‹ Choix de lettresChapitre 13 sur 494 · Sur l'exil de Voltaire à Sully, voy. Notice, p. v · texte numérisé non relu

Sur l'exil de Voltaire à Sully, voy. Notice, p. v

6. C'est bien en effet de Chaulicu que Voltaire procède dans la poésie légère, où il excelle.

onf toujours aimé leurs disciples, et ce n'est pas là une des moindres raisons qui m'engagent à être le vôtre. Je sens qu'on ne peut guère réussir dans les grands ouvrages sans un peu de conseils et beaucoup de docilité. Je me souvicr.s bien des critiques que M. le grand prieur et vous me l'ilcs dans un certain souper, chez M. l'abbé de Bussy'. Ce soupc:- Kà fit beaucoup de bien à ma tragédie-; et je crois qu'il m? suffirait pour l'aire un bon ouvrage de boire quatre ou cinq fois avec vous. Socrate donnait ses leçons au lit, et vous les donnez à table; cela fait que vos leçons sont sans doute plus gaies que les siennes.

Je vous remercie infiniment de celles que vous m'avez données sur mon épitre à il. le Régenl^; et quoique vous me conseilliez de louer, je ne laisserai pas •* de vous obéir.

Malgré le penchant de mon cœur, A vos conseils je m'abandonne.

Quoi! je vais devenir flalteurl Et c'est Chaulieu qui me l'ordonne!

Je ne puis vous en dire davantage, car cela me Je suis, avec une reconnaissance infinie, etc.

isits.

1. Second fils du célèbre Bussy- Rabutin; il était, malgré sa robe, l'un des plus libertins de la société du Temple. Il mourut évêque de Luçon en 1736.

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