DE DROIT CANON, A PARIS
RépoDse à la précédente .
Dijon, k S6 fénier I67y.
Messieurs,
On est trop heureux de trouver dans toute la vie une occasion de servir des gens de votre réputation et de votre mérite, pour la laisser échapper lorsqu'elle se présente. C'est avec ces sentiments que j'ai embrassé celle qui s'est offerte pour faire une chose qui
peut apprendre à tout le monde restime qui est due à votre Faculté et à vos personnes, et qui engagera encore notre postérité à avoir la même cx)nsidération pour vous. Je me tenais, Messieurs, assez récompensé de ce service par le plaisir que j'avais eu de vous le rendre, pour ne m'attendre à rien davantage ^ mais vous le recevez avec tant d'honnêteté que je me trouve à cette heure en reste et obligé à désirer de nouveaux moyens de pouvoir vous faire connaître que je suis avec plus de chaleur et de vérité que qui que ce soit, Messieurs, votre etc.
BRULA RT
CGCXCVIII
LE ROI A BRULART
A la peine du bannissement à perpétuité hors du royaume des protestants relaps sera ajoutée celle de Tamende honorable avec U confiscation des biens.
13 mars 167P.
Monsieur Hrulart,
Envoyant à ma Cour de Parlement de Dijon la déclai'ation que j'ai aujourd'hui fait oxpédier pour ajoutor à la peine du bannissement à perpétuité hors de mon royaume, ci-devant ordonnée contre les relaps et apostats, celle de l'amende honorable avec confiscations de biens, je vous fais cette lettre pour vous dinî de tenir la main selon le pouvoir de votre charge à l'enregistrement pur et simple de ladite déclaration, et à ce qu'elle soit dorénavant gardée et observée hiviolablement, ainsi qu'il est de mon intention. Ce que me promettant de votre affection, je prierai Dieu qu'il vous ait. Monsieur Brulart, en sa sainte garde.
Ecrit à Saint-Germaiu-en-Laye , le 13* jour de mars 1670. Signé : LOUIS. Et plus bas : Phblypeaux.
JOBELOT, PREMIER PRÉSmENT DE BESANÇON,
A BRULART
EUblissement da Parlemeni de Besançon; il consulte Brolarl sur les distinctions admises en celni de Dijon entre les Présidents^ et sur d'antres points du cérémonial.
Besançon, le'iS arril iS79.
Monsieur ,
Depuis que notre province a Tavantage d'être unie à la France, j'ai recherché les moyens de me procurer le bien d'être connu de vous. La charge dont Sa Majesté m'a honoré étant à même titre que la vôtre^ le voisinage et la réputation que votre mérite vous a acquise ont augmenté mes désirs. Ce qui n'était qu'en volonté est aujourd'hui devenu une heureuse nécessité pour moi, puisque les nouveaux présidents que Sa Majesté a créés en notre Parlement m'obligent à m'informer des distinctions qu'il y doit avoir entre eux et le premier, et de quelques autres particularités qu'il impoi*te de savoir à un homme qui est nouveau aux cérémonies et à la Cour de France. J'aurais pu m'adresser à quelqu'un de voti*e Compagnie pour en demander l'éclaircissement; mais, outre que c'était perdre une occasion que j'avais souhaitée, je ne pouvais avoir de meilleures ni de plus siires instructions que les vôtres. Ce n'est pas que je ne commence mal mes premières avances, en vous donnant la peine de voir le mémoire ci-joint, et vous suppliant, comme je le fais, de le faire apostiller par votre secrétaire. Mais le récit qu'on m'a fait de votre honnêteté. Monsieur, m'a fait passer pardessus toutes les considérations qui pouvaient m'empêcher de» vous oflfrir mes services et de vous demander part en votre amitié pour avoir les moyens de mériter l'honneur d'être, Monsieur, votre etc.
JOBELOT.