirez-vous que les troupes s'aguerrissent? J'en appelle au témoignage de vos ennemis, (}ui est irrévocable'^. En un mot, rien ne surpasse cette armée en valeur, en force, en patience dans le travail et dans toutes les parties qui constituent des troupes invincibles.
Si l'on trouve de la prudence à un joueur qui, après avoir gagné un sept-leva, quitte la partie 6, combien plus ne doiton pas approuver un guerrier qui sait se mettre à l'abri des
1, Mais l'avait-il fait?