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3. Docile aux observations de Voltaire, Vauvenargues avait refait

ce passage.

traits, et à ne pas comprendre tous les hommes dans le» portrait funeste que vous en faites; il y a sans doute de belles âmes, et qui pleurent leurs amis avec des larmes véritables. N'en êtes-vous pas une preuve bien frappante, et croyez-vous être assez malheureux pour être le seul qui soyez sensible? Ne parlons plus de La Fontaine : qu'importe qu'en plaisantant on ait donné le nom d'instinct au talent singulier d'un homme qui avait toujours vécu à l'aventure, qui pensait et parlait en enfant sur toutes les choses de la vie, et qui était si loin d'être philosophe*? Ce qui me charme surtout de vos réflexions, monsieur, et de tout ce que vous voulez bien me communiquer, c'est cet amour si vrai que vous témoignez pour les beaux-arts-; c'est ce goLit vif et délicat qui se manifeste dans toutes vos expressions. Venez donc à Paris; j'y profiterai avec assiduité de votre séjour. Vous serez peut-être étonné de recevoir une lettre de moi, datée de Versailles. La cour ne semblait guère faite pour moi; mais les grâces que le roi m'a faites m'y arrêtent, et j'y suis à présent plus par reconnaissance que par intérêt'. Le roi part, dit-on, les premiers jours du mois prochain, pour aller nous donner la paix, à force de victoires*. Vous avez renoncé à ce métier, qui demande un corps plus robuste que le vôtre, et un esprit peu philosophique; c'est bien assez d'y avoir consacré vos plus belles années. Employez, monsieur, le reste

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