JUGE DE PARAY
Ordre trausmis aa juge de Paray à Toccasion de la même constructioo.
Irijou, le SO Duvembre 1657.
J'ai été averti que l'on a depuis peu établi l'exercice de la religion prétendue réformée au lieu appelé le Champ-de-la-Justice, près de Paray, bien qu'avant l'édit de Nantes et depuis il n'y ait jamais été fait. Gonmie cet établissement regarde le Roi, et qu'il m'a fait savoii* d'en prendre connaissance et de veiller à ce qu'il ne se passe rien en cela qui soit contraire aux édits , je vous fais cette lettre exprès pour vous prier de prendre soin de m'instruire exactement de ce qui en est, comme aussi de dire à celui qui se mêle des affaires des buguenots de ce côté-là de m 'apporter ici ou m'envoyer au plus tôt des extraits de lem's privilèges, s'ils en ont quelques-uns concernant ce nouvel établissement, étant bien aise de connaître ce qui est de leurs droits devant de pa^^ser plus avant en cette affaire. Je vous prie donc d'y tenir soigneusement la main et de me croire, Monsieur, votre etc.
BRULART
BRCLART A •.OLBERT.
>r TrMSÈî^ é^ r^^!T(m la Mtre qsll tob« a fifai m'etrire tondiant !a» iitOT^ •»Cabit»«^«Kii2 qui «'<^ fait <k> la i^tBôùa prtpiradae ^»»âlmle«^ .tiipri^§ df Paray. ^ ^n oèn^ t^tn^ ai enroré ordre •mr W SiHix pour mlnfûnufr €k IViat de»dboç«&. El eonune je ^en^ d'^ççmadre qnH ?<e fait fl y a â^rjà loneten^ des asseuH hliH»s lie hoineiioCs fs on &!ii là p^wb/t ^ qne ]>xercie« de la n^Uiniia j <^t aii5«i f tafali , j'ai érrit dan^ l^ p^ys pour aroir des •^xtnutit de I«»iir« pririlèse« ti loat<e> le5 mstradjons possibles de retti» af^in^. J'ai cm . Moiifâear, qnll était à pst^os d'acquérir ces loniîfTe^ d^^^ant que de romma^^fr eiette affaire qni ne manqnera pa> de ftàrt beaBConp de famit si oo ert rontraint don renir à la démolitioii dn temple. Mai* vons pootez vous assurer que je ny perdrai aucun temps et que yy emploierai mes soins avec toute la ehaleur que je dois au serrice du Roi et à celui de Son Eminenee. Je ne manquerai pas de rendre à M. le Procureur p^n^ral qui est absent la lettre du R<m qull vous a plu m\*idivsser pour lui et de ditTcëer toute ma vie les occasions de NXMis témoiener que je suis avec e«4ïme et respect. Monsieur, N-otre etc.
BRCLART.
COLBERT A BRULART
Réponse à la précédente.
Parii, le 30 uorembre 1657.
Monsieur ,
J'ai reçu la letti*e que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire
du 21 de ce mois en réponse de celle que j'avais pris la liberté
de vous écrire sur le sujet du temple nouvellement établi proche
de Paray. Assurément , Monsi«im*, que vous rendrez un service
fort considérable au Roi d'empêcher qu'il ne soit rien innové par
les huguenots dans l'étendue de votre Parlement et de tenir la
main à ce qu'ils n'entreprennent rien au-delà de leurs privilèges.
Mais je vous supplie très humblement de ne point parler de
Monseigneur le Cardinal dans la suite de cette affaire , ni même
faire connaître à M. le Procureui* général que c'est moi qui vous
ai envoyé la lettre du Roi que vous voulez bien prendre la peine
de lui rendre , Son Eminence ne désirant point que son nom soit
mêlé aux choses qui regardent les huguenots. Faites-moi la grâce
de me croire, Monsieur, votre etc.
COLBERT
BRULART AU PRINCE DE SALM