‹ Choix de lettres du 18e siècle, publiées avec une introduction, des notices et des notesChapitre 48 sur 558 · Marie-Thérèse · texte numérisé non relu

Marie-Thérèse

2. Octavien de Guasco (1712- 1791) : il fut membre de l'Académie des Inscriptions et de la Société

royale de Londres. Il traduisit l'iSaprit des lois en italien et publia en 1767 des Lettres familières du Président de Montesquieu,

extraordinaire : à peine avez-vous bu de l'eau des citernes de Tournay', que Toiirnay vous envoie en députation. Jamais cela n'est arrivé à aucun clianoine.

Je vous dirai que la Sorbonne, peu contente des applaudissemens qu'elle recevait sur l'ouvrage de ses députés, en a nommé d'autres pour réexaminer l'affaire*. Je suis làdessus extrêmement tranquille. Ils ne peuvent dire que ce que le Nouvelliste Ecclésiastique' a dit; et je leur dirai ce que j*ai dit au Nouvelliste Ecclésiastique; ils ne sont pas plus forts avec ce Nouvelliste, et ce Nouvelliste n'est pas plus fort avec eux. Il faut toujours en revenir à la raison; mon livre est un livre de politique, et non pas un livre de théologie; et leurs objections sont dans leurs têtes et non pas dans mon livre.

Quant à Voltaire, il a trop d'esprit pour m'entendre; tous les livres qu'il lit, il les fait; après quoi il approuve ou critique ce qu'il a fait. Je vous remercie de la critique du père Gerdil*; elle est faite par un homme qui mériterait de m'entendre, et puis de me criticiuer. Je serais bien aise, mon cher ami, de vous revoir à Paris : vous me parleriez de toute l'Europe; moi je vous parlerais de mon village de la Brède, et de mon château, qui est à présent digne de recevoir celui qui a parcouru tous les pays :

Et maris et terrae, numeroque carentis arcnœ Mensorem '.

Madame de Montesquieu, M. le doyen de Saint-Siirin^, et moi sommes actuellement à Baron, qui est une maison entre deux mers, que vous n'avez point vue. Mon fils est a

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