CCCLXXVI
LE ROI A BRULART
Prise de Dole.
Monsieur Brulart,
s juiu 1674.
Vous apprendrez par la lettre que j'écris à ma Cour de Parlement de Dijon la réduction de la ville de Dole en mon obéissance, et comme je désire que votre Compagnie assiste au Tp. Deum qui sera chanté je vous fais cette lettre etc.
Au camp devant Dole, le S'' jour de juin 1674. Signé : LOUIS. Et plus bas : Phelypeaux.
CCCLXXVII
BRULART A CHATEAUNEUF
Entreprise de d'Amanzé sur les honneurs publics dans la cérémonie du Te Deum
cbaoté pour la prise de Dole.
Dijou, le 18 juin 1674.
Monsieur ,
J'ai été chargé par le Parlement de faire savoir à Sa Majesté l'entreprise que fît hier M. d'Amanzé, lieutenant de Roi en cette province, de prendre un carreau sous ses genoux, assistant avec la Compagnie au 7e Deum qui fut chanté pour la prise de Dole, quoiqu'il soit certain qu'il n en n'ait jamais eu qu'un devant lui sur les hauts sièges, de même que les présidents. La vérité est qu'il n'y a que celui qui est à la tête du Parlement qui en à un à ses genoux, et je puis vous assurer qu'il en a été usé de la sorte avec M. d'Amanzé aux deux derniers 71? Deutn où il s'est trouvé avec le Parlement; ce que je sais pour y avoir assisté. Je ne me
— ÎHi —
vou% é»é-nrft (\(i sa part que vous ayt.'zàfaire surseoir le^ alTaire^ i\nv. \t'A\i !>iippliant pput avoir par-de^'ant votrp Compasmi^. et ce. [Mandant U? t#;mp.- d«î la présent** rampaziip, d»^ la même manièrcr que *»'il avait de« lettres d'Etat. A quoi ue doutant pa« qu*» vou^ ne vou« ernfiloyiez bien volontiers, je profiterai de rette occasion fiour vouM assurer que Je suis toujours véritablement. Monsieur, votre et*-.
CHATEAUXEUF.
BRULART A CHATEAUNEUF
RépoDM ï la précédente.
Dijon , le 26 juin IA7^.
Mo:«siErR ,
\a lettre que vous m'avez fait llionneur de m*écrire le 14 de VA moi» pour l'aire^ surseoir pendant la présente campagne les atTaires que le sieur Porcherot, garde du corps du Roi, peut avoir en <•*• Parlement, m'a été rendue, et eu même temps jo Pai l'ait lir<î dans toutes les Chambres, qui ne manqueront pa? de lain* «m* (jue Sa Maje.sté désire. Mais la Compagnie m'a chargé de vous |)rier, Monsieur, de vouloir faire trouver bon à Sa Majesté qu'il soit exj^édié iï l'avenir des lettres d'Etat à ceux à qui il lui plaira d'accordrr une pan»ille surséance, afin qu'en cela il en soit usé eoinme il ««si accoutumé. Permettez-moi de me servir (le cette occasion pour vous rcnouveller que je suis toujours av<M' tout*' la chaleur et tout le respect possibles. Monsieur, votre i^tc.
BRULART
CCCLXXXI
BRULART AU GRAiND - PRIEUR DE FRANGE.
Il le remercie de U démission qu'il Teat iHen donner d'one de ses commanderies
en CaTear de son frère.
Dijou, le 24 décembre (676.
Monsieur,
Je ne puis apprendre rextrème bonté que vous avez pour le commandeur d'Arbot, mon frère, sans vous assurer du grand ressentiment que j'en ai. On me dit, Monsieur, que vous voulez lui faire la grâce de vous démettre d'une de vos commanderies pour la lui faire tomber. C'est un bienfait que ni lui, ni moi, ni toute ma famille ne pourrons jamais assez reconnaître, je vous le proteste par avance, et quoique la générosité de cette action vous soit une grande sûreté de notre commun ressentiment, je ne laisse pas d'y ajouter celle qui vient de notre alliance et de mes anciens et particuliers engagements avec vous. Monsieur, que j'ai toute ma vie estimé et respecté plusqu'bommedu monde, et qui m'engagez tout de nouveau à être, d'une manière aussi extraordinaire que l'est votre bienfait, Monsieur, votre etc.
BRULART