Voy. p. 17.i, note
3. Taxe par tète, établie pour la première fois, et à titre extraordinaire, par les États généraux de 15o6; elle ne devint définitive qu'en 1701 ; elle élait fixée pour chacun suivant sa fortune et sa qualité.
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prétendre sérieusement que l'auleur du Siècle de Louis XIV n'est pas Français? Oserait-on dire cela devant les statues de Louis XIV et de Henri IV; j'ajouterai même de Louis XV, parce que je suis le seul académicien qui fis son Panêijyriqiie quand il nous donna la paix'? et lui-même a ce Panégyrique traduit en six langues.
Il se peut faire que Sa Majesté prussienne, trompée par mon ennemi et par un mouvement de colère, ait irrité le roi mon maître contre moi; mais tout cédera à sa justict et à sa grandeur d'âme. 11 sera le premier à demander au roi mon maître qu'on me laisse finir mes jours dans ma patrie; il se souviendra qu'il a été mon disciple, et que je n'emporte rien d'auprès de lui que l'iionneur de l'avoir mis en état d'écrire mieux que moi. Il se contentera de cette supériorité, et ne voudra pas se servir de celle que lui donne sa place, pour accabler un étranger qui l'a^ensgignéquelqucfois, qui l'a chéri et respecté toujours. Je ne saurais lui imputer les lettres qui courent contre moi sous son nom; il est trop grand et trop élevé pour outrager un particulier dans ses lettres; il sait trop comme un roi doit écrire, et il connaît le prix des bienséances; il est né surtout pour faire connaître celui de la bonté et de la clémence. C'était le caractère de notre bon roi Henri IV; il était prompt et colère, mais il revenait. L'humeur n'avait chez lui que des moments, et l'humanité l'inspira toute sa vie'.
Voilà, ma chère enfant, ce qu'un oncle, ou plutôt ce qu'un père malade dicte pour sa fille. Je serai un peu constlé si vous arrivez en bonne santé. Mes compliments à